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DES LANGUES INDIENNES

Parler, c’est penser tout haut. L’un de nos plus beaux attributs , sans doute, est cette faculté qu’a 1 imagination de se produire à l’extérieur et de communiquer par le moyen des sons. Il y a plus : c est une impulsion irrésistible de la nature-instinct chez I oiseau des airs qui , à sa manière, articule délicieusement son bonheur; un peu plus qu’instinct, besoin impérieux chezl’homme(nousn’avons garde d ajouter, la femme), l’homme inférieur qui évapore sa colère dans la dilatation de ses poumons ; et enfin, nous le disons avec tristesse, preuve irrévocable qu’elle est de toute nécessité, cette faculté, au bonheur humain, dans l’expression de mélancolie et de souffrance mentale, empreinte sur les traits, sur les actions des malheureux qui en sont privés. Le premier homme a dû parler, et l’on sait trop bien que sa compagne, dont ce n’était cependant pas le seul moyen de persuasion, n’était pas frappée de mutisme. Sans doute, la différence est grande entre

les hommes vivant en société compacte , où mille rapportsentre eux donnent journellement naissance à des moyens de communication qui correspondent à ces relations multipliées; entre lui, disons-nous, et l’être que toute sa propriété accompagne lorsqu’il a avec lui sa squaw (femme plutôt de charge qu’autre chose), parfois son papoo ou enfant, dont, toutefois, il ne s’inquiète guère, sa carabine et son calumet. Il est naturel que sa manière de s’exprimer soit bornée en proportion de la nécessité d’en faire usage. Cependant, et quelle que soit l’aversion assez prononcée à prodiguer les paroles, qui caractérise l’Indien, et cette aptitude naturelle à se servir de la pantomime, qui en est la conséquence, il n’en a pas moins aussi son langage parlé ; et c’est de celui-là que nous allons traiter en quelques mots.

On ne possède aucun vestige d’un langage indien écrit. On sait seulement que, pour la tradition d’événemens historiques et des discours de leurs chefs , les Indiens se servaient d’une ceinture qui consistait en grains de poterie grossièrement manufacturés, qu’ils enfilaient et teignaient de diverses couleurs, et qui étaient disposés de façon à avoir, suivant leurs notions, une faible ressemblance aux objets qu’il s’agissait de décrire. Maintenant , on leur en manufacture en verre de couleur et en coquillages. De cette manière aussi étaient conservés les procès-verbaux des conseils de la nation et les traités. Un chef principal avait

la garde de ces documens officiels, et devait, à des époques fixes de l’année, redire tout ce dont 18 traitaienL afin que chacun dans la tribu en connût bien l’histoire. On assure avoir vu chez les Wyandots, tribu qui fut jadis l’une des plus puissantes, une ancienne ceinture qu’ils disent leur etre parvenue, dans des temps reculés, d’une puissante nation du sud-ouest. La substance de ce discours était qu’un animal étrange qui, suivant les définitions, ressemblait au cheval et à l’homme « était récemment débarqué sur la côte, et que cet « anima! commandait au tonnerre et aux éclairs.» 11 recoramandait en outre aux Indiens de se tenir en garde contre ce monstre s’il venait à paraître chez eux. L’opinion générale à ce sujet est que ce fut un discours envoyé par Montezuma au moment de l’invasion de son empire par Fernand Cortès.

Combien il est à regretter pour l’histoire que l’on n’ait pas pu rassembler et préserver tous les (vampurn ou ceintures que devaient posséder les principales tribus ! Malheureusement ces dernières n’attachaient jamais à ces objets l’importance qu on ne peut leur refuser de nos jours.

On doit beaucoup aux études approfondies de quelques savans philologues américains, et principalement à celles de MM. Duponceau et Gallatin, qui commencent à jeter un grand jour sur les langages indiens, et cela, d autant plus que, privés comme ils l’étaient, et ainsi qu’ils le sont encore, de tout document originairement écrit par les In-

diens, et avec le seul secours de la science, il leur a fallu, en premier lieu, travailler dans l’obscurité, construire tant bien que mal un alphabet d’après des sons vagues, puis procéder ensuite, sans compas ni boussole, du connu à l’inconnu; difficulté qui s’est encore accrue par le manque d’uniformité et par les variations d’intonation des diverses tribus.

