‹ Notice sur les peintures de l'église de Saint-SavinChapitre 6 sur 52 · E. REMARQUES SUR LA CONSTRUCTION DE L’EGLISE · texte numérisé non relu

E. REMARQUES SUR LA CONSTRUCTION DE L’EGLISE

A ne voir l’église qu’à l’extérieur, ses assises en moellons uniformes et régulièrement disposés , on ne devinerait pas la grossièreté singulière de l’appareil. Ces assises de moellons ne sont qu’un parement, derrière lequel on trouve un opus incertum composé de pierres de toute grandeur, de briques et de gravois, noyés pêle-mêle dans le ciment, et revêtus d’un crépissage à l’intérieur de l’édifice. Les colonnes ne sont pas construites en meilleurs matériaux; leurs tambours sont de moellons assemblés sans beaucoup de soin, et séparés par des lits de mortier d’une épaisseur remarquable. Le tout est couvert, ainsi que les arcades, les voûtes et les parois, d’un enduit assez fin, évidemment destiné à recevoir des peintures.

Les voûtes sont fort épaisses, en moellons, et cintrées en berceau. Avant les dernières réparations, elles étaient dans l’état le plus alarmant. La charpente est moderne, ou du moins très-postérieure au xvic siècle. Le clocher, à l’intersection des transsepts et de la nef, est octogone, percé de fenêtres en plein cintre, flanquées de colonnettes courtes et d’un travail grossier. L’une d’elles se distingue par l'ornementation à la fois curieuse et barbare de son fût; il est guiîloché ou cannelé horizontalement.

1 Voir, à l’appendice B, un extrait du manuscrit de dom Estiennot, qui fait connaître les noms des différents autels et les inscriptions très-anciennes que l’on y a tracées. Pour plus de clarté, j’ai suivi, dans l'indication des autels de l’église, l’ordre marqué dans le manuscrit de dom Estiennot. Il désigne par le n” î l’autel placé dans le transsepl nprd; le n° 3 est l’autel du

chœur voisin du 11“ 1, et ainsi de suite. En faisant le tour du chœur de gauche à droite, on revient au transsept, et l’autel placé dans le croisillon sud porte le n° 7. 11 y avait encore deux autels situés entre le narthex et la nef, et dédiés l’un à Marie, l’autre à saint Joseph; leur construction ne remontait qu’à l’année 166/1 . Aujourd’hui l’on n’en trouve plus la moindre trace.

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