SUR LES
Les «ombreuses réimpressions des Mémoires du cardinal de Retz, données depuis 1717, prouvent assez combien cette composition, à la fois littéraire et historique, a été goûtée par le public. Un grand nombre de lacunes, des phrases évidemment achevées par des mains étrangères, des idées quelquefois développées à moitié, des erreurs évidentes sur des faits, sur des dates, et un style rajeuni , telles étaient pourtant les imperfections que les anciens éditeurs n'avaient pu éviter , puisque pas un d'eux n'avait connu le travail primitif de l'auteur. Plus heureux qu'eux, nous offrons aujourd'hui au public une reproduction fidèle et entière delà vie du cardinal de Rais, telle qu'il nous l'a transmise lui-même, et entièrement écrite de sa main, avec toutes ses incorrections il est vrai, mais aussi avec son véritable style, in-
(1) Cette édition fait aussi partie de la Collection des Mémoires pour servir à l'Histoire de France, de MM, Michaud et Poujoulat, t. 1er de la 3e série,
cisif , pittoresque, inégal, mais plein de force et d'originalité.
L'histoire de ce manuscrit, demeuré jusqu'ici inconnu, intéressera le lecteur à plusieurs égards : l'examen attentif du texte même des Mémoires peut nous conduire à fixer les époques auxquelles ils furent composés, comme aussi à découvrir le nom de la personne à laquelle ils furent adressés.
Le manuscrit autographe consiste en trois volumes, de format in-4°, écrits sur papier uniforme , doré sur tranche , et formant une seule série de pages, dont la dernière est numérotée 2818. Quelques lacunes existent dans cette série. Les 258 premières pages du premier volume ont été arrachées et détruites ; il en est de même des pages 327 à 330; ce volume est relié en parchemin : de nombreux passages y ont été effacés.
Au tome II, les pages sont numérotées de 756 à 1664. Il ne renferme qu'un petit nombre de lignes effacées et il fournit de nombreuses additions au texte déjà publié. Ce volume est cartonné et recouvert de satin blanc (1).
Le tome III, qui est l'ouvrage des dernières années de la vie du cardinal, est moins bien écrit que les deux précédents , plus chargé de ratures de sa main; et tout annonce que ce fut la première rédaction de cette troisième partie. Il renferme aussi plusieurs passages effacés; d'autres qui ne le sont pas, et qui cependant n'ont jamais été publiés, sont fort intéressants et jettent un nouveau jour sur les événements de la Fronde et la haute influence qui présida souvent à leur direction. Quelques lacunes existent vers la fin de ce
(1) Le petit nombre des corrections autographes introduites dans ces deux volumes prouvent assez qu'ils sont une mise au net de la main de Fauteur.
volume, dont la reliure est semblable à celle <lu premier.
Un autre volume manuscrit était avec les (rois qui viennent d'être décrits ; c'est une copie de là partie de l'autographe qui forme le tome II, et cette copie parait avoir été faite par le bénédictin D.- J. Picart; elle est du reste écrite sur un papier semblable à celui des Mémoires originaux. Sur cette copie, de nouvelles ratures furent pratiquées, et les suppressions y sont bien plus nombreuses que dans la rédaction même du cardinal. La cote X, 2, nos 28, 29 et 30, que portent les volumes, indique probablement le numéro sous lequel ils étaient inscrits à la bibliothèque de Moy en- Mou tier, où ils furent transitoirement déposés.