Le premier de ces savans est celui qui s’est d’abord plus spécialement occupe de ce sujet. Il a eu nécessairement à baser son travail sur le dire de personnages qui avaient vécu chez les Indiens; car, pour lui-même, individuellement, il n’a pu être en contact qu’avec ceux qui sont venus à lui. Il a entrepris cet examen avec un zèle pour la science et dans un esprit de philanthropie dignes de sa longue et utile carrière. Afin de n’être pas, à l’entrée d’un tel dédale, tout d’abord épouvanté, il fallait être empreint de l’ardeur d’un néophyte, et c’est ainsi qu’il y est entré, inspiré qu’il était, par l’idée du bien et de l’humanité; car, a sa passion pour la science, est venu s’unir l’espoir qu en fixant les regards du monde civilisé sur les Indiens il servirait par là une cause qu’il considérait comme opprimée. De la pitié à l’enthousiasme il n est, chez les âmes bien nées, qu’un seul pas, et cest là ce qui explique cette haute admiration qu il professe pour des parties du langage où il est parfois difficile d’apercevoir ce qui peut ainsi l’inspirer.

Dans le principe , M. Duponceau s’est principalement fondé sur les relations écrites et verbales

de M. Heckewelder , zélé missionnaire de la secte des tnoraviens, qui, pendant une longue mission de paix et de religion chez les Delawares, y a plutôt fait preuve de dévouement que d’intelligence et de discernement. On peut facilement concevoir les difficultés d’asseoir un premier travail sur des renseignemens aussi peu authentiques; et c’est afin seulement de les constater que nous avons nommé la source à laquelle M. Duponceau a eu à puiser. Mais il n est pas le seul que cet objet intéressant ait occupé; d autres ont suivi son exemple, et de ce concours de lumières jaillira la vérité au profit de la science.

Nous avons devant nous un écrit1 que, quoiqu’il soit sans nom d’auteur , nous savons être de la plume d’un citoyen distingué , long-temps gouverneur de l’état du Michigan , et qui depuis a occupé, comme il le fait encore, les plus hautes fonctions dans la république. Du point de vue dont, pendant un nombre d’années, il n’a cessé d’être en contact avec les Indiens du nord et du nord-ouest, encadré comme son gouvernement l’était de toutes parts par ces tribus, son opinion sur tout ce qui a rapport à eux possède toute l’autorité qui découle naturellement de l’expérience des faits. Aussi a-t-il traité ce sujet avec bonheur dans plusieurs brochures qui feront foi dans la composition de

l’histoire. Nous avons cru devoir, nous qui modestement nous contentons de glaner çà et là où les autres ont semé , mettre en présence les diverses opinions qui se croisent.

Nous trouvons, par exemple, qu’il ne partage pas la fervente admiration du savant philologue qui , à l’occasion de l’expression indienne walemul soohauleaji ( toi qui fais mon bonheur !) s’écrie : « Que n’eussent donné, pour cette phrase, Tibulle « ou Sapho ! »

« De toules les langues parlées , dit l’ancien gou- « verneur du Michigan, depuis la tour de Babel , «. le langage wiandot est celui qui mérite le moins « la réputation d’être harmonieux et musical. Il est « dur, guttural, inarticulé et plein d’intona- « tions qui semblent être le résultat de pénibles « efforts de la part de l’interlocuteur. Il est bien « avéré qu’aucun homme arrivé à l’âge de maturité « n’a pu en acquérir une parfaite connaissance, et « parmi les gens qui sont en contact journalier « avec les Indiens on estime généralement que « son apprentissage en est tout-à-fait impossible \ » Cette dernière opinion n’est certainement pas affaiblie par des mots tels que les suivans :

Machelemuxowagan, celui qu'on honore.

Gettemagelemuxowagan, être pardonné.

Mamochalgussiwagan, celui dont on se souvient.

i Hemarks on the Indians of North America , p

Amangacligenimgussowagan, celui qui est élevé par la louange. Mamamchtschimgussowagan, être insulté.

Dans les mots qui précèdent , ainsi que d’ailleurs dans toutes les langues indiennes, on trouve un principe sur lequel tous les philologues s’accordent, celui des combinaisons. Comment un tel langage a pu éclore est chose qui doit paraître étrange, et il est assez naturel de supposer que, dans le principe, il fut des plus bornés dans ses expressions , peut-être même monosyllabique ; qu’a mesure que l’expérience et les besoins des Indiens se développèrent , ils ajoutèrent de nouveaux termes à ceux déjà existans.

