‹ Notice sur les peintures de l'église de Saint-SavinChapitre 42 sur 52 · FRESQUES DU VESTIBULE · texte numérisé non relu

FRESQUES DU VESTIBULE

Planche I. Le Christ assis sur un trône, entouré d’une gloire, la tête nimbée, les bras étendus. Il donne la bénédiction delà main droite.

M. Gérard Séguin a omis plusieurs anges portant les instruments de la Passion et placés à droite et à gauche du Christ dans les angles du tympan. Ces figures de petite proportion, et fort altérées, quoique pourtant reconnaissables aujourd’hui, étaient autrefois presque entièrement cachées sous les lichens et le badigeon. Elles ont été retrouvées par les soins de M. Joly.

L’expression du Christ est remarquable par sa douceur mêlée de tristesse. Evidemment l’artiste a voulu représenter le Sauveur dans la fleur de la jeunesse : caractère assez rare dans les images exécutées en France. Ses cheveux sont blonds et flottent sur ses épaules* partagés symétriquement sur le front. Il n’a qu’une barbe naissante à peine visible. 11 faut noter, comme une singularité très-rare dans notre pays, la manière dont les doigts kde la main droite sont placés pour donner la bénédiction : le pouce s’incline vers l’annulaire, qui est fléchi; les trois autres doigts sont élevés, mais inégalement. Je ne doute pas que le geste de la bénédiction à la manière grecque ne soit exprimé ici. Il est vrai que, pour le rendre parfaitement, il faudrait que le petit doigt et le médius hissent arqués, de manière à présenter la forme du sigma (C) dans l’alphabet grec de l’époque chrétienne (on sait que la position des doigts, leur flexion ou leur rigidité, doit former, suivant les liturgistes grecs, les lettres IC xc i»?<xoùs sp«rrôs) ; niais la courbure du médius et du petit doigt en raccourci frétait pas facile à rendre dans une peinture où il n’y a pas d’ombres; c’était, je crois, un problème au delà des limites 'de l’art à eette époque. La position du pouce et du petit doigt suffit* ce me semble, pour caractériser la bénédiction grecque. Elle n’est pas exprimée plus clairement dans quelques fresques de la Grèce ou de l’Asie Mineure que j’ai examinées. On peut ajouter, je’ crois, la position de 'cette main et l’âge donné au Christ, aux arguments que j’ai déjà fait valoir en proposant d’attribuer les peintures de Saint-Savin à dès artistes grecs.

Pu. III. Voûte du vestibule, à la gauche du spectateur placé devant le Christ. Première composition (la plus élevée) : — Ouverture du puits de l’Abîme. Apoc. ix, i-io.

Les compositions de l’Apocalypse peintes dans le vestibule se suivent, dans l’ordre suivant : i° Paroi nord (à gauche en entrant dans l’église), compartiment supérieur (Pl. III); 2° Paroi

EXPLICATION DES PLANCHES

sud, compartiment supérieur (PL II); 3° Paroi nord, compartiment inférieur (PL III); 4° Paroi sud, compartiment inférieur (PI. II).

1. « Et quintus angélus tuba cecinit, et vidi stellam de cœlo cecidisse in terram, et data « est ei clavis putei abyssi. »

2. « Et aperuit puteum abyssi, et ascendit fumus putei sicut fumus fornacis magnæ; et « obscuratus est sol et aer de fumo putei. »

3. « Et de fumo putei exierunt locustæ in terram, et data est illis potestas sicut habent « potestatem scorpiones terræ. »

7. « Et simili tudines locustarum similes equis paratis in prælium; et super capita earum « tanquam comæ similes auro, et faciès earum tanquam faciès hominum. »

8. « Et habebant capillos sicut capillos mulierum ; et dentes earum sicut dentes leonum « erant. »

9. «Et habebant loricas sicut loricas ferreas; et vox alarum earum erat sicut vox cur- « ruum eqijorum multorum currentium in bellum. »