On peut présumer avec quelque certitude que le cardinal s'occupa de ses Mémoires à des époques différentes, et qu'il y eut quelque intervalle entre la rédaction des deux premiers volumes et celle du troisième. L'écriture des deux premiers annonce encore de la force et de la vigueur; dans le dernier, au contraire, l'écriture est moins lisible . les lettres en sont moins bien formées, et la main qui les traça s'affaiblissait alors. « Ce n'est plus une vie, dit madame de Sévigné en parlant des dernières années du cardinal, c'est une langueur; » et à cette même époque il se « cassait la tête d'occupations. »
Gondy ne commença pas ses Mémoires avant l'année 1670, puisque dès les premiers feuillets de son manuscrit, il parle de feu madame de Choisy (1), morte en 1670; et comme il nomme l'abbé présentement cardinal d'Estrées (2), qui ne fut cardinal qu'en 1671, on voit que ce n'est qu'après cette époque qu'il les entreprit. Ses lettres au-
(1) Tome 1er, page 330 du manuscrit.
(2) Tome II, page 1273 du manuscrit.
tographes(l)nous apprennent aussi que ce fut entre l'année 1671 et l'année 1676 que le cardinal changea l'orthographe de son nom et qu'il l'écrivit Rais. C'est de cette orthographe de son nom qu'il se sert dans les Mémoires. Les deux premiers volumes furent rédigés avant la fin del'année 1673, puisqu'il parle dans le second du jeune d'Avaux, présentement le président de Mesme (2), et que d'Avaux, qui fut président à Mortier, après son frère mort en 1650, mourut lui-même en 1673, à l'âge de soixante-quinze ans. Le cardinal dut s'occuper ensuite à mettre au net les deux premiers volumes de ses Mémoires pendant Vannée 1675 et le commencement de l'année 1676; du moins c'est ce que paraissent indiquer les passages suivants de son manuscrit. Il parle de Bouteville , présentement maréchal de Luxembourg (3) , qui ne reçut cette dignité qu'en 1675, le 30 juillet ; quelques pages plus loin, il cite Miossans, présentement maréchal d'Albret , qui reçut cette dignité eu 1673, et qui mourut en 1676. Et Retz ne pouvait parler de Miossans comme vivant , qu'avant cette même année 1676.
Ce fut aussi à cette même époque que le cardinal se rendit à Rome (4) pour assister à un conclave , et suivre auprès du Pape plusieurs négociations commencées par l'ordre de Louis XI Y. « Ce voyage ruina sa santé affaiblie par un grand nombre d'infirmités (5). » Retz ne dut travailler à son troisième volume qu'après son retour de Rome (6), et le caractère de l'écriture annonce
(1) Complément des Mémoires de Retz, page 616.
(2) Tome II, page 1182 du manuscrit.
(3) Tome II, page 1132 du manuscrit.
(4) Petitot, Notice sur Retz, page 75.
(5) Ibid, page 76.
(6) Avant de commencer la rédaction de ses Mé-
visiblement que les forces de l'auteur avaient diminué. C'est donc à cette époque de la vie du cardinal que doivent se rapporter les deux citations que nous venons d'emprunter à madame de Sévismé. La rédaction de ce dernier volume l'occupa le reste de ses jours, et il devait très vraisemblablement en continuer la relation au-delà de l'époque à laquelle il s'est arrêté , et retracer lui-même les événements de la vie errante qu'il mena pendant son séjour en Hollande, en Angleterre et en Allemagne ; mais « un procès du gain duquel dépendait un arrangement définitif avec ses créanciers (1) » le rappela dans la capitale en 1678, et il y mourut au mois d'août de l'année suivante.
Ses Mémoires ne furent donc pas achevés, et on doit d'autant plus regretter de n'avoir pas appris de lui-même les événements des dernières années de son exil , que le peu de notions que l'on possédait sur cette époque de la vie du cardinal sont l'œuvre d'un domestique infidèle, qui déversa sur son maître la calomnie , afin de se justifier de sa propre ingratitude , et de se concilier des faveurs en diffamant son bienfaiteur. Il l'y accuse en effet sans cesse et ne trouve que des éloges à donner à la conduite de Lionne, ambassadeur extraordinaire du roi à Rome, lorsque le cardinal s'y rendit après s'être échappé de sa prison de Nantes.
