‹ Notice sur les systèmes de montaguesChapitre 7 sur 18 · II. StSTÈVE du FmiSTÈBE · texte numérisé non relu

II. StSTÈVE du FmiSTÈBE

Les roches schisteuses anciennes, qui forment le sol fondamental de la presqu'île de Bretagne, sont affectées de dislocations nombreuses qui les ont redressées en différents sens. Ces dislocations ne sont pas toutes contemporaines ; on s'aperçoit de la diversité de leurs âges en remarquant que certains dépôts sédimentaires sont affectés par les unes tandis qu'ils échappent aux autres,

(i) Puillon-Boblaye, Essai sur la cor^uration et ta eomstitittioH géologique de la Bretagne; Mémoires du Muséum tekistoirê nmtmrM»t t. XV, p. 76 (iSa7)«

«t en obsemnt la nanlère dont ellct m croisent quand elles viennent à se rencon* trer pantuellement.

Il en existe un certain nombre qui ont pour caractère commun de s'éloigner peu de la direction E. 20 à 25 N. , et d'être plus anciennes que toutes les autres ( le Système de la Vendée excepté ). Elles se dessinent très nettement dans la pointe comprise en-* tre la rade de Brest et Ftle de Bas. Je propose de les désigner collectivement sous le nom de Système du Finisière,

Dans le chapitre III de VExpliccUUm âe la carte géologique de la France , M. Oufrénoy partage les terrains de transition de la prèsqnMIe de Bretagne en deux grandes diyilions, dont Tinférieure est désignée sous le nom de terrain cambrien , et dont la supérieure comprend le terrain silurien et le ter" rein dévonien. « Les couches du terrain corn- » hrien , dit M. Dufrénoy, généralement » inclinées à Thorizon de 70 à SO^, sont > orientées de TE. 20» N. à TO. 20** S. Elles » ont été placées dans cette position par le » soulèvement du Granité è grains fins (1). »

Cette direction se rapporte surtout à la partie centrale de la Bretagne , notamment

(i) Dufrénoy, Bxplictaion de te Ctait tiotofiftti dt lu Fn»c$, chap. 10, 1. 1, p. ipS*

k la roule de Plôërmel à Dinan. Dans la partie occidentale, les direcUoDS a*éloigtieiii un peu plus de la ligne E.-O. Dans le Bocage de la Normandie et dans le département Me la Manche , elles s'en rapprochent , au contraire, davantage.

« Près d^ cap de la Hague, dit M. Dufré- 9 noy , au contact de la Syénite , le schiste » qui forme la côte d'Omonville est tal- » queux ; il contient de petits cristaux d*Amw phibole disposés dans le sens de la strati* n fication. Les couches de ce schiste pion- » gent N. 16** 0. et se dirigent E. IG"" N. » » presque exactement suivant la ligne de » dislocation propre au terrain cambrieo... V Dans les carrières d'Équeudreville , prèa 3» de Cherbourg , les couches de schiste se » dirigent à TE. 18** N., et plongent de 75** » vers le N. (i). Aux environs de Saint-Lô , » la direction générale des schistes est à !*£. >i 20° N. (2). Au pont de la Graverie, on » exploite plusieurs carrières dans un schiste » bleuâtre et satiné , dont la stratification » est dirigée à TE. IS"* N* avec une incU- » naison de 80» (3). »

(i) Dufrénoy, Explication dé la Cartf giotcfique dû Im France, rliap. III, 1. 1, p. aia.

(]) Jbid.tp. a|3.

(J) Ibid., p. ai4.

