X. STSTtlE DU RBIH
Les montagnes des Vosges, de la Hardt, de la forïftt Noire et de TOdenwald , formenl #11» groupes en quelque sorte «inftétrîqu^»
foi M umiDOTl i*«ii fi0-à'>f is lit i*io«te par ê9u% longnoi ftilaiiw légènmeiit finoeuseï , dont tes ëirecUoDs générales MNit paraHèlcs Tune à Tautre , et au cotiri tfn lliiD qui coule entre elles depuis Bàle Jmqa*à Mayence. Ces deux falaises sont principalement composées d^éléments reetitignes erientés presque eseetement du N. SI* E. au S. 81* 0. ; et les montagnes, dont eHes sont pourainsi dire les façades , présentent les unes eemme les autres , dans beaucoup de points de leur pourtour ou de leur intérieur, d'autres lignes d'escarpements pa»
railèles aui précédentes*
Lé dlrediôn de la crête de la partie eenlr«le du noyau de roclMi anciennes des Vosges n'est pas en rapport avec les direetiods que présente la stratiieation d'une partie de ces rociies, directions qui se rapportent prifieipalement, ainsi que nous l'avons vu ei-dei- SQS, p. 198, au Système du F^esMiofetofid ef dis Hundtriichf et peut«ètre aussi en parlle ttt Sysiàmê du Longmynd et au Sytièm du Fiiiistère* Cette crête qui, comme on l'a vu également, p. 277 , s'articule avec celle du massif des Ballons sous la forme du JamiMige vertical d'un T renversé (x)» coupe manlfestementla direction des roches schisteuses andeoDes, et elle est parallèle à la direction
moTenne d«s eicarpemento qui Tiennent il*étre mentionnés» à celle d*un grand nombre de failles qui traversent le grès des Vosges et à la direction générale des assises légèrement inclinées de ce dépôt sédimentaire.
Le relief des Vosges, considéré dans tout son ensemble, se coordonne, comme celui des Pyrénées, à deui lignes de faite parallèles entre elles, dont Tune se termine visà- vis du point où Tautre commence. La première est la crête de la partie méridionale dont nous venons de parler. Elle se poursuit d^une manière continue depuis le Ballon d'Alsace jusqu*à la montagne qui «épare Sainte-Marie-aui- Mines de la Croix. L'autre commence près deSaales, se poursuit par le Donon juaqu'a la montagne de .Saverne, et se continue même plus au N. Jusque dans la Bavière rhénane, en formant le bord occidental du massif montagneux • qu'on nomme les basses Vosges ou la Hardt. . M. le docteur Mougeot de Bruyères a fait remarquer depuis longtemps (1) comment le Système du Donon est séparé des chaînes méridionales par le Col de Soales, et com- . ment le Système du Champ-du-Feu en est séparé par le Col de Steige , de telle sorte
; (t) ButUdt ta Sor /ri'ol de fr. , i«34-!8L'&. t. Vï, p. iS.
que le prolongemeDt de la cbatoe voigieone jusque dans la Bavière rhénane appartieo» draii au Système du Dofwn^ tandis que celui du ChamjhdU'FeUf placé eaire la vallée de la Bruche et celle de la MQhIbach, jouerait un rôle plus secondaire. Le massif du Champdu-Feu s'élève comme un jalon isolé dans le prolongement de la crête de la partie méridionale des Vosges , dont il est séparé par la contrée basse que forment le grès rouge et le grès des Vosges, depuis Saales jusqu*à Ville. Le terrain ondulé et d'une pente incertaine, dont les cols de Saales et de Steige font partie, et qui se rattache vers le nord au Ban-de-la-Roche, remplit, dans les Vosges, une place analogue à celle que la vallée d'Arran occupe dans Tensemble dts Pyrénées.
Les deux crêtes jumelles qui viennent d*être signalées relient entre elles toutes les montagnes auxquelles, on a étendu la dénomination de Vosges, et en forment les deux traits les plus saillants; mais elles n*y forment pas des traits isolés. Leur existence se ratiat'be à des failles qui font partie d'un nombreux faisceau de failles parallèles auxquelles sont dues les lignes les plus caractéristiques de riniérieur et du contour de« Vosges.
U «inflrè biriii<|ii< dont \t grès d m VoB|«k I*é1èv6 fttt-d«99U9 desplainel, t>ll<!notiièttt ^ue rœil suit d*ane matHèrê si disilfielê et li urtiroHne, dqpufs Kemiremont }tts4tt*à Fyrmasetis, et qui «st encore plus praiulbsi sur le reters opposé, le long de la plaine dtt Rhin , est ee qui particularise les Vosges comme région distincte, et ce qui leur iin* prime, malgré la complication de leur cofiiposition et de leur structure intérieure, ni caractère d^unité. Mais cet isolément «M Vosges ne Poinrent pas elles-seules ; ear, èl ftce de ces montagnes, sur la rivé droitt dn Rhin, se dessinent deux autres groupés, celui de la Forêt Noire et celui de I^Odea" Irald , qui sont dans un isolement tout i fait analogue et dont les noms se prenneat dans une acception géographique semblable k celle que Tusage attribue au nom de Vosges. G*est par là que les chaînes des devt rives du Rhin ont des traits de tessett* blance si frappants qui ont conduit depuis longtemps M. Léopold de Buch à les réualr Tune et rautred}insun des quatre Systèmei ^qu'il a distingués en Allemagne , le Syitème iu Bhin,
Le cachet d'unité ((tie présentent les Vosges s'étend même au groupe entier des montagnes des deux rives du Rhin d6tit lai
MltmlfODi M tMfdoliiMOi tfee «m llmpiieitë que f9tm%i éa les embntMt itni ItHrtnMfliMe, oMimt si elles forMilMl nù tout eomplet» earaeiérjsé dant le relief «ttérieur par la dupoeition syttiéiriquè ifu'ellei aflteeteni.
Cette af mëtrie ne ae mnlfiMte Jamifi if bi«n qtte tornfu^on peut apereefoir à It Mi Tm «trautre groupe en uiUlitéd*aii peUll un peu éioigtié vert le midi. Dea eollliu» de I* Httttté'^eadiie et particutièremett de la eolline de ta Motte près de Veaeut, on voie te profti dea Yosgea, qui est très bas et ttèi plal vers fe Vald^Ajol, se relever et se boa- Mier «ssez f»rui»nent plus k TE., dans ta ré* f ion des Ballons. Les montagnes de la forêt Moire présentent une disposition eorrespondente dans an sens diamétralement ep*> poaé : on pèot en juger, en cboisiasint peur les «xaminer tan point situé par rapport ft etiM, eomme Test la Motte de Yesoul par rapport atii Vosges.