10. « Et habebant caudas similes scorpionum, et aculei erant in caudis earum; et potestas « earum nocere hominibus mensibus quinque. »

Le peintre s’est conformé fort exactement à la description de l’évangéliste, pour représenter les sauterelles qui sortent du puits de l’Abîme. Leurs cuirasses sont à écailles : il me semble qu’un peintre du Nord, au xie ou xnc siècle, leur aurait donné une armure de mailles. Ces écailles, à mon avis, sont encore un souvenir antique* — La sortie impétueuse de ces monstres, et la confusion de la foule qu’ils renversent sous leurs pieds, sont exprimées avec énergie. Je ne puis m’empêcher de remarquer que le peintre évite le laid. Assurément, au xii° siècle, un artiste de notre pays aurait donné à ces fantômes les têtes les plus hideuses que son imagination eût pu lui suggérer; ici, au contraire , ils ne sont que terribles. N’y a-t-il pas là encore quelques traces de cet art grec si amoureux du beau, qu’il représentait Méduse même comme une vierge d’une noblesse idéale ?

L’ange qui ouvre le puits de l’Abîme tient de la main droite un objet qu’il n’est pas facile de déterminer : cela ressemble à une scie ou à une palme ; je voudrais y voir un oliphant ou une trompette. Peut-être quelque ornement peint sur l’oliphant lui donne-t-il cette apparence dentelée qui, autrement, me semble inexplicable.

Le couvercle du puits, appuyé sur sa margelle, ressemble parfaitement à un bouclier, tel que celui qu’on verra tout à l’heure dans le combat de saint Michel et du dragon. La forme en serait singulière pour couvrir un puits. Peut-être, dans l’idée de l’artiste, dans la tradition populaire, le puits de l’Abîme était-il fermé par un bouclier, ou bien encore est-ce un effet de perspective que le peintre aurait voulu rendre, fort malheureusement sans doute.

Pl. II. Voûte du vestibule, côté sud, compartiment supérieur. — Délivrance des quatre anges liés dans l’Euphrate. Apoc. ix, 1 4 - 1 7 -

EXPLICATION DES PLANCHES

Je présente ici l’explication qui me paraît la plus naturelle ; l’ctat déplorable de cette fresque permet peut-être d’autres interprétations : je les indiquerai plus bas.

1 A. ... « Audivi vocem dicentem sexto angelo qui habebat tubam : Solvc quatuor angelos « qui alligali sunt in flumine magno Euphrate. »

15. « Et soluti sunt quatuor angeli qui parati erant in horam et diem, et mensem et « annum , ut occiderent tertiam partem hominum. »

16. «Et numerus equestris exercitus vicies millies dena millia. Et audivi numerum « eorum. »

17. « Et ita vidi equos in visione : et qui sedebant super eos habebant loricas igneas et « hyacinlhinas et sulphureas : et capita equorum erant tanquam capita leonum; et de ore « eorum proceclit ignis et fumus et sulphur. »

On remarquera que les anges paraissent être dans une rivière, au moins leurs pieds sont sur un fond d’une autre couleur que le fond général du tableau. Leur mouvement conviendrait assez à celui de captifs qu’on va délier, mais aujourd'hui les chaînes sont devenues invisibles. Cependant M. DenueHe, qui a dessiné cette composition par un très-beau jour, avait cru voir des chaînes attachées à leurs mains. Cette fresque est si altérée, que tous les dessins qu’on en ferait présenteraient des variantes de détail. 11 faut non-seulement voir, mais interpréter ce qu’on voit, pour le rendre intelligible dans une copie. L’heure du jour, du soleil, ou un temps couvert, changent complètement l’apparence de quelques détails importants pour l’intelligence du sujet.

