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RELIGION DES INDIENS

Quoique séparés par des lignes géographiques, les hommes ne se lient pas moins entre eux indissolublement, par cette faculté instinctive qui les porte vers la contemplation d’un monde invisible, faculté qui a pour substance Famé; car quelle ait pour enveloppe une peau blanche ou noire, rouge ou cuivrée, toujours est-il quelle rompra ses liens et volera un jour vers l’Éternel. Que les uns le placent dans le soleil , les autres dans les cavernes; qu’il soit un ou plusieurs ; que les uns le voient flamboyant de haine , les autres rayonnant de miséricorde, toujours est-il pour tous qu’il existe; et 1 homme de la société, aussi bien que l’homme des bois , proclament un pouvoir qui gouverne l’univers, un Dieu enfin.

Jugeant par analogie, et rapportant tout à luimeme , 1 Indien, affecte dans sa personne par le bien et le mal qui l’entourent, croit en un bon et en un méchant esprit qui est inférieur au premier.

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Il s’inquiète moins de se rendre agréable au premier que d’apaiser celui dont il craint le courroux. En ceci, toutefois, il pourrait rencontrer des confrères dans certains prétendus apôtres de la vraie religion qui, à l’instar des inventeurs de la sainte inquisition, semblent plus familiers avec les fagots et les soufres brûlans de l’enfer, qu’avec l’intarissable bonté du Dieu de miséricorde; avec cette différence, cependant, que le pauvre Indien pourrait alléguer, au besoin, le manque de lumière que répand l’éducation , tandis que l’on doit présumer que le prétendu chrétien agit, lui, en pleine connaissance de cause.

On a long- temps pensé, et quelques personnes croient encore que l’Indien ne reconnaît qu’un seul et unique Dieu; mais cette idée provient , selon toute apparence, de l’opinion conjecturale de quelques hommes; opinion que nous ne trouvons pas suffisamment appuyée par des faits et qui suppose à la race indienne une origine juive.

Les rêves, les charmes et les enchantemens tiennent une place essentielle dans leur religion , et le nombre de leurs génies tutélaires et malfaisans se multiplie à l’infini. Ils l’assoient sur des nuages, le font régner sur les lacs , les rivières, les vallées et les montagnes.

Ils n’ont pas de liturgie ou formule prescrite de prières ; chacun , disent-ils , priant suivant son cœur, ou plutôt, ajoutons-le, suivant ses craintes. Des faits nombreux attestent qu’ils ont foi dans un

état futur de récompense ou de châtiment. Quoiqu’ils n’aient pas de rite établi, on les voit dans des saisons de disette, des jours de malheurs, et de guerre, ou pour célébrer quelque triomphe, se rassembler hommes, femmes et enfans; allumer des feux , gesticuler avec force et expression, et danser en rond autour de l’un d’eux assis au centre; ce dernier, en même temps, battant en mesure avec une baguette sur une espèce de tambour dont la peau, chez quelques tribus, était celle d’un ennemi vaincu.

LesSioux prétendent qu’il existe des corps matériels, mais invisibles, qui exercent une influence inévitable sur toutes les actions de la vie , et ils attribuent à ces corps des formes et des vêtemens conformes à leurs idées soit d’espérance, soit de crainte. Objets de terreur et jamais d’amour, ils sont craints, mais jamais adorés.

L’orage , l’éclair , le tremblement de terre sont chacun un wah-kon ou esprit. Ils n’ont aucune idée d’une Providence universelle dirigeant toutes les opérations de F esprit et du corps. Leur conduite, par rapport au bien ou au mal, n’est jamais affectée par leurs idées de religion. Rencontre-t-il sur sa route un rocher ou un autre corps dont la forme le frappe comme étant extraordinaire, l’Indien voit de suite en lui un wah-kon, lui offre une chique de tabac, et passe son chemin. S’il se croit en danger dans son canot , il jette par dessus le bord quelque objet de peu de valeur afin d’apai-

ser l’esprit courroucé. Le serpent-sonnette est un wah-kon et ne saurait être tué, sa morsure eûtelle été mortelle, parce qu’autrement, dit-il, ceux de sa race viendraient venger sa mort. Il est, au reste, un fait assez singulier, c’est qu’à l’exception de ceux des Indiens dont les notions générales se sont modifiées par leur rapport avec les blancs, et par un commencement d’éducation , on ne sache pas qu’aucune tribu ait pour coutume de tuer le serpent. Il résulte de ce concours d’ovations des temps mythologiques où ce reptile représentait la Sagesse et dont Mercure portait l’emblème, avec le culte des Indiens de nos jours, un rapprochement assez singulier. Que ce soit là ou non des titres à notre défaveur , ils remontent, du moins, moins haut que ceux qui le font participer à la première chute de l’homme.