Mais d'autres documents nous ont été conservés pour l'histoire de cette époque de la vie du cardinal, et nous les avons réunis sous le titre de Complément de ses mémoires.
moires, il s'occupait à dresser sa généalogie. Il existe dans le carton de sa famille des notes de sa main sur ses ancêtres ; et des lettres qu'il écrivait à ce sujet à François Duchesne. sont aussi conservées à la Bibliothèque du Roi.
(1) Petitot, Notice sur Retz, page 76.
Nous sommes aussi redevables à M. Denis , maire de la ville de Commercy , et membre de plusieurs sociétés savantes , de recherches intéressantes sur la vie intime du cardinal lorsqu'il se retira dans sa principauté. Il a bien voulu nous communiquer les renseignements qu'il avait à sa disposition , et nous nous en servirons pour indiquer plus positivement encore l'époque à laquelle le cardinal travailla à ses Mémoires. Il résulte de ces recherches, que D. Calmet fut bien informé lorsqu'il annonça que Gondy écrivit ses Mémoires à Commercy , et que ce fut dans le château de Ville-Issey, village voisin de cette ville. On désigne encore à Commercy la maison particulière où le cardinal alla loger avant d'habiter son château (1), et cette maison est aujourd'hui la propriété de M. Denis. Elle était occupée, à l'époque de l'arrivée de Retz à Commercy , par le lieutenant de la prévôté , et en 1789 on y voyait encore les armoiries du cardinal. D. Calmet assure que D.Jean Picart, bénédictin de Breuil (faubourg de Commercy), écrivait sous la dictée du cardinal ; mais que c'était Humbert Belhomme qui remplissait cet office quand son éminence était à Saint-Mihiel. Lorsque le bon religieux D. Jean arrivait à la relation de quelque aventure un peu graveleuse , il posait la plume en disant : « Monseigneur, vous n'y pensez pas? que va-t-on dire de vous? Il faut passer cela !... — Non, mon père, répondait le cardinal ; je l'ai fait ; ainsi point de honte de le dire. » Et ces deux assertions de D. Calmet sont pleinement justifiées par l'état du manuscrit autographe du cardinal.
On y trouve , en effet , des pages qui ne sont
(1) Guy-Joly dit dans ses Mémoires : « D'abord le » cardinal se logea à Commercy dans une maison par- » ticulière; il se retira souvent dans le château, etc.))
pas de la main de Gondy; on y remarque même trois écritures différentes , dont on trouve des exemples aux pages 1178 (1), 1312 et 1797 (2) du manuscrit; mais tous ces passages non écrits de la main du cardinal sont authentiqués par lui, puisqu'il y a fait de nombreuses corrections de sa main et qu'il les a paginés.
Les scrupules du bénédictin y sont aussi clairement indiqués aux pages 1195, 1211, 1241, où il existe des passages relatifs aux intrigues de Retz avec mademoiselle deChevreuse, etc. Ils sont tous écrits de la main du cardinal, et l'écriture du religieux secrétaire recommence lorsque l'auteur reprend la narration des faits politiques.
On remarque aussi dans le manuscrit original un plus grand nombre de pages de l'écriture de D. J. Picart, que de celle de Humbert Belhomme , ce qui porterait à croire que la plus grande partie des Mémoires fut composée à Commercy; et comme l'écriture de D.J. Picart cesse entièrement avec le tome II, il en résulterait que le tome III , où commence seulement celle de Humbert Belhomme, fut composé à Saint-Mihiel ; que le cardinal y travaillait encore dans cette abbaye lorsque son procès l'appela à Paris , et que n'étant plus revenu chez ces religieux, le manuscrit y resta inachevé , mais sans avoir encore subi les suppressions du bénédictin. Hennezon, abbé de Saint-Mihiel, ami et confident du cardinal de Retz, reçut l'ordre de les envoyer à madame de Caumartin ; et c'est à cette époque, selon nous, c'està-dire après la mort de Gondy, lorsque Hennezon fut obligé de les remettre entre les mains de mail) Cette page et les suivantes sont de l'écriture du -bénédictin de Brueil D. J. Picart.