Au-dessus des cavaliers, dans une gloire, paraît une espèce d’autel, et tout près quelque chose de rouge, qui probablement est une figure placée sous l’autel. Plusieurs personnes cpii ont vu cette fresque à une époque où elle était moins endommagée m’ont assuré quelles avaient reconnu une figure de saint, nimbée, sortant à mi-corps de dessous l’autel. Peutêtre alors se rapporterait-elle aux versets 9 et 10 du chapitre vi de l’Apocalypse :

9. « Et cum aperuisset sigillum quantum, vidi subtus altare animas interfectorum propter « verbum Dei , et propter testimonium quod habebant. »

10. « Et clamabant voce magna dicentes : Usquequo, Domine (sanctus et verus), non « judicas et non vindicas sanguinem nostrum de iis qui habitant in terra? »

On peut objecter que, d’après le texte sacré, les martyrs furent revêtus d’une robe blanche , tandis que nous voyons ici un vêtement rouge (verset 1 1 : Et datæ sunt illis singulæ stolæ albæ) ; mais on peut répondre que l’apparition des martyrs, et le don d’une robe blanche, appartiennent à deux moments distincts de la vision , et que le peintre n’en pouvait représenter qu’un seul.

Quelques autres versets de l’Apocalypse pourraient encore, à la rigueur, s’appliquer à cette peinture. J’avais pensé d’abord qu’elle offrait une représentation des fléaux qui apparaissent à l’ouverture des quatre premiers sceaux du livre mystérieux [Apoc. vi , 1-8) : les

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cavaliers seraient la Guerre, la Famine et la Mort. Mais alors la couleur des chevaux, trèsminutieusement décrite dans le texte sacré, aurait été fort inexactement rendue par l’artiste. Enfin les anges, à l’exception de celui qui sonne de la trompette, demeureraient inexplicables. Au surplus, je le répète, l’état de cette fresque est tel aujourd'hui, qu’il est extrêmement difficile d’en apprécier exactement les détails, à plus forte raison, de les copier.

Pl. III. Voûte du vestibule, côté nord, compartiment inférieur. — La femme pour* suivie par le dragon. Apoc. xir, 1 - 1 5 .

I . « Et signum magnum apparuit in cœlo : Mulier amicta sole, et luna sub pedibus ejus;> « et in capite ejus corona stellarum duodecim. »

3. «Et visum est abud signum in cœlo : Et ecce draco magrius, rufus, habens capita « septem et cornua decem; et in capitibus ejus diademata septem. »

4. « Et cauda ejus habebat tertiam partem stellarum cœli, et misit eas in terram; et draco « sletit. ante mulierem quæ erat. paritura, ut, cum peperisset, filium ejus devoraret.. »

5. « Et peperit fibum masculum qui reclurus erat omnes gentes in virga ferréa; et. raptus « est filius ejus ad Deum et ad tbronum ejus. »

13. « Et postquam Audit draco quod projectus esset in terram, persecutus est mulierem « quæ peperit masculum. »

14. «Et datæ sunt muberi alæ duæ aquilæ magnæ ut volaret in desertum, in locum « suum , ubi alitur per tempus et tempora et dimidium temporis a facie serpentis. »

15. « Et misit serpens ex ore suo post mulierem, aquam tanquam Ilumen, ut eam faceret « trahi a flumine. »

L’artiste a réuni dans la même composition des détails qui se rapportent à différents moments de la vision de l'évangéliste. Ainsi le fleuve coule entre la femme et le dragon (vers. î 5) ; elle a des ailes (vers. i4), et cependant elle tient encore son fils, qui déjà était ravi au ciel quand le dragon vomit le fleuve pour l’engloutir.

On remarquera quelques points rouges sous le dragon : ce sont sans doute les étoiles que sa queue abat sur la terre. (Vers. 4-)

La portion de disque rouge qui renferme une forteresse au milieu de laquelle on distingue une petite maison est le ciel, la demeure de Dieu. Un peintre du moyen âge ne pouvait se représenter la céleste demeure autrement que comme un château fort.

