CONSIDERATIONS SUR LA CIVILISATION, APPLIQUÉES AUX INDIENS
Dieu n’a doué l’homme supérieur de facultés 1nrtellectuelles qu’afin qu'il vint à son tour répandre la lumière sur ceux de ses semblables moins favorisés. Dans cette condition de son être, plus il la répand, et plus s’'épanche son ame, d'autant s'agrandissent ses jouissances, de même que la sphère de son utilité. Il a donc ainsi placé l’accomplissement d’un devoir à côté de son propre intérêt. Un peuple qui repousserait ces vérités serait indigne de 4 nission qui lui est assignée par le créateur. Ma, sui haut qu'est placée cette obligation, il ne fsut as « lissimuler que la tâche en est des plus dits, nous la croyons mème impossible, quelque grande que soit la bonne volonté des hommes, sielle n’a pas pour auxiliaire principal, le temps qui, compté dans la vie individuelle, marche à pas de géant, mas qui, néanmoins, dans ses effets sur les masses, oppose une imperturbabilité décourageante à l’impatiemte ardeur de l'intelligence. Il faut l'aider,
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