Dans la partie occidentale de la presqu^tfe, les roches schisteuses ancieones sont généralement affectées de la direction E. 20à25* N., qui est la même que celle dont nous venons de parler , modiûée par Teffet de la différence de longitude. Cette direction se montre surtout, d'une manière très prononcée, dans les micaschistes et les gneiss qui forment le sol de la ville de Brest , etd*une grande partie de la large pointe comprise eotre la rade de Brest et Ttle de Bas. M. Puilion-Boblaye avait déjà été frappé de ce lUt que , dans la région dont je viens de P*r!er, la stratification, quoique rapprochée de la direction N.-E. S.-O., n'est plus la même que dans les autres parties de la Bretagne , où il Tindique comme comprise entre le N.-E. et le N.-N.-E. ; je trouve la trace de cette remarque, qu'il m'avait communiquée de vive voix , dans les expressions suivantes de son important Mémoire sur la géologie de la Bretagne, ce Des côtes de la » Manche à Landernau , la direction des "Strates est dans le sens du N.-E. au )>S.-0. (1). » La direction E. 20 à 2^^ N. w retrouve encore dans les schistes micacés

(i) PuilIon-Boblaye, Essai sur la configuration et la eons- 'iMion iioiagiqut de la Bretagne, tiémoiret du Mniéum ^histoire naturelle 1 1. XV, p. 66 (1827).

et éhloritiques qui font partie de It pointe méridionale entre Gourin et Quimper.

Dans le Bocage de la Normandie , ainsi qu'en beaucoup de points de la Bretagne » notamment au pied méridional de la Montagne-Noire près de Gourin , les premières assises du terrain silurien sont superposées , en stratification discordante , sur les tranches des couches plus anciennes redresséei par les dislocations dont nous venons de parler. M. Lefébure de Fourcy, ingénieur des mines , dans sa Description géologique du dépar^dtnenf du Fmistôftf, cite aussi une superposition semblable sur le rivage méridional du Goulet de Brest, depuis la pointe des Espagnols Jusque près de Ker- Jean, et sur la côte méridionale de la rivière de Landernau.

La direction E. 20 à 25* N. des scbiscet les plus anciens se reproduit aussi quelquefois dans les couches siluriennes. M. L. Frapolli cite de nombreux exemples de ce fait dans son excellent Jlf^motre swr la dtspost^ tUm du Urram silurien dam le Finistère, et principalement dans la rad» de Brest (i)« liais ces directions , que les couches siluriennes ne conservent pas sur de grandes

%. Ht p. 517.

loBgoeorf, neioit probtMeflMBl que eu i«productioDs accidentelles de celles des couches inférieures , reproductions dont j*ai cité depuis longtemps, et dont je décrirai plus loin un exemple frappant dans les couefaes dévoniennes et carbonifères de la Belgique, où reparaît souvent la direction naturelle du terrain ardoisier. M. L. Frapolli dit y avec beaucoup de raison , Je crois , que « ces directions anormales qu*af- » fecte le terrain silurien du nord du Finis- > tère sont une des meilleures preuves de » la présence du terrain cambrien au-des- » sous des grès qui forment la base du pre- » mier ; elles sont Teffet de cette présence ; » elles n'existeraient pas sans cela (1). »

Les directions que je viens de citer concordent ensemble d'une manière extrêmement remarquable. Pour s'en convaincre il suffit de les rapporter toutes à un même point, par exemple k Brest, pris comme centre de réduction. En transportant toutes ces directions à Brest, sans tenir compte de Veaxès sphérique qui ne donnerait ici que des corrections insignifiantes , mais en tenant compte approximativement de la convergence des méridiens vers le pôle^ au

(i) FcipoUi, BuUttin âê te SotiM gMogi^^ ^ Franc* , a*Mriff,t.U, p.S6x.

uniquement en Bretagne et en Normandie.

Un examen attentif des cartes géologiques d'une grande partie de TEurope permet d*y en découvrir des traces qui , à la vérité , sont peu suivies k cause des nombreuses dislocations subséquentes qui les ont en partie effacées.

Je citerai particulièrement ici la Suède ^ le midi de la Finlande, et plus loin TÉcosseJ