De ta eitne de rOèlliberg, au midi de Zuricb, on distingue à rhofikon là ligne monotone de la forêt Noire. Elle paraît bombée, mais très peu festonnée; moins qae lea Vosges ne semblent Pêirè lorsqu*on tes toit de le Francbe-Comté. Cette 1i|;ne de 11 forêt Hoirè »*élère vert ro, avec tinè êttrémit
aniformité, à parlir des plaines da Wartemberg, auiquelies elle fait parfaitement continuité» ce qui rappelle le raceordementdes Vosges avec les plateaux qui boident le Val d*AJol> tel qu*on Tobserve de la Motte de Vesoul. L*œil ne rencontre d*autre point d'arrêt» depuis le milieu de la forêt Moire Jusque bien loin dans les plaines du Wur> temberg, que le rebord des Randen qu*0B aperçoit de rUetliberg, au N. 1** E.
. Mais pour voir à la fois, avec un égal dé- Teloppement, les Vosges et la forêt Noire » il faut monter, par un temps serein, sur une des bautes cimes du Jura placées dans le prolongement méridional de la plaine du Rhin. Me trouvant, le 28 juillet 1S36, an lever du soleil, par un ciel sans nuages, sur la cime du Rothi-Flube, au-dessus deSoleure, je détournai un instant mes regards du spectacle si attachant que m^offraieut les Alpes et leurs magnifiques glaciers, pour considérer les lignes moins hardies de la partie septentrionale de rhorizon. Les Vosges présentaient alors les pentes abruptes de leur flanc S.-E. par-dessus les crêtes successives du Jura et la plaine de BefiTort, et Je remarquai en même temps la terminaison escarpée qu'elles offrent en se prolongeant vers le nord, le long de la plaine du Rhin. Je sui-
▼ais de l'œil leur bord oriental Jusqu^à la montagne de Saiqte-Odîle. Je distinguais aussi très nettement le profil de la forêt Noire. L'horiion de la Souabe s^élevait doucement vers ce large massif, qui ne se découpait un tant soit peu que vers leBelcben, presque sur le bord de la plaine du Rbin. Le Feldberg se détachait à peine de la ligne générale. La cbute rapide du Blauen, vers la vallée du Rhin, était très sensible. Mes regards s'étendaient sur cette plaine unie, du milieu de laquelle je voyais surgir le petit groupe isolé du KaiserstubI, semblable à une taupinière dans le fond d*un large fossé.
L^imagination se représentait aisément cette plaine remplacée par des masses aussi élevées que les Vosges et la forêt Noire entre lesquelles elle s'étend, formant de ces deux groupes une seule proéminence légèrement bombée, dont la voûte extrêmement surbaissée s'inclinait d'un côté vers la Lorraine et de l'autre vers le Wurtemberg. Il semblait qu^l ne manqu&t que la clef de cette voûte qui se serait un jour abîmée pour donner naissance à la plaine du Rhin, flanquée de part et d'autre âpar ses culées restées en place, de manière à former sur ses flancs deux escarpements ruineux en regard l'un de l'autre (i).
f) Explie, d* la Cartt ^tolvg. d« la Fnincf. t. 1. p k'^h
âto
' L« prèllt <f«ê )e tiehs de décrire et dittt iMfUêl M maniréste si bien Punité de sfraelure dei montegnes des deui rives du Rliiii, •SI eti tnénte temps celui dans lequel elles eecupeDt U plus grande largeur , et eeloi dans lequel leur terminaison eitréme vers rest ei ters Touest est le moins neite»iéfli dessinée par les traits orographlqties ; tnaU éeile eiception ne détruit pas le Ait général de risolement qui caractérise ees moutagnes. Il le détruit d*autant moins que las lignes d^élévation quelquefois moins abruptes qui forment, aussi bien que les eaearpements déjà signalés, les traits caraetéristiquéi do groupe naturel ou du «S^itème de moMoffnês dent nous parlons , partagent avee eu derniers la propriété de se dessiner trèi nettement sur une carte géotegique de eés contrées, aussitôt qu*on y distingue perdes couleurs différentes les deut formations, si iouvent confondues ensemble , du grès das Vosges et du grès bigarré.
Dans la fbrét Noire et dans l^OdenwaM, aussi bien que dans les Vosges , les escarpements et les lignes saillantes ci-dessm mentionnés sont babituellement composés, •A tout ou en partie , de grès des Vosges. Ils forment en général la tranche on la pente douce terminale des plateaui plus ou
f^rmaiioo coofiUtutnt li furfaee. Dtni la ÎQfét Noire et dan» rOdenwsld , iU paraif^ stQt duf comme daof lea Yoiges, à de gran<* dei fracture», à une série de raillei paral»lèlea qui ont rompu e( diveriement élevé» al>|i.if«é eu îocliné lai différeolf comptrU** maotf dao# lêmiieli ellee ont diriié la Cor*mation du grèfde» Vofgee, à une époquf oà calla lormaiioii n'éUU eBCorareeouyerle par aucaoe autre.
La boulavartemeet daiM lequel eaa faîllai la M»9^ produites ast| par cpaiéqueot » aaMrifiir au dépdt du a rstèma du grès bir girr^ y dy muacbalkalk et 4ai marnes irn aéfs, qui tout autour eu maoïagnes dae 4cux bords du Rbin s'étend jusqu^au piad des falaise» dirigées du N.-N.-E* au ;9,-$.'Q-f mais qui» malgré les tracas da disloeatîo» très nombreuses et souvent fort éieuduaf qu'oo 7 observe, na s'élève Jandais» conoma la fret des Vosges» an vériubles moatagnai^ Ce groupe de coucbes s'arrête touiours aa piad des montagnes que constituent les formations $tê atnées , dans une sorte d*atti* tude respectueuse» qui est un 4eê caracièrep géologiques les plus remarquables de la contrée : cela seul donne aui montagnop du Suftème ^ W» iw cacbtt d*ancienn«i#
qui les diitiogue éminemment du Jura, dei Pyrénées, des Alpes, et en général de toutes les chaînes plus modernes et plus élevées sur les flancs desquelles des formations récentes se montrent à de grandes hauteurs.
Les phénomènes modernes, tout en apportant quelques légères modifications aa relief des Vosges et en interrompant Tuniformité des plaines environnantes , n^ont pas elTacé les limites qui séparent ces plaines des montagnes. Ils n*ont pas 6té le caractère général de plaine au sol récent qu'ils ont «ccidenté; Ils o*ont donné naissanee dans U' contrée qui nous occupe qu*à de simples collines. La distinction de la plaine et de la montagne remonte donc id à une cause antérieure, et les limites des' deui régions restent toujours généralement en relation avec les dislocations qui viennent d*être indiquées, ou avec d'autres dislocations antérieures plus ou moins ancien* nés et plus ou moins considérables que noos avons signalées dans les articles précédents.
L'espèce d'Isolement dans lequel les Vosges, la forêt Noire et l'Odenwald se trouvent au milieu des plaines qui les entourent , et même par rapport aux ondulations que ces plaines présentent, est donc et principalement aux accidents atratîgra*
pbiques qui forment le caractère eisentiel du Système du Rhin; mais les faillet dirigée! en moyeDDe au N. 21® E. , qui aoDt ici lef plus remarquables de ces accidents , ne sont qa*une petite partie d^on Système de dblocations beaucoup plus étendu qui tra* Terse le sol d*une partie considérable de TEurope.
