DISPOSITION DES PEINTURES DANS L’ÉGLISE
Tout l’intérieur de l’église, ainsi qu’on l’a déjà dit, était revêtu d’un enduit de mortier peint ou badigeonné àr fresque. Aujourd’hui, une partie seulement des peintures est assez bien conservée pour pouvoir être dessinée ; partout cependant on a retrouvé des traces qui suffisent pour faire juger de la nature de la décoration. Voici comment cette décoration était disposée.
Le porche, du moins la portion de voûte et de parois comprise entre l’arc doubleau et le mur de la nef, présente plusieurs compositions tirées de l’Apocalypse. L’arc doubleau était orné d’une suite de médaillons, presque tous détruits maintenant : il m’a semblé y reconnaître quelques-uns des signes du zodiaque. Au-dessus de la porte qui donne dans la nef, on voit un Christ colossal assis sur un trône et entouré d’une gloire. Enfin, de chaque côté de la porte, on distingue trois compartiments l’un au-dessus de l’autre remplis de figures fort effacées. Les deux compartiments inférieurs représentent, je crois, les apôtres : ils sont assis trois par trois, la tête entourée d’un nimbe et le corps dans une espèce de gloire. Dans l’encadrement supérieur, on voit trois anges qui paraissent saluer le Christ. La vignette suivante, gravée d’après un dessin de M. Denuelle, montre l’attitude tout orientale que le peintre leur a donnée. On salue encore dans tout le Levant un personnage de distinction en portant la main à terre, puis à son cœur, à ses lèvres et à son front. En Perse, on saluait de la sorte le grand Roi, comme on peut le conclure de l’anecdote si connue d’Ismenias, qui, pour concilier le cérémonial persan avec la roideur républicaine de la Grèce laissa tomber son anneau devant Artaxercè et le ramassa aussitôt l.
1 iopjv/as Sè, zspoPHvvÏKmi xeXevdpevos, èÇé€a Xe wpô càirâ x*f«fêe t 6 SaxTÜkiov, efra xv^as dvetiero , xal wap^e Sàgav ispofTxvvovtnos. Plut. Artax. 22.