La direction £.21** 45' N.» qui représente à Brest le Système du Finistère, étant prolongée suffisamment, passerait un peu au midi de la Suède et de la Finlande. On trouve dans le tableau de la page 178, que la différence des angles alternes internes formés par la plus courte distance de Brest a Stockholm» avec les méridiens de ces deux villes, est de iS° 21' 32" ; entre Brest et Viborg , la même différence est de 27° 29' 40"; pour Brest et Gotbeborg, la différence est de 13M'40". De là il résulte qu'en tenant compte de V excès sphéfique calculé comme si le grand cercle qui passe à Brest , en se dirigeant à TE. 21"* 45' N., était le gmnd cercle de comparaison du Système, la direction du Système du Finistère transportée à Gotbeborg est E. 9o 23' N., et à Stockholm E. 4** 21' N. La même direction transportée a Viborg , est E. 4*' 9' S. Dans le milieu de

la Suède , près des lacs Wenern » Wettern, Hjelmaren, cette direction serait environ E. 7* N. Près de la côte méridionale de la FinlaDde, entre Abo et Friedriksvern, yers le milieu de la distance entre Stockholm et Viborg, elle s^éloignerait peu de la ligneE.-O.

Or, si Ton examine avec attention la belle carte géologique de la Suède , publiée par M. Hisinger , on yerra que dans la partie centrale de ce pays , entre Gotbeborg et Upsal , il existe, en effet, dans les masses de roches anciennes sur lesquelles le terrain silurien est déposé en stratification discordante , un grand nombre de dislocations et de lignes stratigraphiques dirigées à TE. quelques degrés N.

Tout annonce aussi que le midi de la Finlande avait été furlement disloqué avant le dépôt du terrain silurien qui forme la côte méridionale du golfe de Finlande, et qui D*a éprouvé depuis son dépôt que de faibles dérangements. Les roches anciennes du midi de la Finlande présentent différentes lignes stratigraphiques dirigées à peu près N.-E. S.-O., dont nous aurons à nous occuper ultérieurement ; mais leur direction diffère eyentiellement de celle de la côte dont elles ne déterminent que les découpures. Celleci doit se rapporter à une autre série d*ac-

cidenls stratigtapfaiques qui ne peuvent être que fort anciens, attendu que les roches cristallines du midi de la Finlande paraissent avoir été émergées dès le commencement de la période silurienne, et avoir formé la côte septentrionale de la mer dans laquelle s^est déposé le terrain silurien de TEstooie. De là on peut conclure, avec vraisemblance, que les accidents stratigraphiques, signalés ci-dessus dans la partie centrale de la Suède, entre Gotbeborg et Upsal, se prolongent dans la partie méridionale de la Finlande. Cela est d*autant plus probable que la partie méridionale de la Finlande renferme , comme la partie moyenne de la Suède» une zone dirigée à peu près de TE. à TO. dans laquelle sont disséminées un grand nombre de localités célèbres par la présence de différents minéraux cristallisés d'origine éruptive. Ni en Suède, ni dans les parties de la Russie contiguës a la Finlande, ces gUes de minéraux ne se prolongent dans le terrain silurien. Tout annonce donc qu'ils ont été produits avant le dépôt de ce terrain, et cette réunion de circonstances me porte à croire que les accidents qui caractérisent la zone dont nous parlons appartiennent par leur âge, comme par leur direction, au Sijstçme du Finistère,

Il sera peut-être égalemeot possible, aiosi qae nous le verrons plus loin, de recon- Dstire le Système du Finistère dacs le sol foDdamental des Pyrénées et de la Calalcgne.

La direction du Système du Finistère, iraosportée di^ns les montagnes des Maures et en Corse, en tenant compte de Texcès sphérique calculé comme si le grand cercle qoi passe à Brest, en se dirigeant à TE. 21'* 45' N., était le grand cercle de comparai^ son du Système, devient pour Hyères, E. 13* 46' N., et pour Ajaccio, E. 11" 42' N. Elle s^éloigne beaucoup des directions qu'on j observe le plus babituellcment dans les roehes stratifiées anciennes. Si ces roches présentent quelques orientations qui se rapportent réellement au Système du Finistère, elles doivent y être peu nombreuses. Peutêtre serait-on plus heureux en recherchant celte même direction , soit dans les roches schisteuses anciennes des côtes de TAlgérie, loit au centre de l'Espagne dans celles des montagnes de Guadarrama.