L’Indien agit plus qu’il ne réfléchit, et ceci influe puissamment sur sa manière de s’exprimer. Quand il parle, sa tête, ses mains, tout son corps enfin , sont mis en réquisition ; et il serait plus facile de comprendre sa pantomime que son langage parlé, si ce dernier n’était accompagné de gestes. Il a peu de mots abstraits, parce qu’il ne songe qu’aux objets ostensibles et aux rapports que ceuxci pnt entre eux. Des mots et parties de mots s’attachent et se détachent , se combinent et se séparent, suivant qu’il cherche à exprimer des idées simples ou complexes. Ilne fait pas usage du verbe auxiliaire, et l’affirmative, comme la négative, découlent souvent de la simple manière de l’orateur. Il ne dit pas il est beau , il est méchant ; mais lui beau , lui méchant .

Un autre écrivain que ses savantes recherches d’antiquaire et de philologue mettent au premier rang, M. Mc Culloh , de Baltimore, s’accorde assez généralement avec le général Cass , en opposition à la richesse attribuée aux langues indiennes par M. Duponceau. Suivant lui, le seul avantage que possèdent celles-ci sur les langues modernes, consiste dans la facilité avec laquelle, suivant l’occasion , on peut y joindre et y contracter plusieurs mots en un seul. « Autrement *, dit-il, leur formes « grammaticales ne semblent se tenir l’une à l’au- « tre que par un sens général d’adaptation telle- « ment vague que, pour l’intelligence de leur « expression, il est absolument nécessaire d’ap- « peler à son aide les gestes et les regards signi- « ficalifs. »

Sans se prononcer définitivement sur la mélodie attribuée par M. Duponceau aux langues indiennes , M. Gallatin, que le beau travail historique et philologique , ainsi que les recherches assidues, distinguent éminemment, donne gain de cause (à l’exception cependant du delaware et des autres dialectes de l’algonquin lenape qu’il trouve plus irréguliers que les autres) à son devancier. Au sujet de la fécondité des langues américaines, il les trouve en général « riches d’expressions et de « formes grammaticales, d’une grande régularité,

« et d’un ordre parfait dans Ja complication de leur « construction. »

Sur le principe de combinaison ou de coalition des mots qu’il dénomme polysinthétique, il s’accorde également avec lui; mais il refuse, pour Je présentée se prononcer sur la troisième hypothèse de M. Duponceau : « que toutes leurs formules dif- « fèrent essentiellement de celles des langues « mortes et modernes de l’ancien monde. »

Ce qui caractérise le langage indien de l’Amérique est une tendance universelle à exprimer tout ensemble l’action et l’objet, en concentrant ainsi, dans une simple expression, une idée complexe ou plusieurs idées qui ont des rapports entre elles. De cette dernière hypothèse appliquée à l’ensemble de toutes les langues indiennes, et qui est adoptée par le général Cass aussi bien que par MM. Duponceau et Gallatin , on peut conclure du moins que toutes ces langues eurent une commune origine.

Les inflexions qui, comme chez les Indiens, quoique cependant pas à beaucoup près en aussi grand nombre , existaient également dans les langues mortes , ont été remplacées dans les modernes, et plus particulièrement dans l’anglais, par les verbes auxiliaires et par des prépositions distinctes.

Voici donc d’innombrables inflexions qui viennent indistinctement frapper l’oreille; l’esprit s’en saisit pour leur trouver l’analogie qui leur appar-

tient en propre ; car chacune est née d’un objet qui a frappé les sens dans la nature animée et inanimée. Et quelle immense page vient ici s’ouyrir au philologue!

Mais il ne s’arrête pas là. Ces inflexions primordiales furent nécessairement rauques et dures, et durent plus tard recevoir les modifications de l’euphonie. Viennent ensuite l’analyse et la classification des mots suivant le génie du langage que 1 on tient à faire connaître. Difficultés sans nombre, et telles qu’on se sent naturellement pris d’admiration et de reconnaissance pour ceux que leur zèle et leur constance conduisent enfin a 1 accomplissement d’une tâche aussi méritoire.