La ligne presque droite suivant laquelle se terminent à Test les grauwackes du Westerwald près de Horobourg , de Giessen » de Marbourg, est dans le prolongement presque eiact de la faille qui limite tes basses Vosges de Wissembourg à Wacben* heim«
On observe aussi dos traces de fractures analogues et seroblablement dirigées, dans les montagnes entre la Saône et la Loire, dans celles du centre et du midi de la France, et Jusque dans les parties littorales du département du Var.
La bande de terrains bouillers en lambeaux intercalés pour la plupart dans les replis des roches cristallines, qui traverse le centre de la France en ligne droite de Decise (Nièvre) à Pteaui (Cantal) , marque une dislocation parallèle aui précédentes, et qui en est probablement contemporaine.
Les reliefs longitudinaui qui sont dans
Syui^mp du lihin , dpîv^oi. IçMr Qi^iiie à une m'i^ 4e r«ille» Qrieni^^s 9 9^^ prè« p/)raiièlefr)^pÙ«9 i)Be« fiMi du^r^s, du S. U" il îî^* 0 , »M I^. 18- il 23*» E.; c'est à dir# ^0 lupyppRe 4u S. ?p« 1/2 0., au N. ?Q*» 1/2 JÇ, Celle dirccMQU peut être rapportée aux environs de Saaies dans TiDlér|M4r 4^ yp?jeç. Trffilfpprii^e à Strasbourg, qui fe \rgny^ è plu^ d'un demi- degré de longitude plus à Te^l^ au fpilieu de la plaine du Mbju et à peu prim au c^sntre de» grou- PCm q)9]9^gu^^K quj ep formeu} les deux Qvncfi f f^Ue dirçctîQn devient à très peu près N. 21° E. : c'est la direction que J*ai idpp^éç depuis longtemps » à la suite de Upmbreu.n^ lAtonnernenis, pour le SystètM dff fit^n. Pour transporter cette direction dans quelques uns des points de TEurope dpnt je viens de parler, je supposerai que le grand cercle de comparaison du Système passe à Strasbourg , et qu'il coupe le niéridien de cette ville sous un angle de 21V Afin de comparer à cette direction celle de la bande de lambeaux bouillers qui traverse le centre de la France Je remarque d*abord que la partie la plus continue et la moins sinueuse de cette bande est la partie qui s'étend du lambeau houiller de Pfeaux (Cantal)
à Céltti de ^'inft et flôyatlt (Atltéf). ^^ la ligne qui joint le cehlre du tèrralif ttôult- 1er de Pleaux au centre du (éfraîri houtt* 1er dé Noyant court au N. 55* J Ê.; le milieu de cette ligne se trouve un peu à rô. de Pontgibeaut dans un point ittué environ par 45* 50' de lat. N., et paf 0* 23' de long. E. de Pàtii. Ici, lés orientations de Cassini ne forment Avec lés orientUtions astronomictues qu^un angle de 16' 30'', d'où il résulté qu'au point cidel- Sus désigne la direction de là bande houillère du centré de la France le dirige, en négligeant les Secondes, du N. 1!2° 46' E. , au S. 22** 46' 0. du mondé. LA direction du Système du Hhin, transportée de Strasbourg à ce même point, devient à très peu près N. 18* i7'E., S. 18' 18« 0. ; elle forme , par conséquent, avec la direction de la bande houillère du centre de la France, un angle de 4'* 28'. Sans être complètement négligeable , cette divergence paraîtra cependant peu considérable, si Ton remarque que là direction de la bande houillère dont il s'agit est simplement jalonnée par des lambeaux discontinus du terrain houiller qui ne sont pas rangés rigoureusement en ligné droite.
La bàtide de lAmbeâut houiliers de la
France centrale se perd au nord , près de Souvigny et de Decize , sous les couches non disloquées du trias. Elle est à peu près parallèle i une ligne qu^on tirerait du centre du bassin houiller de Bert et Montcombroux (Allier), à Saint-Eugène, dans le bassin bouiller du Creuset (Saône-et- Loire) , ligne qui marquerait probablement à peu près la direction de Tune des dislocations que le terrain houiller du Creuset a subies avant le dé^i du trias.
Dans toutes les contrées qui irienneiil d*étre indiquées , les plis et les fractures dont il s*agit sont antérieurs au dépôt du trias. Partout aussi on peut reconnaître qu'ils sont postérieurs au dépôt du terrain houiller. Il est vrai que Tabsence, dans ces mêmes contrées, des formations comprises entre le terrain houiller et le grès bigarré, empêche qu^on ne puisse déterminer d*une manière complète Tépoque relative de leur formation ; mais on peut dire du moins que rien ne contredit jusqu'ici rinduction que fournit leur direction, poor les rapprocher de celles qui caractérisent le Système du Rhin,
Le centre de TÀngleterre présente anssi des accidents stratigraphiques qui» d*après leur direction etd*après leur âge, paraissent
d«voir être rapportés au SuttèfiM du Hkm. La direction du Système du Rhm transportée de Strasbourg à Dudiey , en prenant pour grand cercle de comparaison celui qui passe à Strasbourg en se dirigeant au N. 21* E., devient k très peu près N. 1 3** E. Elle est représentée sur la carte d* Angleterre par une ligne tirée de Dudiey à Longney, point situé sur la rive gauche de la SaYcrne, entre Gloucester et Newbam : construite sur la carte de If. Greenough et sur celle de M. Murchison , cette ligne représente à peu près Taie longitudinal de Tespace dont le terrain houiller de Dudiey occupe la surface, et celui de Teoceinte que forment autour de cet espace les collines composées par les coucbes inférieures du nouveau grès rouge. Cette même ligne est par suite à peu près parallèle à Tensemble des failles et des inlleiions auxquelles ces collines doivent leur relief, quoiqu'elle forme un angle d'environ 9"*, avec la faille que M. Murchison a tracée de Wolverhampton à Gannock et a Wolseley-Park. D'après les coupes de la planche 37 du SUurian System , ces accidents stratigraphiquea n'affectent d'une manière bien prononcée que les couches inférieures, coloriées d'une teinte plus foncée, du terrain de nouveau grès rouge , coOcbes que leur
pdMttbn ItiftrMuré et \mt mnpoêima eoa*
dttiseiit tiset natUretl^meint à teiirder eèmme repré»entant le grès ëet VotgM.
Le tél-raiti hoiiHler de GoaUBttHl1i*Dttlê » poiivànl donner lieu k des reman^uei du rilChié kênre, Inexistence du Sytm^dik flAitt mè t)af AU alliez ftaireitient indi<|uétt d«ai la ptKitt rènti'Éle de TAngleierre.
C« Sfslèmê ë t^Dibablement tnfluê «ur la sltuéillre de (|i)e1qiiel potttti du nord du Pa)rs de Galtëft , et il me parati se dessiner antëi dans qdeltfi^el mis des traits généraut de la ebnfigurailbrt des lies Àriianfiiques.