(2) M. Denis a reconnu cette écriture pour celle de Humbert Belhomme, religieux de Saint-Mihiel.
dame de Caumartin , que ses scrupules l'engagèrent à supprimer du manuscrit des passages suspects de trop de liberté, ceux surtout qui ont rapport aux premières années de la jeunesse du cardinal (1).
Mais avant de lacérer un ouvrage qui dut si fortement piquer sa curiosité , Hennezon en fit faire une copie qu'il déposa dans la bibliothèque du monastère. Ce fut donc une copie et non pas l'original qui resta à Saint-Mihiel, quoi qu'en disent D. Calmet et plusieurs autres critiques, comme nous l'établirons plus tard. Mais cette copie, faite sur l'original avant qu'il subit un grand nombre de suppressions, ne parut bientôt plus assez épurée à ce moine mélancolique. Il se mit de nouveau à l'ouvrage, et il supprima encore plusieurs passages relatifs à de hauts personnages. Il ne restait donc que cette copie à Saint-Mihiel ; et ce fut elle qui servit à ces religieux pour imprimer la première édition des Mémoires, à Nancy, en 1717 : îe manuscrit autographe était déjà dans les mains de madame de Caumartin.
A qui les Mémoires de Retz sont-ils adressés ? c'est ce que n'a dit aucun des éditeurs précédents. Le nom de la personne ayant disparu avec les premiers feuillets de l'ouvrage, qui sont entièrement détruits, le manuscrit autographe ne nous donne pas de nouveaux renseignements, et le nom de cette personne ne se retrouve nulle part ailleurs dans le reste des Mémoires. Nous allons tacher cependant de répondre à cette question , en réunissant quelques renseignements fournis par
(1) L'éditeur de 1820 dit que l'abbé de Saint-Mihiel employa l'encre de la Chine pour effacer les passages qu'il crut devoir retrancher (Notice, page 17); nous pouvons assurer le contraire, les procédés chimiques qui ont été essayés sur l'écriture nous en ont convaincu.
cinq passages reproduits dans toutes les éditions.
1° a II n'est pas possible qu'après avoir vu le » consentement uniforme de tous les corps cou- » jurés à la ruine de M. le cardinal Mazarin, » vous ne soyez très persuadée qu'il est sur le bord » du précipice (1). »
2° a J'escris l'histoire de ma vie par vos ordres, » et vous avés pu vous appercevoir que je ne » me suis pas appliqué à faire mon apologie (2).»
3° a Brion , que vous pouvés avoir veu dans » vostre enfance , soubs le nom de duc de Dam- )> ville (3). »
4° « ... Si l'ordre que vous m'avés donné de » laisser des Mémoires qui pussent estre de quel- » que instruction à messieurs vos enfans, etc., (4)»
5° « Ils sont (ces enfans) d'une naissance qui » peut les élever assés naturellement aux plus gran- » des places (5). »
Ces passages prouvent : 1° que les Mémoires furent adressés à une femme , par Tordre de laquelle Gondy les entreprit ; 2° que cette femme était dans son enfance lorsque Brion fut fait duc de Damviîle; 3° qu'elle eut des enfants pour Yinstruction desquels il écrit, et que leur naissance pouvait les élever aux plus grandes places.
Ces renseignements, quoique peu concluants, mais réunis à d'autres faits bien établis, peuvent nous conduire, avec quelque certitude, vers le nom de la personne qu'on doit naturellement désirer de connaître.
Cette personne nous paraît être Catherine-Madeleine de Verthamon, femme de Louis-François
(1) Manuscrit autographe, tome III, page 2198.
(2) Manuscrit autographe, tome III, page 2235.
(3) Tome Ier, page 327 du manuscrit.
(4) Edition de 1717, page 364, tome III.
(5) Idem.
