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seaient le pays compris entre l'Océan Atlantique à l'est, la chaine des montagnes à l'ouest, la riviere Potowmac au nord, et l'extrémité de celle de James au sud, La tribu des Powhatan, F1 plus puissante de toutes, et qui touchait à la baie dela Chesapeake, montait à luit mille individus, ce qui, par rapport à son territoire, était un pour chaque mille carré.
M. Jefferson, dans son ouvrage sur la Virginie, qui fait autorité lorsqu'il s'agit de cosstater l'état ancien de cette portion du pays, pense que la population indienne du sud s'est réduite, avant l'époque à laquelle il écrivait (1982), d'un tiers en soixante-deux «rs.
La proportion de décroissance petit avoir été plus où moins grande dans quelques tribus que dans d’autres, pour des raisons qui découlaient de leurs localités respectives; izais cette décroissance est évidente chez toutes, à l'exception peut-être des Cherokees, qui sont restés stationnaires ou ont peut-être augmenté, mais d’une manière peu sensible; et ceite tribu forme une proportion tellement minime de fa totalité que ce fait exceptionnel n'affecte que fort légeremeut les proportions que les données ci-dessus peuvent tendre à établir.
Le relevé officiel présenté au congrès en 1828 a fait connaitre que la population indienne comprise dans les Etais-Unis entre l'Atlantique et le Alississipi se monte à cent cinq mille individus, divisés ainsi qu'il suit :
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Etats du Maine, Massachussetts , Rhode-fsland ,
Connectient et Virginie. ...,.,.,.., 2,579 État de New-York..........,,..... 4,820 État de FOHSYIVNIME ai cruise 300
Caroline du Nord.,.,,.,..... 3,100 Caroline du Sud..... trie 300 Géorgie... insu esuauss 7 5,000 Tennessec....,.., ET 1,000 Ohio..... batir on Ci 1,8%" Mississipi.....,,.... dette 23,400 Alabama. ,.,......,.. s..sssses 19200 NÉE tar rmanaese 4,050 Ilinois....... Mar tiodi ee 5.900 NHCQIBEN Lead ere . 29,450 PIONEER es Lu on 4,090
Totaldes Indiens à l'est du \ississipi’. 105,060
dont 16,09 dans les treize états primitifs, et dont plus des trois quarts du tout étaient contenus dans l'immense pays à l'est du Mississipi, appartenant aux nouveaux états de l’Alabama, du Mississipi et du Michigan.
À l'ouest, entre le Mississipi et les mou-
A reporter.... 105,060
1 D'apres un document officiel, p. 4:2, qui nous arrive au moment même, le recensement ex?ct de cette portion l'élève à cent sept mille six cent quatre-vingt-deux, faisant une différence de deux mille six cent vingt-deux, qui porte principalement sur les Cherokees.
( 110 ) Report...... 105,060 tagnes Rocailleuses , le nombre d’individus était de.. ......... 108,070 Habitant les montagnes Rocheses et aux environs........ 20,000 A “ouest des montagnes Jusqu’à l'Océan Pacifique. .... 80,000
Total entre le Mississipi et la mer du Sud.............. 208,070 208,070
RSR RSS donnant aux États-Unis un total de.. 313,130 Voici, en outre, le résumé actuel par tribu de
toutes celles connues, comprenant les États-Unis et les possessions anglaises de l'Amérique du Nord, tant au Canada que sur l'Océan Pacifique. M. Gallatin, de l'ouvrage duquel (publié en 1836) nous le prenons, considere que, dans le pays qu’arrose la rivière Colombia, les plaines qui l’avoisinent et l'entourent, et les côtes de la Mer Pacifique, la population indienne, que Lewis portait à quatrevingt mille , n’est à ce jour que d’environ cinquante mille ames. Malgré l'incertitude dans laquelle on se trouve, principalement par rapport aux tribus comprises dans les territoires anglais de l'Ouest, la récapitulation suivante, puisée dans tous les documens et les écrits les plus réc:ns, aussi bien que dans les anciens, est probablement ce qui se trouve de plus authenthique.
Eskimaux , Athapascas, Atnahs, et tribus sur
Ju de Unis Nord, Galnous rrose nent e, la atreante )n se coma ré- DCU -
que
JUVE
sur
sud ....., SRE
Indiens sur la rivière Colombia et les rives du Pacifique, depuis le 42° au 49° degré de latitude nord...
Algonquins-Lenape, sur le territoire anglais......,..
20,000 Sur celui des États-Unis. . 40,000 lroquois, territoire anglais. 1,000 Des États-Unis. 6,000 Choctaws et Chicasas......... ss Muskogees et Seminoles....,....
Cherokees.....,..........,....
Uchees, Natches, petites tribus de la Louisiane.................
Sioux , y compris les Assiniboins (sept mille) sur le territoire an- Blaise EE
Pawneës soiree. .
Panis ou Towa-ask....... 1,500 |
Pieds noirs (black feet) et Indiens DADIMOreNS ain
Chiennes...:,,.,.,4.,.,,:.54
Kaskaskias, Kiawas, Tétes-Chauves
et autres petites bandes errati-
ques....