La concentration de plusieurs idées en un seul mot peut quelquefois donner de la force et même de l’harmonie à un langage. On trouve dans les langues espagnole et italienne, par exemple, des effets produits par les diminutifs et augmentatifs , au moyen de quelques voyelles ou consonnes ajoutées ou retirées, suivant le cas, au meme mot, des effets d’euphonie agréables à l’oreille : mais là ce n’est toujours qu’une idée modifiée ; au lieu que, dans les langues indiennes, ce sont souvent un certain nombre d’idées combinées, une phrase assez longue même, comprise en une enfilade de lettres dont la prononciation ne doit pas etre chose facile pour tout le monde. Ce dernier langage donc, qui possède un nombre bien au delà des inflexions qui se trouvent dans le grec et le latin, sans en avoir

nécessairement la perfection , ne peut convenir que la ou les idées sont encore simples comme les hommes et dans l’état de nature. Pour la civilisation, il serait entièrement impuissant. Il ne faudrait pas conclure non plus en faveur des Indiens de cette ressemblance imparfaite (la tendance aux inflexions) entre leur langue et les classiques , que c est la une preuve d’une ancienne civilisation ; car

' eSt.bien évident Aue toutes les langues parlées ont du nécessairement, après une origine commune fondée dans la nature , passer par les memes procédés, pour arriver plus tard à des modifications que les circonstances de climat et de position sociale, ainsi que mille autres incidens, sont venus en dernier résultat perfectionner.

Dans notre chapitre sur l’origine des nations indiennes, nous avons fait savoir les différentes tribus que l’on sait avoir habité le nouveau conlinent. Suivant ces divisions, établies par M. Galjatin, on trouve que chez les quatre-vingt-une tribus il n’y en avait que vingt-sept qui différassent entre elles sur quelques points; mais que par quelque affinité aussi elles se réunissaient toutes parla

Au sujet des quarante tribus qui habitaient la Virginie en 1607, depuis les rives de l’Océan jusqu aux montagnes; puis, du Potomack à I’extrémite méridionale de James River, dont les Powh ata ns, les Mannahoacs et les Monacans, connus Pins récemment sous le nom de Tuscarooras ,

étaient les plus puissantes, il est dit par M. Jefferson :

« Il est très possible qu’il y eût originairement « trois races distinctes , lesquelles , s’étant multi- « pliées avec le temps, se séparèrent ensuite en un « grand nombre de sociétés moins considérables.

« Ceci découle nécessairement de ce qu’ils ne se « soumirent jamais à aucune loi, à aucune puisée sance coercitive , pas même à l’ombre d’aucun « gouvernement. »

Nous avons déjà dit qu’une origine asiatique a été attribuée par les philologues modernes aux langues indiennes. Voici maintenant comment s’exprime encore à cet égard Thomas Jefferson , l’immortel auteur de la Déclaration d’indépendance, l’homme dont l’inépuisable philanthropie avait des premiers rêvé la possibilité de l’amalgame des Indiens avec les blancs et leur civilisation.

« Quelque imparfaite que soit notre connaissance « des langues parlées en Amérique, il suffit de faire « observer le fait suivant qui est très remarquable. « En les classant d’après les radicales (ainsi appe- « lées de ce qu’elles ne possèdent pas de ressem- « blance entre elles ) auxquelles on peut facilement « arriver, et opérant de même sur celles des peu- « plades indiennes de l’Asie , pour une de ces lance gués de l’Asie, on en trouvera probablement vingt « en Amérique. Une séparation en dialectes peut « être l’œuvre de quelques (siècles seulement;

« mais afin que deux dialectes puissent ainsi se « séparer, qu’il n’y reste plus un seul vestige de « leur origine commune un espace de temps im- « mense est nécessaire; pas moins peut-être que « beaucoup de personnes n’en attribuent à lage du « monde. Les changemens radicaux s’étant opérés « en plus grand nombre dans les langages des « peaux rouges de l’Amérique que dans ceux de « l’Asie, prouvent que les premiers sont d’une anti- « quité plus reculée que les autres ?. »

Remarquons en passant, toutefois, que cette prétendue preuve d’antiquité comparative dont parle M. Jefferson, ne nous paraîtrait bien établie qu’autant que les deux classes d’indiens, asiatique et américaine, eussent été continuellement tenues dans les mêmes conditions ; que toutes deux, par exemple, eussent été également hors de toute influence de contact avec les sociétés plus civilisées qu’elle , de toute relation enfin qui pourrait entraîner après elle la nécessité de modifications dans leurs langages respectifs. Or , l’histoire nous fait rejeter cette similitude absolue entre l’Asie et l’Amérique.