Le grand disque rouge sur lequel la femme paraît assise est, je pense, le soleil. C’est ainsi que le peintre a traduit ces mots du premier verset : « Amicta sole. »

L’attitude de la femme est remplie de noblesse et de grâce. Son expression mélancolique est heureusement rendue. Le personnage placé* à sa droite est sans doute saint Jean, dont le geste exprime la crainte et l’horreur à l’approche du monstre.

On observera que la tête du dragon est entourée d’un nimbe. Le nimbe n’exprime pas seulement la sainteté : c’est un caractère surhumain et mystérieux, une marque divine im-

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primée soit comme un signe d’élection, soit comme un signe de réprobation. 11 a les deux sens opposés qu’avait le mot sacer chez les Latins.

Le dragon sur notre planche paraît figuré, contrairement au texte sacré, avec une seule tête et dix cornes; c’est une erreur de M. Gérard Séguin, fort excusable lorsqu’on se rappelle l’état de la fresque à l’époque où elle a été dessinée. Aujourd’hui quelle a été nettoyée complètement, les sept têtes sont bien visibles. Cinq fort petites têtes, couronnées de nimbes jaunes, sortent de la nuque du monstre et forment la base de ses cornes, avec lesquelles il est facile de les confondre à moins d’un examen attentif. Derrière la tête principale, une septième tête pend sous la gueule du dragon. Cette dernière, entourée d’un nimbe de couleur sombre, est la tête blessée qui guérit de sa plaie mortelle. ( Apoc . XIII, 3.) « Et vidi « nnum de capitibus suis quasi occisum in mortem , et plaga mortis ejus curata est. « On voit que le peintre a identifié le dragon du chapitre xii, avec la Bête du chapitre xm.

Pl. 11. Voûte du vestibule, côté sud, compartiment inférieur. — Combat de l’arcbange Michel contre le dragon. Apoc. xir, 7, 8.

7. « Et factum est prælium magnum in cœlo : Michael et angeli ejus præliabantur cum « dracone, et draco pugnabat et angeli ejus. »

8. « Et non valuerunt, neque locus inventus est eorum amplius in cœlo. »

L’archange est monté sur un cheval blanc, dont la selle a le plus grand rapport avec le harnachement des Orientaux. Il dirige contre le dragon une javeline très-mince; d’ailleurs, il n’a pas d’armes défensives. Je crois qu’il n’a pas d’étriers; cependant, un trait jaune qui cerne sa jambe droite peut à toute force être pris pour une étrivière. Un ange, à côté de lui, tient un bouclier pointu par le bas.

On voit deux autres anges à pied, armés d’épées, derrière le dragon. L’attaquent-ils, ou bien sont-ce les satellites du dragon? 11 est assez difficile de résoudre la difficulté. Piien dans leur costume et dans leur caractère ne semble convenir à des anges de ténèbres; mais le texte est positif : le dragon, comme Michel, est suivi de son armée.

Pl. XL. Voûte du vestibule, côté nord, rangée inférieure, au-dessous de la. femme poursuivie par le dragon. — Glorification de la Vierge (?)

On croyait, il y a quelques années, qu’il n’existait plus que deux compositions peintes de chaque côté de la voûte du vestibule; les derniers travaux de M. Joly en ont fait découvrir une nouvelle; nous la publions ici, d’après un dessin de M. Viollet-Leduc.