Toutes les couches qui viennent d'être rapprochées d'après la concordance de leurs directions sont fort anciennes , et les dislocations qui leur ont imprimé ces directions paraissent toutes avoir été antérieures au

dépôt do terrain silurien ; mais ees diskiea-

tioDs ne sont pas les seules qui possèdent cette propriété d*ancienneté. D'autres dislocations caractérisées par une direction différente en jouissent également, et elles constituent deux autres groupes ou ty sternes dont l*Age relatif, comparé à celui du système du Finistère, devra être discuté ultérieurement.

ni. Système de Longkthd.

D*après les observations déjà anciennes de M. Murchison , consignées et figurées , dès Tannée 1835, dans sa première notice sur le système silurien, les collines du Long^ mynd , dans la région silurienne de TAngleterre > sur les pentes desquelles se trouve le bourg de Church-StretUm, sont formés de Scbistes et de Grauwackes schisteuses. Les couches de ces roches sont fortement redressées et courent au N. 25** E. Les couches siluriennes les plus anciennes reposent sur leurs tranches en stratification discordante. Ces dernières , beaucoup moins redressées que celles qui leur servent de support , se dirigent à TE. 42« N. ; la différence entre les deux directions est de 23* ; et comme elles se reproduisent fréquemment Tune et Tautre dans la région silurienne propre-

ment dite, où elles forment deux groupes fort réguliers , il est ë?îdent qu'elles appartieunent à deux systèmes distincts. L'un de ces systèmes , dont nous nous occuperons plus tard , est certainement postérieur au dépôt du terrain silurien , mais les couches da Longmynd ayant été redressées avant le dépôt des couches siluriennes les plus anciennes de la contrée , notamment avant celui du Cœradoc Sandilone , J'ai cru devoir eoosidérer le Longmynd comme le type d'un système de montagnes plus ancien que le terrain silurien, et que je propose de nomner Système de longmynd.

Partant de ce premier aperçu , j'ai cherché si, en éplwhant , pour ainsi dire, tous les accidents stratigraphiques des couches les plus anciennes de l'Europe , dirigées entre le N. et le N.-E., je n'en trouverais pas un certain nombre dont l'âge f(it de même antérieur au terrain silurien, et dont les directions fussent assez peu divergentes pour qu'il y eût lieu d'en prendre la moyenne après les avoir toutes ramenées à un point central de réduction par le procédé que j'ai indiqué ci-dessus.

Voici les résultats que j'ai obtenus : ils sont encore peu nombreux ; ils me paraisfeit vMT9f cependant^ pour donner déji

iOg

une assez grande probabilité à Texistence réelle du Système du Longmynd.

V Région silurienne. Dans les collines du Longmyndy aux environs de Church-Strelton f la Stratification des roches schisteuses et arénacées sur lesquelles le Caraàoe sandstone repose en stratification discordante est dirigée au N. 25" E. — Churck- Streiton, lat. 52» 35', long., 5» 10' 20" 0., direction, N. 25«» E.

2^ Bretagne. Les schistes anciens de la Bretagne présentent, dans certaines parties de celte presqu'île , beaucoup d*acGidenls slratigraphiques dirigés à peu près au N. N.-E. Cette direction se manireste particulièrement par la forme allongée du S. S.-O. au N. N.-E. d'un grand nombre de masses éruptives de Granité et de Sjénite qui pénètrent les Schistes anciens, et par la manière dont différentes masses de cette nature s'alignent et se raccordent entre elles. On voit beaucoup d'exemples de ce phénomène aux environs de Morlaix et Saint - Pol - de - Léon , où Torientation de Pensemble des accidents de cette espèce est assez bien représentée par une ligne tirée de Saint-PoI-de- Léon à Landivisiau, ligne dont le prolongement passe prèf de Douarnenez, et dont la direction est

à peu prés S. 20« 30' 0. â N. 20*' 30' E. M. DuTréDoy me paratl avoir signalé on autre accident du même système , lorsqu'il dit, dans le troisième chapitre de Pex* plicalion de la carte géologique delà France : t L'extrémité 0. du bassin de Rennes ap-

> partient encore au terrain cambrien. Nous » sommes, il est vrai, peu certains de la U- » mile qui sépare dans ce bassin les deux » étages du terrain de transition ; mais

> cependant nous la croyons peu éloignée • d'une ligne qui se dirigerait du N. 15 à