Le Fèvre de Caumartin. En effet Caumartin était Fami intime et proche parent du cardinal. 11 eut de sa femme neuf enfans , dont cinq garçons ; le second, destiné à l'état ecclésiastique , porta les prénoms du coadjuteur ( Jean-François-Paul ) ; il fut élevé sur les genoux du cardinal de Retz, qui lui donna son abbaye de Busay (1).
Mademoiselle de Verthamon avait très bien pu voir dans son enfance Brion sous le nom de duc deDamville, puisque le duc reçut ce titre en 1648, et mademoiselle de Verthamon était âgée alors d'environ dix ans (2). Les enfans de Caumartin , pour l'instruction desquels Gondy écrivait , pouvaient très bien , par leur naissance , être élevés aux plus grandes charges , puisque Fon comptait des personnages illustres dans les ancêtres de Caumartin, qui lui-même obtint plusieurs charges de distinction, et était très réputé à cette époque. Enfin la prédiction du cardinal de Retz s'accomplit dans la personne du fils et du petit-fils de Caumartin : lepremier fut marquis de Saint-Ange, comte de Moret , commissaire pour les grands jours en Poitou , intendant des finances et mourut doyen du conseil d'état. Le second fut encore plus célèbre : c'est Réné-Louis de Voyer , marquis d'Argenson, ministre des affaires étrangères, mort en 1756. Caumartin n'épousa mademoiselle de Verthamon , sa deuxième femme, qu'en 1664.
(1) Ce Caumartin fut évêque de Vannes, membre de l'Académie française et de celle des Inscriptions.
(2) Nous n'avons pu trouver dans les papiers généalogiques la date de la naissance de mademoiselle de Verthamon ; on peut pourtant conclure qu'elle avait à peu près cet âge, de ce que le troisième enfant de madame de Verthamon est né en 1635, et que mademoiselle de Verthamon, dont il est ici question, est le cinquième enfant du même lit.
( Gfi )
Elle dut donc souvent entendre parler chez elle des intrigues de la Fronde, car c'était alors l'époque du retour du cardinal de Retz en France. Le charme de sa conversation et le récit de ses aventures, dont il dut entretenir madame de Caumartin, dans l'intimité de laquelle il vivait, purent faire désirer à cette femme de connaître tout le détail d'une vie si aventureuse, si pleine de triomphes et d'amertumes ; ainsi ce fut à sa prière qu'il entreprit d'écrire sa vie. Et si le cardinal de Retz n'avait pas dédié ses Mémoires à madame de Caumartin, pourquoi l'abbé de Saint-Mihiel aurait-il envoyé les originaux de la bibliothèque de ce monastère à Paris? Enfin, madame de Caumartin les possédait encore en 1717, cinq ans avant sa mort, qui arriva en 1722 ; c'est ce que prouve la lettre suivante de madame Charlotte de Bavière, veuve du frère unique de Louis XIV (1).
« Les moines de Saint-Mihiel ont les Mémoires » du cardinal de Retz en original (c'était la co- » pie) : ils les ont fait imprimer, et on les vend à » Nancy; mais il manque beaucoup de choses » dans cet exemplaire. Une dame de Paris, nom- » mée madame de Caumartin, a ces Mémoires » en manuscrit, où il ne manque pas un mot; » quoi qu'on puisse faire , elle ne veut pas les » donner pour compléter ceux qui sont impri- » mes. >»
Il est vraisemblable qu'après la mort de madame de Caumartin , les religieux de Saint-Mihiel obtinrent que ces Mémoires (les originaux) fussent déposés dans l'abbaye où Gondy les avait composés en grande partie. Ce fut là du moins
(1) Cette lettre porte la date de 1717, 14 octobre, et elle est imprimée dans un recueil de fragments de lettres de cette princesse, publié à Hambourg en 1788, in-8°, page 25.
qu'on les découvrit, lors de la suppression des monastères , à l'époque de la première révolution. Les pièces suivantes , copiées sur les originaux , expliqueront le retour de ces manuscrits autographes à Paris.