J'ai veMarqué depuis longiemp» (i) que le» tnôtitagne» de rÉcos^eetde ririande, deputi lei lie» Ottad^ft et Bhetlàtid , ]iiiqù'éuigraHitéft de WldLh)^ et de Carlow, paralslent poMet lès iratiïs de disloeailôiis appart«tiaht eu ^tênié du RMA. Une pa* rallèle metiée pèt bi^lfast (IrUtide), au grand cercle i)uî esl drienté è éimsbourg If. 2t* E, se dirige A i^é pett prèê au N. 9« 50' E. Celte llgAe, ebMitrutte sur la rarte des tiei Brttanniquêi, pà««lî à peu près à Ferns (eoml* de Wétfôrd) , dânl 1« tnidi de Tlrlande et à IMIe tf a-Gui-âth , ertlré le cap Wraib et Durhess dàtts 1ë fiord de TËcosse. Elle est
(i) Explitatioit 4e ta Carte téologifue de la France, t. I.
p. <is.
I pêù près parallèle 4 la direction générale de la cdte orientale de Plrlande, et à celle de la côte occidentale de TÉcosse, depuis ta pointe méridionale de la presquMle de Cantire au sud jusqu^au ca|) Wrath au nord. Elle trace h peu près Taxe longitudinal dé la longue presqu'île dé Cantire et la bord occidental de la région la plus élevée des Higbiands , et elle Mt parallèle à Vàxt dé la longue etiatne d'Iles qui 6'étend dé Barà« Head k North tlist (aie dont le prolongémeut atteindrait le^ lies l^eroe), aln$l qu*aux aies longkudinaut des archlpéll, des Oreades et des Shetland.
D*auires lignes d'une Itnpôrtanfè p1u& secondaire , mais très remarquables encore, suivent aussi la même direction, et aucune circonstance importante ne me parait a*opposera tttt\\\t cet eti!;efiifole de traits orr>graphlqtiea soit Considéré comme dû à deà ligné» de Mettire ou d'élévation d*Uhe date immétltetHnent antérieure am dépOl du trias.
S*U en est réellement ainsi , le S^idèmé du lOUn a joué datis le modelage général de rârchîpel britannique un rOte aussi important que le Système du Westfrmrêland , du ffnndsrUck , le Système des tiaUons , lé Systèfra du Fotex , le Système du nord dé VAi^fftètmre et le S^htèm dèi Payt'Èài.
Le Système du Rhin me paraît aToirJoué aussi un rôle assez cousidérable dans les montagnes de la Scandinavie.
Si» parTrondheim, en Norvège, on mène une parallèle au grand cercle qui est orienté à Strasbourg au N. 21<>E., cette parallèle se dirige au N. 23* 42' Ë. Construite sur la carte de Norvège , elle va passer à PO. deTromsoë, dans Ptle de Hvaloën, dont elle trace à peu près la ligne médiane et suit dans toute sa longueur le pied de la grande chaîne du Ki'ôl qui sépare la Norvège septentrionale de la Suède. Elle est sensiblement parallèle à la crête de cette chaîne et à plusieurs des accidents orograpbiques du midi de la Norvège, notamment, d*après la belle carte de M. Keilbau , à Taxe longitudinal du bassin de Christiania.
J*ai cru devoir rapporter la chaîne des Alpes Scandinaves au Système des Alpes occidentales dont il sera question ci-après ; je ne vois pas de raison su fusante pour aban» donner cette opinion. Mais, comme la direction du Système des Alpes occidentales diffère eitrémemeutpeu de celle du Système du Rhin, et comme les coucbea intermédiaires , par leur Age, entre le vieux grès rouge et les terrains tertiaires pliocènes, manquent dans tout le littoral occidental
de la Scandinavie , des accidents straUgraphiques appartenant aux deux Systèmes peuvent y exister simultanément sans qu'il soit possible de les distinguer.
Obligé de terminer ici ce paragraphe, j Rajouterai seulement qu*il ne 8>n faut que d'environ 4° que la direction du Système du Rhin soit perpendiculaire à celle du Système des Boitons. Le grand cercle de comparaison du Système du Bhm orienté, à Strasbourg, au N. 2V E., passe à une très petite distance à ro. du Brocken, dans le Hartz. Le grand cercle de comparaison que nous avons adopté pour le Système des BaUons passe au Brocken, où il est orienté i rO. 19* 15' N. Une parallèle au grand cercle de comparaison du Système du Hkin menée par le Brocken court au N. 23** 14' E. Elle coupe le grand cercle de comparaison du Système des BalUms foua des angles de 86* l' et de 93* 59', angles qui ne diffèrent de Tangle droit que de 3* 59'. Les réflexions faites ci-dessus p. 360, à Toccasion de rintersection presque orthogonale des Systèmes du nord de V Angleterre et des Pays-Bas f trouveraient encore leur place ici. Il y a seulement à ajouter que, dans le cas actuel, le pôle astronomique se trouve dans Pangle obtus que forment lea deux diractionf , tandis que, dans le cas pré-
oédéAi, il ftè trouvait dan^ t*lli^glé «igii, éé (|ui edilduiràit à pehsé^ (|(i*il ii*y a rieà d« eodàlahi darts ces àtionialleS.
XI. Ststkkbdo Thi]ringrrwau), du Bôbmbrwald-Gebikgk, du Morvan.
Lé iéttâîA jufttft»iqtl«, dépoté par coufbei pre^iaé HOrtÉOntales dan» dh ênaemblede mets èl de golfes, a dèdftiilé \éh contours dei divers Systèmes dé ittdtltiigrtèè dotit Dons aYOhS déjà phrlé, et efl fndme temps ceut d*un système particulier (tut se distingue par la direction 0. 40" N. E. 40* S. environ dé là ]|)1(j j^ari dés lîgnèà dé faite et des val^ léés itdll détërtninè, et par la cfreonstanee que lés eoilches du grès bigSrré, du moscheikalk et dés marnes irisées s^y trouvent dérangées de leur position originaire, aussi biéti <)ue toutes les couches plus anciennes. Lès cducbes jurassiques, au contraire, s*éténdènt bôrizOtitalement jusqu*aâ pied des pentes et suf les tranches des couches redressées de ce système; d*où il résulte que lè mouvement qui lui a donné naissance a dû avoir lieu entre la période du dépdt des marnes Irisées et eelle du grès inférieur da lias. Ce mouvement doit avoir été brusque et dé peu dé durée, puisque dans beaucoup dé #anleê de rEurope, il y à liéiâon entre
les premières du grès du lias; ce qui monir.e que l« nature et la dislrit>Mtion <|esséiiirneiits a cbangiS à cette époque géologique, ^ai)S que U coiitiouittf de leur f|é[)éi ^j^ M inUîrompue.