Quelques Indiens sacrifient des animaux en les attachant par les pieds et en les jetant tout simplement dans le lac ou la rivière ; ou lorsque quelque démon est l’objet du sacrifice, ils mangent la chair de l’animal.

Il est dit que les Pawnees offraient chaque année un sacrifice humain au génie des moissons. Cette pratique n’existe pas de nos jours , et comme elle n’a été connue qu’au moyen de traditions vagues, il est douteux quelle ait jamais prévalu ; ou, s’il en a été autrement, ce n’a pu être que dans quelques cas exceptionnels, provenant de circonstances locales et fortuites.

Le sacerdoce régulier n’existait pas, car on ne peut appeler ainsi la création de quelques sorciers ou nécromanciens auxquels étaient confiées en même temps et la direction du service divin et la guérison des maladies qu’ils attribuaient, en totalité, à l’influence de quelque méchant génie qu’il s’agissait d expulser du corps du patient.

L’emploi du sorcier . n’était pas toutefois sans perd, car si un Indien était persuadé , soit par la parole d’un rival de l’empirique, soit par toute autre voie, qu’il était ensorcelé par le confrère, le possédé mettait à mort, sans componction aucune, le premier magicien.

L empirique ajoutait souvent le ventriloquisme a son savoir-faire. Sa première opération consistait à cacher dans sa bouche un os, un caillou, ou un morceau de chair. Alors il se rendait chez le malade qui! étendait tout de son long par terre; puis il le tournait, le retournait, tirait violemment ses membres les uns après les autres; il appliquait sa bouche sur quelque partie du corps, soufflait dessus, et prétendait en faire sortir l’objet qu’il avait en premier lieu placé dans sa bouche.

Les Shawnees possédaient encore récemment un prophète fameux, car c’est ainsi qu’ils les appellent, qui, dans sa double capacité de guerrier et d’homme inspiré, joua un assez grand rôle dans sa tribu. Son influence ne s’arrêta qu’à sa mort, qu’il rencontra en combattant à la tête des siens. Il la reçut de la main meme, du colonel Johnson du

Kentucky , maintenant vice-président des États- Unis.

Tecumthe, ou Celui qui voltige, était issu de la famille indienne des Panthères. Dès sa jeunesse i! s’empara de l’esprit crédule de sa nation, et par son imposture, aussi bien que par l’énergie et la force de son caractère, il acquit une renommée d’homme inspiré et de libérateur de son peuple, qui s étendit depuis le lac Supérieur jusqu’aux flondes. Ses artifices et ses prédications, toutes dirigées avec un zèle de forcené contre les Améri-

cains qu’il représentait sans cesse comme les oppresseurs de sa race, inspirèrent souvent à ses

compatriotes un courage presque héroïque, à tel point que sa mort, qui eut lieu à la bataille de Tip-

pecanoe, fut considérée aux États-Unis comme un

événement heureux.

Un second prophète de la même tribu, nommé Tetskwautawaw, ou la porte ouverte , surpassa encore Tecumthe en audace et en supercherie II possédait également , et à un degré plus éminent encore que le premier , un caractère qui partout, à cause du dévouement patriotique qu’il suppose, inspire de l’intérêt, et porte son charme après lui; ü s’était constitué le libérateur et lerégénérateurde la race rouge. Toutes ses prédications de croisades contre les Américains étaient faites dans le même but , 1 expulsion des peaux pâles et la restauration des peaux rouges à leur ancienne puissance. Aussi le considéraient-ils comme une sorte de Messie

descendu sur la terre pour les remettre dans la jouissance de leurs droits et de leurs possessions.

Tenskwautawaw existe encore ; mais il a émigré à l’ouest avec une portion de sa tribu qui, là comme par le passé , le tient en grande vénération.

Le fanatisme dont les effets sont à peu près les mêmes dans la vie civilisée que dans la vie sauvage, procède de la manière suivante, dans l’inspiration et l’ordination des prophètes, substituts du clergé.

L’opération de la divination commence avant l’âge de puberté, et sa durée continue suivant que les révélations sont plus ou moins vives, plus ou moins favorables. L’apparition en rêve de certains animaux promet une heureuse destinée, tandis que d’autres , telle que celle du serpent, par exemple, prédisent de grandes calamités. Ce résultat est préparé par un système long et rigoureux de jeûne et d’abstinence. Pendant ces temps d’épreuve que les Chippewas appellent makatea , des exercices pieux et suivis se pratiquent afin d’exciter davantage la susceptibilité aux impressions religieuses. Alors apparaît en rêve le gardien Manitou sous la forme de quelque animal qui, dès lors, devient un objet d’adoration. Les qualités , quelles qu’elles soient , de cet animal indiquent le caractère et l’occupation que devra pour toujours adopter celui qui l’a rêvé. Ainsi, si c’est un aigle, il sera guerrier; un loup, il sera chasseur; et si c’est une

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chouette ou épervier, il devra être prophète et médecin.