Cependant voici Grégorio Garcia , dominicain de Bacca, qui passa plusieurs années en Amérique, avant l’an 1607, et qui s’appliqua à étudier les antiquités, les coutumes et les langues du pays, qui

1 Jefferson' s notes on Virginia, p. 99.

pense qu’il y a du vrai dans les diverses opinions énoncées de son temps, qui font descendre les Indiens des Carthaginois, des Hébreux, des Chinois, des Phéniciens, des Grecs, etc. Il pense que la diversité de langues, de moeurs et de coutume qui existent parmi eux, prouve la vérité de ces diverses opinions , et que chaque tribu a eu une origine différente h

Nous avons ainsi mis en regard les opinions des hommes éclairés qui se sont le plus spécialement intéressés à la recherche de l’origine commune des langues américaines, afin que chacun pût en tirer ses propres inductions. On y voit, toutefois, un commun accord dans l’attribution d’une antiquité qui se perd dans les temps les plus reculés , et que la divergence s’établit uniquement sur leur berceau commun que les uns placent en Asie, tandis que Jefferson, lui, recule le sien au delà; théorie qui changerait un tant soit peu les notions géographiques et bibliques reçues, en transportant la première création de l’ancien, dans le monde appelé nouveau, et en naturalisant notre premier père, Américain.

A la suite des remarques précédentes sur les langues primitives , nous croyons devoir offrir quelques mots et phrases indiens dont l’autorité est la plus authentique.

Origen de los Indios de l- Nue v o - Mund o, Valcncia, 1607

Dans 1 alphabet cherokee1 , nous avons compté quarante-huit caractères distinctifs dont, dans plusieurs cas, plusieurs représentent la même lettre de notre alphabet ; tandis que dans d’autres , un seul caractère en représente au contraire plusieurs.

LesChippeways, Ottawas, Algonquins, Dalawares, Illinois, expriment .avec une légère variation d’orthographe, Dieu , par Katche manito.

Les Osages, Ottoes et Omahas, par Wacondah.

Les Minetares, par Manhopa.

Les Micmacs, par Kijoulk.

Les Mohaws, par Lawancea.

Les Oneida, par Neeyooh.

Les Nottaways, par Quakerhunte.

Les Winnebagoes, par Mahahnah.

Les Onondagoes, par Oeton.

Les Yanctons, par Wacatunca.

Le méchant Esprit ou Diable :

Les Chippeways et Ottawas, par Matche manito.

Les Algonquins , par Matchi manitoo.

Les Micmacs, par Manecton.

Les Mohawks, par Oonoosooloohnoo.

Les Clierokees, parAskino.

Les Nottaways, par Otkum.

Les deux mots ci-dessus sont ceux qui nous ont paru avoir le plus d’analogie entre les diverses tribus.

1 Jntinuarianlsociety, III, 301.- Nota. Cet alphabet est l'invention d unCherokec élevé à une école du gouvernement.

Exemples de phrases indiennes :

Pour dire je le vois , les Muskhogees disent hijest.

apportez de l’eau, les mêmes, ouwon satischa.

j'aime mon père , les mêmes, chalkin immiihliist.

ce chien , les mêmes, ia ifa.

ma sœur , les mêmes, chawonwau.

ma sœur aînée , les mêmes, chawonwauoketalad.

Quelques temps de la conjugaison du verbe ahoalan , aimer, en delaware (P. 267).

Indicatif présent.

J'aime , n’dahoala.

Tu aimes y k’dahoala.

Il ou elle aime , ahoalew ou w’dahoala.

Nous aimons } nMahoalaneen.

Vous aimez , k’dahoalohhumo.

Ils ou elles aiment ahoalewak.

Subjonctif.

Que j'aime , ahoalak.

Que tu aimes , ahoalanne.

Qu'il ou qu'elle aime , eohalat.

Que nous aimions, ahoalenke.

Que vous aimiez , ahoaleque.

Qu'ils ou qu'elles aiment , ahoa lachtite.

verbe être sage , en Massachussetts.

Infinitif , waantamunat (P. 268).

Indicatif présent.

Je suis sage Tu es sage Il est sage Nous sommes sages Vous êtes sages Ils sont sages

noowaantam.

koowaantam.

waantamnoh.

noowaantamumun,

koowaantamu m woo .

waantamwog.

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