Lorsqu'on prQmèqf$ yn qiW nUeniirsurU earte gi^logiqMederAlleni^gn^ par M. Leçipold de Buch, ou sur celj^ plus Retaillée encore du nord de )>)lemagne par M. Hoffmann, on j recooo^U aUém^nt Tejij^tence d'un Système de déran^ments qui court à peu près de J'O. 40* N. ^ VE. 40** S., pn «ffectiot indistinctement toutes les couchef d*une date plus ancienne que le ke^pâr (marnes irisées, rcd mari) et le keuper luimême, et qui ont concouru à détermiuer le$ contours sinueux des golfes dans lesquels se sont ensuite déposées les couches jurassiques du nord et du midi de rAllemagne. Ces accidents comprennent la plus grande partie de ceux que M. Léopold de Buch a groupés sous le nom de Système du N.-E. de T Allemagne. Le TbQringerwald, et la partie du B'bmerwald-Gebirge comprise entre la Ba* vière et la Buhéme, qui en forme presque exactement le prolongement, sont le chaînon le plus proéminent de cette ensemble d'accidents plus étendu que prononcé, et pavi-
vent ier?ir à donner un nom A tout le Sjitème.
La direction 0. 40'' N., qui est celle de rensemble des deux chaînes du ThUringerwald et du B"bmerwald*6ebirge» se rapporte naturellement au milieu de la longueur de la chaîne totale, point qui se trouve à peu près entre £ger et Beyreuih par 50* 0' 50" de lat. N. et 9* 38' 48'^ de long. E. de Paris, et qui ne coïncide avec aucune cime portant spécialement le cachet du Système qui nous occupe , mais plutôt avec des masses d*une origine antérieure rompues et déplacées lors de la formation de ce Système. Cette même direction , transportée au Greifenberg, qui est Tune des cimes les plus centrales et les plus élevées duThûringerwald,et les mieux en harmonie par leur forme individuelle avec celle de la chaîne entière (lat. 50* 43' 10" N., long. 8- 21' 10" O. de Paris), devient , en négligeant les secondes, O. 39* N. Or cette direction qui représente celle de la chaîne entière rapportée au Greifenberg représente aussi très sensiblement la moyenne des directions propres au SyS" ième du Thuringerwald et du Bohmertuald- Gebirge qu'on peut mesurer sur la belle carte géognostique de la Thuringe publiée récemment par M. le professeur Bernbard Cot-
ta (f ). D*aprèscelaje crois devoir adopter*, comme grand cercle de comparaison provisoire di» Système du Tkiiringerwàld et du B'àhmenvaldrGtbîrgefUn grand cercle passant par la cime du GreifijnlMrg (Thûringerwald) et orienté en ce point de FO. 39« N. à TE. S9^ S. C*est à ce grand cercle que Je comparerai, dans les diverses parties de TEurope, les directions des accidents stratigraphiques d*un6 date intermédiaire entre Tépoque du trias et celle du terrain Jurassique.
f En France» comme en Allemagne, on peut reconnaître les traces d*un ridement général do sol, dans une direction voisine du N. 50^0. ou de rO. 40* N. ; mais ce ridement n*a produit» en France comme en Allemagne, que des accidents d*une faible saillie , qu*il est impossible de désigner tous dans un extrait aussi abrégé que celui-ci, et dont il serait même difficile de bien eiprimer la disposition sans le secours d*une carte sur laquelle seraient figurées les contours de la mer jurcusique. Ten indiquerai cependant quelques uns qui sont faciles à suivre sur la carte géologique de la France.
La région occupée dans les plaines de la Lorraine par les marnes irisées se divise
(i) B. €k>tta, G«ognostUtke Karttvon Thùringtn.tn 4*feitil' le», iS47.
^6 en ^eu^ çoippf rtiniçDtf «i(v$f , J'up nu ifûdi et Pautre au pord de Lunéyille, et séparés Plir un étranglement; od le niuschelkalk de ^ermaménil et de Mont se rapproctie beaucoup des plateaux dç Ii|i8 (1). Cette coyrbe saillante qqe présente le bord du muscbelkalk correspond à celle qi^e fi^rme Iç bord du grès bigarré ppujr 8*avaqcer jus- <|u*à Pomptail (Vosges). Les as^ise^ da tçrraiq jurassique p^o^rant pas de courbure andiogue , oq (Bst conduit à penser que les couches dq trjas ont éprouvé ici ya QQouvement antérieur au dépôt du terrain juraMique» et à eipliquer cette disposition par rexisiencç d'un axe de «oulèvenient appartenant au System^ du ThUringerwali et du Morvan , qui passerait à Domptail. Dbmptail se trouve à peu près par 4$* 37' de lat. N. et 4' 18' de long. E. de Paris. Une parallèle m^née par ce point au grand cercle de comparaison du System du ThUringerwald, orienté au Greir«nberg, À 10. 39" N., se dirige à VO. 3$^ 55' N. dq monde, li^orientation de Cassini, formant i Domptail un angle de 3" 13' 2i" avec IV rientation astronomique, la même parallèle se dirige» en négligeant les secondes, i l'O.
(t) Explication ^* la Carte féolofique dt ta Frmiu*, t. IL p. 6».
$!f 42' ff . de lu projection dé Casithi. Cette fillMttèle (irolbhgëe «tteftit, d*un c6té, ûknê rititérièuf deè Vosges , leâ masses serpentihéusêft du fioiibomme et se dirige , dé ràùiî'e, teré tes faillies du terrain de traflsitidti 4ut Jétbnnent la ligna d'Arras à Fèr- (|ues, dans le département du Pas-de-Calalà, et (|Ui iriiirt)uent, vers le nord, ainsi (fiie )to l*ai Indiqué ailleurs (1), la limite sbtiterratrié du bassin parisien. Une ligné tirée de Domptait àt^erques.qui en est éloigné de iOÔ Ifèues , se dirige éiactement à VO, SÔ* ft. dé CasSini ; elle sYcaftè de la parallèle théhéè parDomptail de 3* Id'.Ette lie cbtnetde pés non ptu$ d*une manière absolue êttét ta ligHeJklonnée parlés crêtes saillantes du àeuit Souterrain du nord de U f t-âficé, ligné qui eourt à VO, 38 ou 40° N. dé Câsslhl ; mail le rapprochement de ces diverse! lignés dettieUré toujours un fait rèmârqtiable.
0(1 peut f otf , dans VËxpltùatioh àè ta Càrîè ^êolûgiquèt que la limite souterraine dont Je parle est coudée. Ta! eu soin à*f filrè observer que les lignes tirées de Pommier-Sainte Marguerite à ta Héry d*uné part, et à Mérquiéè de l*autré , né sont pfti
(x) ÈipUeatiom été ta Ûànt giotàfifut àê la trànc» , t. I ,
p. 7ta«
très éloignées d^étre le prolongemeDt Taiie de Tautre; elles forment seulemenl, comme le montre le diagramme de la page 5ft2« tome II , de VExpUcatifm â» la carU géo' logique , un angle très obtus, de 156® enriron, qui correspond à peu près à Tingle obtus que doit faire aussi » près de là, fers Boursy, sur la route de Cambray à Bapaume, la crête souterraine dirigée de Caffieri, Ferques et Hardinghen , sur Arraa et Bfonchy-le-Preui , avec le prolongement souterrain du front méridional de TArdenne.
