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VÉRIFICATIONS ET RECTIFICATIONS RELATIVES AU NIVELLEMENT

La seule vérification concernant le nivellement consiste à s'assurer si, lorsque la bulle du niveau est dans ses repères et les zéros du limbe et du vernier en coïncidence, l'axe optique de la lunette est parallèle à l'horizontale de la bulle, c'est-à-dire à la tangente au point milieu de cette bulle.

J'appellerai, dans tout ce qui va suivre, directrice de la fiole la position de l'horizontale de la bulle quand celle-ci est dans ses repères, ou bien, ce qui est la même chose, la tangente au point milieu de la courbure intérieure du niveau, puisque les repères sont tracés à égale distance de ce point.

Pour s'en assurer, on met la boussele en station, et les zéros du limbe et du vernier de l'éclimètre en coïncidence, la lunette étant à droite. On vise une mire située à une soixantaine de mètres, et au moyen de la vis micrométrique du mouvement général, on amène la bulle entre ses repères ; puis on fait élever ou abaisser le voyant de la mire, jusqu'à ce que la ligne de foi coïncide avec le fil horizontal du réticule. On recommence la même opération en tenant la lunette à gauche ; et si dans cette nouvelle position il y a coïncidence entre le fil horizontal et la ligne de foi, c'est que l'axe optique est parallèle à la directrice de la fiole.

Sinon, il y a une rectification à faire; et voici en quoi elle consiste {voir fèg. 69).

Dans la première observation, la directrice de la fiole MN était horizontale, mais l'axe optique AB était incliné sur l'horizontale, et on a obtenu, par la visée suivant AB, une première cote de niveau DV.

Pig. 69.

Quand on a retourné l'instrument pour opérer avec la lunette à gauche, on a remis la bulle entre ses repères, ce qui a rendu horizontale' la directrice de la fiole ; mais l'axe optique a pris une position A'B' symétrique de AB par rapport à l'horizontale, et on a obtenu une deuxième cote de niveau DV différente de la première.

Or il est facile de voir qu'en faisant marquer à la ligne de foi de la mire la position moyenne V,, cette ligne de foi se trouvera sur l'horizontale passant par le point 0.

Si donc, à l'aide de la vis micrométrique, on ramène en coïncidence le fil horizontal avec la ligne de foi, l'axe optique sera rendu lui-même horizontal.

BOUSSOLE A ECLIMETRE MOBILE.

Mais ce mouvement a incliné tout l'éclimètre d'un angle égal à A'OA, ; la directrice de la fiole a pris la position N'M' et la bulle n'est plus dans ses repères ; on l'y ramène à l'aide de la vis de rectification du niveau, et la directrice reprend la position MN parallèle à Afi^.

Ce procédé suppose qu'on opère en terrain horizontal; voici une deuxième méthode de rectification qu'on peut employer dans tous les cas.

L'éclimètre étant en station et la lunette à droite, on met la bulle entre ses repères, et visant un point quelconque P, on lit l'angle mesuré par l'arc compris entre les deux zéros. On recommence la même observation avec la lunette à gauche, et on doit retrouver le même angle.

S'il n'en est pas ainsi, on fait la rectification de la manière suivante {voirfig. 69 bis) :

Soient, comme dans le cas précédent, AB et A'B'les deuxpo- P silions que prendrait Taxe opli- ^' . que si les zéros étaient en coïnff cidence; l'angle mesuré dans la première obser- ^ vation était PO V, ' et celui qui a été lu dans la différence de lectures provenant du

Flg. 69 6m.

la

angulaire

deuxième opération est POV; indique le double de l'erreur défaut.

Or, si je fais marquer au vernier la moyenne des deux lectures, l'axe optique prendra la direction de la ligne OP' qui fait avec OP un angle égal à A'OH.

Alors, à l'aide de la vis micrométrique, je ramène la ligne

de visée sur le point P; la ligne OA' qui représente la position de l'axe optique à zéro devient horizontale.

Mais la directrice de la fiole, qui a suivi le mouvement, a pris la position N'iM', et la bulle n'est plus dans ses repères; je l'y ramène, comme tout à l'heure, avec la vis de rectification du niveau.

Cette rectification n'étant pas très stable, il faut chercher à compenser les écarts par le mode d'observation.

Or, il suffit de consulter la figure précédente pour reconnaître que l'erreur provenant d'un défaut de rectification >est éliminée par la méthode qui consiste à viser un même point en tenant alternativement la lunette à droite et à gauche.

Il est facile de démontrer, d'autre part, qu'on obtient le même résultat par le procédé des visées directe et inverse.

Fig. 69 ter.

En effet, A et B étant deux points à niveler, je suppose que l'axe optique à zéro {/ig. 69 ter) fasse en dessus un angle e avec l'horizontale, l'angle lu sur le limbe sera égal à i — g. Quand on stationne ensuite en B, l'axe optique à zéro fait toujours le même angle e avec l'horizon et en dessus ; l'angle lu, par conséquent, est égal à ^ -f- s dans cette deuxième observation. Il en résulte que la moyenne des deux lectures fait connaître la valeur exacte de l'inclinaison.

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