> 20 E., au S. 15 à 20 0., et qui suivrait

> à peu près la route de Ploërmel à Dinao. » Ed effet, les terrains situés à gauche et â » droite de cette ligne présentent des carac-

> tères essentiellement différents (1). » EnGn, un examen attentif de la carte

géologique montre que la classe d^accidents qui nous occupe se dessine à très grands traits dans la structure géologique de la presqu'île de Bretagne, par exemple par la ligne tirée du cap de la Hague à Jersey, à Uzel, à Baud.ctc, du N. 2r 30'E., auS. 2V SO'O.; par la ligne de Guernesey aux Iles Glenan, qui est sensiblement parallèle à la précé- <lente, et par la ligne tirée de Barfleur à l'tle

{«) Dafrvnoy. ExptiealiaH rie la carte féohfi^tt» rie la

•''"W^ t, I,p. 2TO.

d'Hoëdic, suîvaAt la direction du N. 24"* E.

au S. 24» 0.

La moyenne des différentes directions que je viens de citer est le N. 21*' E. Elle peut être rapportée à Morlaii qui est le point dans le voisinage duquel ces mêmes directions se dessinent le plus nettement.— JHorïaw?, la t. 48" 30', long. 6o 40' 0., direction N. 21'» E.

3** Normandie, On peut voir, par différents passages du Mémoire de M. Puillon-Boblaye sur la constitution géologique de la Bretagne, qu*il y avait aperçu cette classe d*accidents en beaucoup de points; mais il les signale surtout dans une région distincte de la précédente et située sur les confins de la Bretagne et de laNormandie, entre Domfronl, Vire, Avranches et Fougères, où il a vu régner, sur une étendue de plus de 200 lieues carrées, une formation complexe de granités et de roches macl itères qui en est spécialement affectée. Il mentionne particulièrement le gneiss maclirère de Saint-James , département de la Manche, comme stratifié du N.-N. E, au S.-S.-O. (1). Les accidents de la classe qui nous occupe, tant en Normandie qu'en Bretagne, s'observent seulement dans les ter-

(t) PulUoo-Boblaye , Euai sur ta eoiifif^ation et ta eonaiitution géologique de la Bretagne. — Mémoire* du idueéum tPhittQire naturelle, t. XV, p. *9 (iS??).

ninsqoiserYent de base au terrain silurien^ et sont, par conséquent, antérieurs au dépôt de ce dernier. —Saint- James, 181.48** 34' 18". long. Z" 39' 34" 0., direction, N. 22*^ 30* E. 4* Limousin, Les granités du Limousin forment, au milieu des gneiss, des bandes aisez irrégulières fiii cependant ont une tendance marquée à se rapprocher de la direction N. 26'> E.— S. 26'' 0. Le point central de la région où on les observe se trouve i peu près par 46" de latitude et 40' de longitude 0. de Paris. La formation de ces bandes de granité paratt être très ancienne, —Limousm, lat. 46% long. 0** 40' 0., dtnotion N. 26° E.

5** Erzgébirge, Un examen attentif dejla belle carte géologique de la Saxe, publiée par MM. Naumann et Cotta, fait distinguer 4bds TErzgebirge quelques traces de dislocations dont la direction est comprise entre le N.-E. et le N.-N.-E. La limite N.-O. du massif de gneiss de Freiberg en est un exemple. D'après M. Naumann, la ligne de séparation des deux roches entre Nossen et Augustusburg se dirige hora 3 \ par rapport au méridien magnétique. Cette ligne et toutes celles qui s'en rapprochent par leur direction sont promptement interrompues»

comme le sont celles qiie je Tiens d'indiquer

ûux environs de Morlaix. Tout annonce qu^elles ont été croisées par la plupart des autres dislocations qui ont affecté les couches de l*Erzgebirge ; elles doivent donc remonter à une époque antérieure au plissement et même au dépôt des couches dévonîennes anciennes {tilestohe fossilifère) et des couches siluriennes, ce qui les rapproche bien naturellement du redressement des couches deLongmjnd.