Ce cbangemeot de direction n*influe pis très sensiblement sur la manière dont les coucbes jurassiques viennent s'appliquer sur les tranches de celles du terrain ancien. Les deux tronçons de la ligne brisée dont nous venons de parler ont donc également fait partie du contour de notre grand bassin bassin Jurassique parisien; et il devait , en effet, en être ainsi, si la ligne qui terraioe TArdenoe au midi appartient réellemeot, ainsi que nous Favons indiqué précédem* ment, p. 251 , au Système des Ballont^ antérieur au calcaire carbonifère, et si, oomne nous venons de le dire , la crête fouterraine qui s*étend d'Arras à Ferques ou, plot euctement encore, de Moncbj-le-Preux i Caffiers, appartient au Système du Thurm"
gêrwaèdt antérieur au terrain juraMM|ae (1), Le fatte de la section N.-O. du seuil souterrain peut être représenté par une ligne tirée d'Arras ou de Pernes à Fer* quea (O. 40* N. de Cassini); on pourrait eependant lui préférer une ligne tirée de Hottdain à Ferques (O. 39!^ N.). Cette dernière ligne , dirigée à TO. 38* N. de Gatsini , forme avec la direction du Sytièmê du TMMngerwald un angle de 5" 18% car une parallèle au grand cercle de comparaison orienté au Greifenberg à 1*0. 39 N. eourrait îd , à peu près comme à Domptail » à rO; 32» 42' N. (de rorienUtion de Cassini » qui du reste, dans cette contrée traversée par le méridien de Paris» diffère peu de Porientation astronomique). Pour la ligne de Pernes à Ferques, la différence serait plus grande et s'élèverait à T" 18'. Ces différences sont sans doute assez fortes , mais elles se rapportent à la direction présumée d'une crête dont on ne voit que quelques sommités, ou plutôt dont quelques points seulement sont entamés par des dénuda • tiens dont la profondeur a dépendu d*acei • dents d'une tout autre classe. *
On peut voir sur la carte géologique de la
' r) ExpHcation tfe ta Carte f^fologiqut rt* hi Franc», t. 1 , p. btg rt 5<)A.
iranw qtt*ii eiistc en Belgique^ •nlri Fmm 6t Dînant, d*une part, entre Charlemy et Thuin de Taulre» des aceidenli statigrephi^ ques de détail qui affectent buarrement le calcaire caibooifère et le terrain houiller. Gea accidenta ttratigrapbiquea le dirigent^ en mofenne, à VO, 30 à 3»"* N. de «iasinii et je crois qu*ils appartiennent aa Syêêmê ê»
TMUringenwaldf de même que oeui qui ènl produit le seuil souterrain dont Je vient éè parler*
Quoi qu*il en soft, cette saillie du lerraiB ancien a été pendant la période liraasiqm le bord d'une terre asaei éteHdue ; o i , aprèi avoir quitté le terrain Jurassique du neré de la France, on ne retrouve plus ce ment terrain, dans la direction du N.««E.^ que sur les bords de TEms et du Weser.
Prolongée ptbs loin encorci la ligne qoe nous venons de suivre de Domptait à Cafficn (dans le Bas- Boulon nais), petso en Angle* terre un peu au sud de Dudiey, et en Irlanéa un peu au nord de Dublin et de Gavan* Oo pourrait soupçonner qu'elle a Airroé le bord S.-O. d'un détroit au fbnd duquel 8*est dé* posé le lias dont M» Murcbison a «igné lé ni lambeau à Prees dans le Srepsbire, et qui a été reconnu depuis longtemps au-dessoiu des trapps basai toYdes dont sont formées iei
mÊwm «IM Porttuili ^ diM l« mm dé lir- IÉiid«.
Le rM« petÊ Millaiito, mail $ôti étêkiiiiê ém S^êtètm Ai TkiiriH$$fy>cM dont hmi ▼•nom d« suivre !«§ trates depuis Deitiptail Josqu*en Irlande, a été accompagtiéê tet# It S.-O. d*aiitref Hdea paràllèlei) mafs pbur Il pliipiirt moftiB étehdueft.
Ect YMgea , almi que je rat itidfqdé tU deaaue , p. S70 , loiit moins nettement te(r- Aldëes i leur aftgsle 6.-0. que dam tèut le teste de ledf pourteur. U, «tt veii lé gfès bigarré s*ëteter,eoiitraireiiient A ses allurêl ordinaires» sur des plateauk qui font eontidolté atee la masse des montegnes. Ce fïiit, ropprodié de la direction 0. 80 à 40* K. que présente la pente S.-O. desVosges^me portée éonjectuter quMl S*est produit là une ride appet-tement au Système ds TkUfinger*' hmM, iletlstedes serpentines dans leS.-O. et le 6. des Vosges (I Etoyes, à Salni»- Saèine, a« Goujot, è Ciiampdrây, à Hoot, ani !Setté8-de Gérardmer» aut Arrentés-^de- Coreieut 4 io Bresioir, è Oderli), et M. Ho^ gard eroft leur apparition postérieure au déplut dO grès des YoSges (1). Si cette opi*nioti se eenfitmeft , je regarderais comme probable que les rocbeft dont il 8*a|it se*
raient même poitérieuret à tout le grov^ du trias , et que leur sortie correspoodiait è la formatioD dea rides dont il vieBid'élre question. Elles seraient contemporaines dei roches analogues du Limousin dont je parlerai ci-après.
Au centre de la France , près d*ATalloa et d*Autun , on voit les premières couches Jurassiques, le lias et Tarkose moderne qui en dépend , venir embrasser des protubérances allongées dans la direction 0. 30* i 40<* N. f et composées à la fois -de roches granitiques ou porphyriques et de couches dérangées appartenant au terrain hooiller et à un arfcose particulier plus ancien qus celui du lias et contemporain des maroei irisées.
Entre Saulieu et Pierre*Écrite , la route d*Autun semble contourner un massif de ipontagnes incliné vers TE. ( orientation da Système du Farez), En la suivant, on volt très bien qu*au bas de la pente sur laquelle elle est tracée vient se terminer un plateau de calcaire à gr jphées qui commence lui-même au pied d*une suite de coteaux, à profils horizontaux et formés par les assises solides du premier étage oolithique, qui limitent Thorixon.
Les diverses oimes du Morvan au flaor
duquel apiiartieDt la monUgne de Savlieu •^alignent en différentes files dont Tune correspond au mont Bessey près d'Igornay, une féconde aux montagnes granitiques voi> sines de mont Saint-ViDcent, et les autres aux Caps porpbyriques qui se sont élevés à travers le terrain houiller d*Autun , dont les couches sont boulcTersées à leur approche. L*orientation commune de ces diffé* rentes files est peu éloignée de PO. 40* N.