Une femme assise, la tête entourée d’un voile, nimbée; la main droite élevée comme pour bénir, la gauche rapprochée de la poitrine. La tête et le haut du corps se détachent sur une gloire; deux anges volent au-dessus, étendant la main gauche vers la femme, et relevant la droite, le poing fermé. A droite de la femme assise, deux personnages nimbés semblent s’approcher d’elle et lui adresser la parole : le premier, barbu et tonsuré, revêtu de l’habit mo-

EXPLICATION DES PLANCHES.. LOI

nastique, tient une châsse ou un livre; le second, imberbe, la tête couverte d’une espèce de capuchon , me paraît être une femme. Un peu plus loin , en arrière, une foule d’hommes se presse a 1 entour; à leur tête, on distingue deux rois portant' des diadèmes. A gauche, on voit plusieurs personnages tonsurés, conduits, comme il semble, par un homme barbu, la tête recouverte dun capuchon, et tenant, de la main gauche, une baguette, un sceptre, ou peut-être une crosse. — Il faut noter les deux ornements en losange qui se lient au nimbe de la femme : ils me sont tout nouveaux, et je ne sais comment les expliquer. Tout le bas de cette fresque a beaucoup souffert de l’humidité , et la partie supérieure elle-même n est visible que depuis le nettoiement dont j’ai parlé.

L explication du sujet me semble difficile. J’avais essayé de la chercher dans l’Apocalypse. En effet, le vestibule présentant une suite assez nombreuse de compositions tirées de ce livre , il paraissait naturel d’y rattacher celle-ci ; mais je n’ai pu trouver aucun texte qui sy appliquât convenablement. Un moment j’avais été tenté de voir dans la femme assise la grande Prostituée ( magna Meretrix), entourée de ses adorateurs, et prête à verser le sang des saints ( Apoc . xvir, 4,6) qui se présentent hardiment devant elle.

On a déjà remarqué que le nimbe n’est point toujours un attribut de sainteté, puisque la tête du dragon en est couronnée. Un signe semblable pouvait donc être donné à la Mère des abominations. Enfin, les deux anges levant leur main droite fermée me semblaient faire un geste de menace, et je voyais en eux les exécuteurs de la sentence cbvine prononcée contre Babylone. Mais ni la Bête, monture de la grande Prostituée, ni surtout la coupe d’abomination, son attribut constant et caractéristique, ne se retrouvent ici; on ne peut admettre cpi’on les eût omises dans un pareil sujet. D’un autre côté, les deux rois et les moines qui environnent la femme assise ne sauraient s’expliquer dans cette hypothèse. Enfin, le caractère calme, grave et tout rehgieux de cette peinture suffirait seul pour obbger de chercher une autre interprétation.

Pour justifier celle que je crois pouvoir proposer, j’ai besoin de rapprocher cette composition de celle qui occupe l’intérieur de la niche du narthex (voirie frontispice). On se rappelle que la Vierge du narthex est placée entre un saint et une sainte agenouillés devant son trône. Ce saint et cette sainte, cpii occupent une place si importante dans la composition du narthex, je crois les retrouver ici dans les deux personnages debout auprès de la femme assise, et les différences notables qu’on peut remarquer dans leur costume ne doivent pas surprendre, puisque les deux sujets ne sont pas l’œuvre des mêmes artistes, et que, suivant toute apparence, ils ont été exécutés à un intervalle de temps considérable. J’ai déjà exposé les motifs qui m’engageaient à reconnaître dans les deux personnages nimbés du narthex saint Savin et sainte Savine. Sans doute une tradition , perdue aujourd’hui , associait les deux saints homonymes au patronage de l’abbaye.

Je pense donc que cette composition représente la glorification de la Vierge. H était naturel dans l’abbaye de Saint-Savin de placer au premier rang de ses adorateurs deux saints de l’ordre de saint Benoît. On ne doit pas s’étonner de voir dans la foule qui entoure le trône divin un si grand nombre de religieux, puisque le peintre travaillait pour des moines. Quant aux deux rois, ce sont probablement les princes qui ont bien mérité de l’Eglise, Constantin,

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par exemple, et Charlemagne, ou bien, si l’on suppose à l’artiste des sentiments français, ces deux monarques seraient Clovis, qui détruisit l’arianisme , et Charlemagne, qui dota l’Eglise.

La composition qui faisait pendant à celle-ci du côté du sud est entièrement effacée. L’enduit de mortier a disparu même, en grande partie.

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