‹ Notice Sur Les Modes De Germination Et De Ramification Du Glaux Maritima LChapitre 4 sur 4 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

forme monographique, d’une Flore morphologique de France , sans aucun souci de la diagnose spécificatrice. Je suppose le genre Anemone; quel magnifique sujet d’études d'évolution végétale ! Ce seul genre exigerait une dizaine de planches et 40 à 50 pages de texte. Un botaniste ardent aurait là pour une année entière à travailler. Ce sont là les idées que m’a suggérées la notice de M. Fr. Buchenau sur le Glaux maritima.

M. Ducliartre déclare partager l’opinion de M. Ivirschleger relativement à l’importance des résultats que fourniraient les travaux morphologiques appliqués à l’évolution de plantes choisies dans des genres typiques ; mais il ajoute que le projet d’une flore morphologique lui paraît très-difficile, sinon impossible t à réaliser.

M. Roze, à l’appui du vœu formulé par M. Ivirschleger en faveur des botanistes antérieurs à Linné, dit :

Qu’il est regrettable que, dans la plupart de nos dores descriptives, on semble, pour la partie synonvmique, faire table rase de tous les travaux des auteurs qui ont précédé Linné, commç si, en général, ce n’était pas à ces auteurs qu’il ait dû lui-mème la connaissance des plantes qu’il a eu la gloire de nommer.

M. Ducliartre rappelle à cette occasion :

Que Linné est loin d’avoir été le créateur du genre, comme on l’a dit souvent. Il faut, ajoute-t-il, rendre d’autant plus justice à Tourneforl à ce sujet, que Linné a fréquemment réuni en un seul des genres établis par Tourneforl, et que l’on regarde aujourd’hui comme très-distincts. Mais les élèves de l’illustre auteur du Species ont voulu porter si haut la gloire du maître, qu’ils ont même été, comme on le sait, jusqu’à lui attribuer la découverte de la fécondation des végétaux, alors que Camerarius, Vaillant et de plus anciens botanistes même, l’avaient depuis longtemps connue et signalée.

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