Ces rangées de cimes atteignent leur hauteur maximum dans leur partie occidentale avant de se terminer à une ligne qui i ro. de Château -Chinon se dirige à peu près du N. au S. On voit ainsi les formes orographiques du Morvan se coordonner à deux directions , ou à deux groupes de directions, dont la première se rapproche des directions des Systèmes âuFarez^ du nord de V Angleterre et du Rhin, et peutêtre de celles d*autres Systèmes plus modernes y tandis que la seconde est celle des files de cimes dont nous parlons.
Une ligne tirée suivant cette dernière direction de la montagne de Genièvre, au sud de Château -Chinon , par Beuvray, vers les montagnes granitiques situées au nord de mont Saint-Vincent, forme à peu près le bord méridional de la région réellement
de faibles proëthinenced Cette ligtiê eeutC dé rO. dS* à 40*^ N., â TE. SS* à 40* S. U Ittttité septentrionale de ta fégidh ttlOMtUèttlé èàt de itiéme formée par Une ligné <|ùi dift énvironi de Saulieb ediift f ëi4 1*0. 80* I
Lef niasses granitiques da lletyaft qtlt finissent presque abruptetntent Vers 1*0. êl •ont contigues k des terrains eAI<!ait^s pitti OU moins accidentés, s^abaissentMl eontfalre ▼ers le N.-E. d*une ntaliière itisenàibtè €t finissent pat former une pente douté, ^Mque ^lané, qUI f^lt à peu pfêS cofatibulti atec celle des plateaux d^arkose et de tàl'* caire à gryphéés (i). Là diféctioti généfilê de là pente sultant laquelle la surface dd malsif granitique du Morvan se péfd liaM sous le lias des plaines de I^AuioiS, est en* Tiron 0. 85° N. de Torientation de Cassinf. Une parallèle au grand cercle de éomparti» sou oriertté au Gréiftenberg vers ro. 30* N. du monde se dit-igeralt ici à très peu prêè comme à Domptall à It). 32** 42' N. de Cassfni. La différence est seulement de 2* iff, mais pour quelques unes des directions que J^ai meotionbées, elle àé^it tiii fieu pidi forte.
(i) Èxpfit. de M Ctm gMot, pfr Al PhtMi, t. ti, p. 17^-
gépérulepuentep V^It^vant vers TQ., 9*4b4UseDt 411 çQnlraire vers TE. ; mais elles produMept encpre 4^9 mouverpents sçpsibli^ dans r^ncien $q| granitique au delf dm poÎDtç où |e9 porpt)]fres oot paru. Dao9 cet||^ partie prjeoUle de lepr cours, P^rkose ai^ci^p, cpnteinpprain des marnes irjsée^, $^ trouvn soulevé sur leurs croupes , «t c*es| aip»i qu'on le trouve sur les hauteurs dç Pierre-^crite , /lur le mon^ Bessej au nord d'igornaji ç( ^p difTérenls points iéle?é# des ^qvirooa de Cgnches et de J^font-Saiut- YiDcent.
he$ circpnstances géologiques qui portent lèf arKoses de la formation des marnes irisées sur le rpont Bessey et sur les hauteury de Pierre-Ecrite , dans le Morvan (SSO*") , me paraissent comparables à cell^ qui élè- ▼ent le grès bigarré à 780*° au-dessus de la mer» sur les plateaux qui séparent la Tallé(} du Yal-d'AJol de celle de la Moselle. C*es( entre les deux saillies auxquelles elles ont dopné naissance qu*a existé le détroit dirigé du N.-O. au S.-E. , par lequel le terrain Jurassique s*est étendu du bassin parisien yers Tespace occupé aujourd'hui par les collines de la Uaute-Saône. par le Jura et par les Alpes.
Une autre ride du même STstème a façonné de Seez à Bayeui, et au delà, la côte S.-O. du bassin Jurassique, et lui a imprimé une direction générale de TE. 40** S. à TO. 40" N., plui ou moins défigurée cependaDl par de nombreuses dentelures déterminées par des crêtes qui appartiennent au Système des Ballons, Cette ride a élevé, ayant le dépôt du lias, le lambeau de trias <|ui forme le sol de la partie méridionale du Gotentin, entre les mines de houille de Littry (Calvados ) et celles du Plessis (Manche).
L'ensemble de la ligne sinueuse suivant laquelle les terrains de transition et de trias se perdent sous le terrain jurassique, depuis les environs de Seez jusqu'aux environs de Bayeux, ou plus exactement jusqu'à Pretot, à ro. de Garentan (Manche), court à ro. 40*" N. de la projection de Cassinl. Une parallèle au grand cercle orienté au Greifenberg vers PO. 39* N. courrait ici , à très peu près comme à Domptail, à TO. 32* 42' K. La différence est de 7* 18'. Cette différence est sans doute assez forte, mais il est à observer que la direction de la ligne festonnée à laquelle elle se rapporte est de sa mature assez mal définie.
La même direction et des circonstances géologiques analogues se retrouvent dans
une série de monugues et de collioes serpentineuses, graniiiques et schisteuses, qui, depuis les environs de Firmy, dans le déparlement de TAveyron , se dirige vers les pointes du Finistère, en déterminant la direction générale des cdies de la Vendée et du S.-O. de la Bretagne. Une ligne tirée de Brive (Corrèze) à la pointe de Peamareh (Finistère) se dirige à TO. 35"* 40' N. de Cassini. Une parallèle au grand cercle de comparaison orienté au Greifenberg yen ro. 39® N. courrait ici comme à Domptait à ro. 32* 42' N.; la différence est] 2* 58'. Cette ligne, qui traverse lUe de Belle-Ile sutYant son aie longitudinal , est en même temps parallèle k la limite S.-O. du massif granitique du bocage vendéen , aux axes des principales masses granitiques de la Loire-Inférieure et k la direction générale des côtes de Bretagne, de l'tle de Noirmoutiers à la pointe de Penmarch. Elle est presque parallèle aussi, mais imparfaitement cependant, à la direction que M. Boblaye, dans un passage déjà cité, p. 136, a assignée au plateau méridional de la Bretagne. Diaprés M. Boblaye , la direction générale du plateau méridional de la Bretagne est de rO.-N.-O. àTE.-S.-E., c'est-â-dire de TO. 22* 30' N. k TE. 22** 30' S. du monde , ou ce qui revient au même (attendu que Torien*
talion (lé Cassini ditt^re, â Vannés, dé 3* 46' de roriéhlation astronoml(|ue), de l'O. 26« 16' N. àPÈ. 26° 16' §. de 1^ projeciioq da Gastini, La différence avee la direction du ëpstèmô du ThuriiigerwcUd est «k 6* 26'; niaii avee là direction proi^re de la Ifgofe tltCè d« BriTèa à la poliita de Peninardi) li HlTrërenèëe8tde§"24'.
C^Ût àeMktt ligne éii à lietl f^l-ès t>arâitèié à ta àiréctioli dfe llikè au baisSn jiîlrîi- «iqùé qiii a recouveirt eii partie les terraios houillers de Vouvanl et de Cbàhtonay (Vendée), et à la crête de roches t>riihitives qui sépare le bassin jurassique dé Vouvant el de Chantonay, des plaines jui-assiqueà de Fontenay-le-Comte. Elle Test également i ta direction suivant laquelle les terrains dé gneiss et de grès bigarré de la Corrèze se perdent sous les terrains Jurassiques.