Dans un ouvrage d’un grand mérite, que nous recommandons particulièrement à toute personne désireuse d’acquérir des connaissances exactes sur l’organisation et les premiers temps de notre république , l’ Histoire des États-Unis , écrite par M. Roux de Ptochelle, ancien ministre de France, auquel son trop court séjour parmi nous a cependant fait grand nombre d’amis, et dont le départ a laissé tant d’amers regrets; dans cet ouvrage, disonsnous, nous trouvons le passage suivant dontle style chaste et poétique ressortira au milieu de nos faibles essais, ainsi que la tige délicate et fleurie se faisant jour à travers un sol aride et rocailleux :

« Les Indiens avaient quelques notions d’une vie « future : ils imaginaient un lieu de récompense, « où se trouvaient des champs fertiles, de riantes « prairies, de limpides ruisseaux et des chasses et « des pêches inépuisables. Un. monstre défendait « l’entrée de ce séjour; les braves seuls pouvaient « y entrer; et ils s’ouvraient un libre passage à « l’aide des arcs et des flèches qu’on avait placés « dans leurs tombeaux.»

Afin de faciliter le grand voyage aux prairies enchantées et afin qu’il n’encoure aucune privation dans le pays qu’il habitera après sa mort, les vêtemens de l’Osage, ainsi que les autres objets qui lui furent personnels, sont enterrés avec lui. Chaque guerrier de cette dernière tribu possède un cheval

dont il ne fait usage qu’à la guerre. Ce coursier, avec sa selle et ses accoutremens, est conduit sur la tombe de son ancien maître. Lh il est tué au moyen d’une balle dans la tête, et il est ainsi laissé sur le terrain prêt à être monté par son maître à son arrivée dans le royaume des Esprits.

Les Natchez^ tribu des rives du Mississipi, que l’on suppose avoir possédé jusqu’à douze cents guerriers, adoraient le soleil qu’ils donnaient pour ancêtre à une certaine classe de privilégiés. Dans leur temple, ou plutôt lieu de rassemblement, était entretenu un feu continuel. La dignité héréditaire du chef ou Grand Soleil descendait, ainsi qu’il était d’usage chez les Hurons, par la ligne des femmes. Il ne pouvait se marier que dans une tribu inférieure, et on avait la coutume barbare d’immoler à ses funérailles l’épouse et la mère du Grand Soleil.

a La plupart des nations delà Louisiane, dit « Charlevoix, avaient un temple où était pieusement « entretenu le feu sacré.» On trouve encore des traces de l’adoration du soleil et du feu par les Bayagoulas, tribu maintenant éteinte , et par les Chérokées , Chactaws et les Caddoes de la rivière Bouge.

En 1826, il fut demandé àlsahlakteh, chef des Natchez * s’il était soleil , à quoi il répondit « qu’il a ne pouvait l’être puisque son père l’était. » Ce chef, au reste, était fort peu disposé à entrer en matière au sujet de la religion, mais il finit cependant par avouer « que le feu sacré n’était plus con-

r< serve, et que pour eux le soleil était un objet de « respect, mais non plus d’adoration.»

Les Omahaws, à l’ouest du Missouri, adressent leurs prières à Wahconda, le créateur et le préservateur du monde auquel ils attribuent un pouvoir illimité, et l’omniprésence. Ils croient, il est vrai, à une vie future; mais, par un sentiment qui leur est d’ailleurs commun avec tous les Indiens, ceci n’influe que faiblement sur leurs actions. Us placent une plus grande confiance dans leurs augures, leurs magiciens et leurs rêves, ainsi que dans certaines reliques consacrées^ auxquelles les Canadiens ont donné le singulier nom de médecine .

Les Miamies et les Kikapoos avaient une société religieuse appelée mangeurs d’hommes . Les membres de cette association appartenaient à une seule famille, et leur devoir était de manger tous les captifs qui leur étaient présentés. Le mode de leurs sacrifices ainsi que les privilèges et immunités attachés à leur personne étaient transmissibles de génération en génération : le tout était réglé par un long usage et un horrible rite. Beaucoup de ces mangeurs dhommes existent encore, mais le culte en est entièrement aboli. C’est du moins là un bienfait notable de la civilisation, et un fait en ligne de compte dans le long catalogue des vices que l’on accuse la société, soit à tort soit à raison, d’avoir communiqués aux Indiens.

