‹ Notice sur les instruments stadimétriquesChapitre 24 sur 64 · II · texte numérisé non relu

II

Les lunettes d'instrument présentent, outre l'objectif et l'oculaire 0' {voir fig. 26), qui est ici un oculaire positif, un diaphragme sur lequel sont fixés deux fils d'araignée en croix ; l'ensemble de ces deux fils constitue le réticule,

La droite Oc qui joint le centre optique de l'objectif au point de croisée des fils porte le nom d'axe optique.

C'est sur le réticule que doit se faire l'image de l'objet visé. Dans la figure 26, il est placé tout à fait en dehors de l'oculaire. Quand l'oculaire est négatif, le réticule se place entre les deux verres. C'est une conséquence immédiate de la théorie des oculaires composés.

L'oculaire positif est monté sur un tirage T qui permet de faire varier, suivant la vue de l'ob- " servateur, sa distance au réticule, pour que l'on puisse voir très nettement les fils.

Le tirage simple de l'oculaire dont je viens da parler a été remplacé, dans des lunettes plus perfectionnées, par le système représenté par la figure 27.

Dans cette lunette l'oculaire est négatif, la lentille L porte le nom de verre d'œil. Pour pouvoir l'éloigner à volonté du diaphragme D qui porte les fils du réticule, on l'engage dans un tambour P qu'on appelle tambour de l'oculaire.

L'axe de ce tambour doit pouvoir être animé

Fig. 26.

d'un mouvement de translation dans l'intérieur d'une bague N qui porte le réticule. Pour cela, on imprime à la main un mouvement de rotation au tambour; la vis T, qui s'engage dans une rainure hélicoïdale taillée sur la surface de celui-ci, le force à glisser ; et le verre d'œil se rapproche ou s'éloigne du réticule suivant le sens du mouvement de rotation.

Il faut, en outre, que l'on puisse mettre, entre les fils et l'objectif, une distance telle que le réticule se trouve en coïncidence avec l'image conjuguée db de l'objet AB {voir fig. 26). On peut réaliser cette condition de deux manières

différentes, soit en assujettissant le réticule à rester dans un plan vertical fixe et en faisant mouvoir l'objectif, soit en employant le procédé contraire.

Dans chaque instrument que je décrirai plus loin, j'indiquerai le système qui a été employé.

L'ouverture du diaphragme porte-fils a été calculée précédemment; c'est celui qui, d'après la théorie, doit être placé dans le plan focal principal de l'objectif. Il n'est pas tout à fait à la place qui lui a été assignée, mais il en est fort peu distant, car les objets que l'on vise sont généralement très éloignés de l'objectif, et par conséquent leur image vient se former très près du foyer principal.

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