Total destribus, tant sous la juridiction anglaise que sous celle des États-Unis. ..….. ET
l'Océan Pacifique Jusqu'au détroit de Fuca , au
60,000 ames,
......... 345,000 ames,
L'examen de ces deux tables démontrera que,
prenant meme en considération le désaccord qui semble exister dans chacune, relativement aux populatüons environnantes de Ja riviére Colombia et les rives de l'Océan Pacifique, différence d’ailleurs peut-être balancée dans l'appréciation plus exactement faite en raison des temps, des tribus plus rapprochées en 1836, plus des deux tiers, sinon les trois quarts de Ja totalité de la population indienne, se trouvent surle territoire dont la juridic- Lion anpartient aux États-Unis.
Un exécution du système adopté par la nation au snjet des Indiens, ct qui est même à cette heure en voie de pleine exécution, la presque totalité des ! cent sept tille ct quelques ames à l'est du “ississipi va se trouver transportée à Fonest de ce fleuve sur le territoire réservé aux Indiens; et cetic Cmigration, qui se fait aux frais du gotuivernement €t par l'intermédiaire d'officiers conducteurs nommés par lui ceteffet, donnera des moyens certains deu spécifier exactement le nombre dans un recensement officiel. Dés lors, le devoir de la statistique devicadra plus 56; mais ce que nous en savons déjà peut amene: à des rapprochemens qui ne manquent pas d'être curieux.
On voit, par exemple, qu'en admettant chez les
1 Quatre-vingt-un mile ant Céjà émigré: il n'en reste plus, à l'est du Mississipi, que vingt-six mille six cent quatre-vingt-deux, qui seront aussi bientôt rendus à l'ouest. (Rapport au congrès de 1858-39, p. #12)
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(43) tribus indiennes qui, en cela, ont quelque ressemblance avec les anciennes populations féodales, le rapport de vingt Pour cent pour les hommes capables de porter les armes , la masse qui va incessamment setrouver Compacte en quelque sorte dans son nouveau territoire de l’ouest pourrait bien un jour , si elle était réunie, opposer une force de vingt mille hommes deguerre; et que si, par un lien de confraternité, elle venait à s'aboucher avec les autres nations déjà établies à l’ouest et au nord du fleuve, ces dernières apporteraient un contingent de quarante mille, en tout soixante mille individus armés pour une cause commune, et prêts à fondre à chaque instant sur les parties les moins bien protégées de notre immense frontière, Ce résultat ,il est vrai, est peu probable, par la raison, d'abord, que tous n'émigrent pas par force, et que, par conséquent, ceux qui sont de bonne volonté en entrainent beaucoup d’autres après eux. Il n’est pas non plus probable qu’ils s’entendront mieux entre eux qu'ils ne l'ont fait jusqu’à présent; car leurs jalousies sectionnelles sunt invéiérées et forment un des traits caractéristiques des Indiens : beaucoup nous resteront amis, et, de plus, ils n’auront ni chef, ni centre commun. Ce résultat, nous le répétons , n’est pas probable, mais néanmoins est possible. C’est là, au reste, un motif de plus à ajouter à tous ceux que prescrivent la religion et la morale pour les traiter avec humanité et avec Justice, N'ayant plus aucun intérêt litigieux avec ñ
eux, notre mission sera des plus belles et ne devra avoir d’autre objet que de les faire harmoniser entre eux, chose qui ne sera pas des plus faciles sans doute, et de les convaincre que leur planche de salut est dans l’agriculture et l'industrie.
La disparité des rapports de diminution dans cette population, surtout depuis l’arrivée et l’établissement des Européens, lorsque cette décroissance est devenue de plus en plus rapide, rend les inductions à en tirer assez difficiles. Les prenant en masse, cependant ,et suivant la proportion établie par M. Jefferson qui leur attribue un tiers dans soixante-deux ans, nos trois cent treize et quelques mille ames ont perdu depuis 1777, c’est-à-dire une année après la déclaration d'indépendance des États-Unis, environ cent cinq mille ames.
Ainsi, au point de départ de 1777, les Indiens auraient été au nombre de quatre cent dix-huit mille ames, lorsque nous étions, nous, deux millions six cent mille. Depuis cette époque ils ont perdu cent cinq mille, et nous, nous avons gagné dans le même temps quatorze millions.
Si, au lieu de décroitre d’un tiers dans les soixante-deux années de 1777 à 1839, ils eussent doublé, progression (suivant une table à la page 64 du quatrième volume du Journal de Statistique universelle) existant dans la population espagnole, la différence serait encore de seize millions et plus en faveur de la population blanche des États-Unis; en faveur, disons-nous, de la main qui cultive et
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( 115 | fructifie un empire qui, sans elle, fût demeuré un vaste rendez-vous de pêche et de chasse. Et si l’humanité a quelque peu à souffrir ici, n’est-ce pas du moins un adoucissement que les larmes arrachées à la sympathie par ces ombres qui fuient,
viennent à tomber sur le riant ct vivant tableau qui les remplace ?