Il résulte de notre examen, et des ouvrages que nous avons pu consulter, que le cannibalisme

n7exista jamais réellement parmi les tribus de l’Àméricjue du Nord comme un fait caractéristique de leur férocité instinctive ou de leurs besoins, et nous avons tout lieu de croire que ce qui a donné lieu à une supposition contraire, c’est l’institution religieuse que nous venons de citer: distinction qui se fait tout naturellement quand on songe à la différence qui marque une coutume habituelle , et une circonstance exceptionnelle fondée sur le fanatisme religieux.

Le mode de leurs funérailles, quoique soumis à quelques variations , semble cependant, dans l’ensemble, attester chez toutes les tribus une foi fervente dans une vie future. Sous ce rapport, comme ces cérémonies touchent essentiellement à leur système religieux, nous ne pouvons nous abstenir d’en faire quelque mention.

La vie future est pour eux, à tous égards, comme la vie réelle, à l’exception près de ses vicissitudes qu’ils en écartent. De sorte que, afin de donner aux trépassés les moyens de poursuivre leur carrière à venir, l’inhumation du corps est accompagnée, comme nous l’avons rapporté au sujet des Osages en particulier , des vêtemens, des armes pour la chasse, de la ligne pour la pêche, de tout enfin ce qui peut être utile à l'individu pendant quelque temps. De plus, on ajoute des provisions qui doivent servir à nourrir l’esprit, jusqu’à ce qu’il prenne son essor vers les régions éternelles.

Dece dernier fait on pourrait inférer qu’ils avaient

aussi, eux, un temps d’épreuve ou de purification qui précédait l’entrée des cieux, une sorte de purgatoire.

Leurs cérémonies sont fort simples. Le chagrin qu’ils éprouvent à la perte d’un parent ou d’un ami se montre plutôt par un morne silence que par de bruyantes expressions. Néanmoins, la mort de personnes chères leur arrachait quelquefois des démonstrations de chagrin auxquelles les plus insensibles ne peuvent échapper; mais aucune prière, aucun sacrifice n’étaient offerts sur leur cercueil.

Récemment, on en a vu prononcer une sorte d’oraison ou de discours sur la tombe ; mais cette coutume était probablement empruntée des blancs, car elle n’était pas connue jadis.

Quelquefois les survivans, dans les premiers moyens de leur affliction, se lacéraient les membres; d’autres se coupaient un petit doigt, ou, en signe de deuil , se rasaient la tête, se peignaient le visage en noir, et s’abstenaient pendant quelque temps de porter aucun ornement.

Généralement , le corps était assis dans la fosse sans cercueil aucun et sans être spécialement tourné , ainsi qu il a été avancé à tort , d’un côté marqué du compas. Si c’était un personnage de distinction, un tertre élevé attestait son rang. MM; Lewis . et Clark font mention d’un de ces rudes monumeus qui avait douze pieds de diamètre à la base, et six pieus de haut. Au centre s’élevait un pieu ou mât de huit pieds de hauteur.

Quelques uns, quoiqu’en petit nombre, brûlaient la chair des corps, mais c’était, selon toute probabilité, afin de pouvoir en transporter les os avec plus de facilité. D’autres encore , après avoir séparé la chair des os, peignaient le crâne, puis le plaçaient dans un charnier commun jusqu’à ce qu’en ayant ainsi recueilli un certain nombre, on les transportât tous dans une fosse commune sur laquelle on amoncelait de la terre en forme ronde ou conique.

Les corps des chefs ou caciques étaient placés dans des cavernes empreintes de salpêtre, ou dans tout autre sol ayant la propriété de les conserver. On voit intacts beaucoup de ces corps que l’on appelle momies indiennes, exposés dans les musées ou galeries d’histoire naturelle.

S’il existe dans l’étude de l’homme de la nature des traits qui répugnent, il en est d’autres aussi qui le mettent presque au niveau de tout ce qui a l ame élevée. Dans les chapitres précédens on en trouve la preuve; car, faisant la part de chacun suivant ses lumières et son expérience, sa croyance dans la vie future et dans l’immortalité , ainsi que sa pieuse vénération pour les morts, placent l’Indien, sous ces rapports du moins, côte à côte avec son frère à la blanche peau. Dans cette part que lui a faite la Divinité est le lien indissoluble qui ' unit les deux races d’hommes.

Par malheur, cette confraternité céleste vient s arrêter là, et quand il nous faut descendre dans

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l’arène des passions humaines , où le doigt de Dieu semble faire place à l’œuvre des hommes, oh! c’est alors que nous retrouvons les deux races à des distances incommensurables : l’une adoucie dans ses moeurs par les lumières de la philosophie chrétienne, tandis que l’autre, comme abandonnée à sa férocité instinctive, semble être destinée , à moins d’une interposition providentielle, à une destruction prochaine.

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