Vers l'eitrémité S.-Ë. de celte ligné, notamment aux environs de Brives et de Terrasson , le grès bigarré se présente en couches inclinées Formant des lignes anticlinales, et des crêtes dirigées assez eiactement dans la direction dont nous parlons; tandis que partout où tes couches jurastsiques s'approchent de celte suite de proéminences , elles conservent leur horizontalité , sauf quelques cas peu nombreuz , oà
4es «cfîidepU , dirigés dans d^ «eus d||Krei^U, U leur ont fait perdre accidenlejle-
|l ^xfsle doRç I^ ëvldemmeot upe ride <(f récarce (^rres^ç (jont rorjgjne e«t d'un^ dale imerifiédiaire ^itre |a période ^u tri^i et U p^pode jijr44aiflue, et il o'eat paa mqiqf certain qqe celte ride est eo rapport «ve^ des traita orç^graphiquea très largepnent f|efsioés dam cçtte partie de la Franeit. Sqq of igint se lie protiablepentà Papparitiop d^ rpcli^ fierpeqt^ei)fiea du Limousin. (Fojf., rf$li|tiveii)ffpt à c^^ d«roière<. le cbapitrç U de VSa}p1,\cqUQ^ ^ la CarU géologique fî^ ^
fr^cç.M, p. 170.)
lia dinsctiop de cette ride f« r>PPrQc|)(; de celle du ^ifilè$nf du Morbihan / cepiip^f (^( die s'eo rapproche moÎDS que de \^ directÎQp du Système ^u Thiiringwrwald , car j^ djr rectioD du Système du Morkihan esl, ^ y#DDes, 0. 38" N., et par ^uito 0. 41^ 46' N. de Cassioi. La différence avec la direction de la ligne de Brives k la pointe de Penmarck eit de 6" 6', tandis que celle-ci nç s'éloigne que de 2** 18' de la direction 0. 32» 42' N., de Cassini, du Système du Thiiringerwald. Les directions du Systèipéf du Morbihan et du Système du ThUringetr waUL forment entre elles un angle de 9° 4'.
M. de Buch avait déjà remarqué que la direction du Système du N.-E. de l'Allemagne se retrouve dans celle d'une partie des accidents du sol de la Grèce. En effet, le grand cercle de comparaison da Système du Thiiringerwald orienté au Greifenberg Ters rO. 39" N., étant prolongé du côté du S.-E., va traverser la Turquie d'Europe vers rentrée méridionale des Dardanelles. Une parallèle à ce grand cercle • menée par Corinthe, court du N. 42* 20' 0. au S. 42* 20' E., et se trouve presque exactement dans le prolongement de la ride du Système du Thuringertvald, que j*ai indiquée dans le S.-O. des Vosges. Elle est parallèle, à deni ou trois degrés près, à la direction générale des crêtes des chaînes , en partie sous-marines, qui constituent nie de Négrepont, TAttique et une partie des Iles de rArchipel. Ce Système de crêtes , que MM. Boblaye et Virlet ont nommé Système olympique , est composé de roches de la classe des primitives , dont les couches affectent, en général, la même direction N. 42* i 45» 0. que les crêtes elles-mêmes. Il résulte des observations de MM. Boblaye et Virlet, que la formation de ces crêtes est antérieure au dépôt des assises inférieures du terrain crétacé. Ain»i, le peu qu'on sait sur Tépoque de leur
apparition se trouve coDrorme k l*idée de II. de Bucb, qui les rapprochait du TbQringerwald , d'après la considération de leur direction.
L*orienlation du Système du Thuringerwald , quoique dirigée , comme celle du Système du Morbihan , dans la région du N.-O., fait avec cette dernière un angle très sensible : j*ai indiqué, par aperçu, précédemment, pag. 140, que cet angle était de lOo j; tout calcul fait, il n*est que de 9» 4' , mais cette différence est encore supérieure aui erreurs possibles des déterminations. J'ajouterai que la direction du Système du Thiiringerwald , transportée au Biiiger-Locb , est 0. 36° 47' N. , et que le grand cercle de comparaison du Système du Longmynd étant orienté en ce point, ainsi que nous Pavons vu ci-dessus, pag. 130, au N. 30** 15' E. , il ne s'en faut que de Qo 20' environ qu'ils ne soient perpendiculaires entre eux. Le pôle astronomique est compris dans l'angle aigu que forment leurs directions. La direction du Sytème du Rhin transportée de même au Binger-Locb est N. 21» 5' E., d'où il résulte qu'il s'en faut de 1 5" 42' que le Systètne du Thiiringerwald ne lui soit perpendiculaire* Le pôle de la terre est compris dans l'augle aigu que forment les
dfnx directions. L^angle de 15** 42' qui exprime le défaut deperpendicularitë des deux Systèmes est assez considérable; il n^^st cependant pas assez grand pour empêcher qu*Q^ ne puisse rapporter au Système du Thannqerwald plusieurs failles que leur direçiion conduirait de prime abqrd k considérer copime se rapportant, sauf une dévia(ioi) accidentelle, au Système au lihin. M. le professeur Hopkins, daq^ son mémoire fur rprigine des filons (f), ^ montré, par une â^monstration iogéniepse, qu'un léger l)ombement du sol peut faire nàttre siikiultaDément, ou presque simultanément, deui séries de failles orientées suivant deux directions perpendiculaires entre elles. U même relation s^observé entre la direction de la Crète d*une chaîne de montagnes e( celle des déchirures de ses flancs. Les bombements appartenant au Système d^ Thuringerwalàf qui se sont opérés dans beaucoup de parties de TEurope, ont donc pu y faire naître des failles dont la direction mqyénr^e serait parallèle k iti" 42^ près à Celle àû Syslèmà du Rhin. Peqt-étre faut-il ranger dans cette Catégorie une partie des failles que j*ai signalées dans le pa^agr^pbe
(i) W. Hopkioc, Memoir on phyticid #«o<afr* Trmm$M' ti0i^ oftkê Camiridffe ^ilotophiuU Society , vol. VI, piit. I.
\Voly«Fh«mP^n « Cânpoc^ et « WolrtW-
4fl 6? 49' <m>ll(( ne s^ dirjge par^culi^r^- Hlf pt I li| i^iFeçlioi) du Système d\^ T^Hmi gftr^o^. \.9% filQfif puprifpres dirj^^ m
î^.rlf.rï;. qui. OBff« I* «irle ((e M- MHr-r cft^op , tr|vf|Ç4«;pt Iç nouveau grèf rouge
^^ «Mil f t IH «fl^f* (*M hiMlo de lies de Prçjçf , fpp( f peu prçsi (t))R8 l^ iqème w^ Oo p^urrfit lç« rappoftçr a ri^n flf^ures trensvefl^^f du ^jfiiim ^ Thuring9rwal4,