La direction hora 3 7 transformée en degrés est N. 50» 37' 30' E., et corrigée de la déclinaison magnétique qui est à Frei* berg d*environ 16" 40' vers TO., devient N. 33*" 57' 30" E. Les directions dont je viens de parler peuvent être rapportées à Preiberg, étant observées dans des points de TErzgebirge qui n'en sont pas très éloignés. ^Freiberg, lat. 50» 55' 5" , long. If 0' 25" E., direction N. 33** 57' 30" E.

6® Moravie et parties adjacentes de la Bo^ hême et de V Autriche. D*après la carte géologique de TÂlIemagne, dressée par M. de Buch et publiée par Schropp, et d*après la carte géologique de TEurope moyenne, publiée par M. de Decben, le sol de la partie S.-Eé de la Bohême et des parties adjacentes de la Moravie et de TAutriche est formé priDcipalement de zdnes alternatives de

graoUe et de gneiss» avec calcaire et autres loches subordonnés , qui se dirigent au N. 30* à 35' E., moyenne N. 32» 30' E. Aucune trace de cette série d*accidents ne se prolonge à travers It bande silurienne des environs de Prague, ce qui indique qu*ils sont dus a des phénomènes d'une date antérieure au dépôt du terrain silurien. Les accidenta ilratigrapbiques dont il s'agit s'observent particulièrement près des limites communes des trois provinces, dans une contrée dont le centre est peu éloigné de Zlabings. — Zlahmgs, lat. 48* 59' 54", long. 13* 1' 9"E., direction N. 32» 30' E.

7" Intérieur de la Suède. Les terrains anciens de l'intérieur de la Suède, sur lesquels le terrain silurien repose en stratification discordante, présentent beaucoup d'accidents straiigraphiques d'une origine antérieure aux grès et aux poudingues quartzeux qui constituent la base du terrain silurien. D'après la carte géologique de la Suède , publiée par M. Hisinger, ces accidents forment plusieurs groupes, dont l'un nous a déjà occupés précédemment. Un autre groupe se dessine fortement dans le voisinage de la ligne tirée de Gotbeborg à Gèfle, tant par les accidents topographiques que par les contours de certaines masseï

mioérales, et par des masses calcaires lenticulaires qui s^alignent entre elles. Ce» accidents stratigraphiques, dont le prolonge^ ment méridional passe très près des dépôts siluriens horizontaux du Kinneculle et des collines de Ballingen, sont dus, sans aucun doute, à des phénomènes antérieurs à Texistence du terrain silurien. Les lignes suivant lesquelles ils se dessinent s'éloignent un peu moins du méridien que ne le fait la ligne tiréedeGotheborgà Gèfle qui, vers le milieu de sa longueur, coupe le méridien sous un angle de 42% Vers le milieu de Tintervalle compris entre ces deux villes, les lignes stratigraphiques courent sensiblement au N.SS^E. — Milieu de la distance de Gothehorg à Gèfle ^ lat. 59° 11' 44", long. 12° 12' 42" E., direction N. 38'* E.

8° Nord-Ouest de la Finlande, Dans la partie N.-O. de la Finlande , aux environs d'Uleaborg, la côte S.-E. du golfe de Bothnie se dirige, entre Yasa ei Uleaborg , sur une longueur d'environ 300 kilomètres, et avec une régularité remarquable , suivant une ligne qui fait, avec le méridien d'Uleaborg, un angle de 42<» 7. La côte du golfe de Bothnie est formée, dans cette partie, de roches primitives dont les accidents stratigraphiques paraissent être parallèles à la côte

et M prolonger ven 1« N* «E. ^ Jomiim lUnff les montagnes de la Laponie rutte. Cet ao* cidents stratigraphiqqes , do mémo que la côte dont ils ont déterminé la position, sont eux-mémos très rapprochés du prolongement de ceux que nous Tenons de signaler ep Saède, entre Gotheborg etOèfle. La direction dont nous nous occupons ne paraît pa» se esntinuer à trayers la partie siliirienne ou dévonienne ancienne de la Laponie ; elle est due, suivant toute apparence, à des phénomènes d'une date antérieure au dépdt du terrain silurien. Je crois donc être fondé à npporter au Système de Longmynd les accidents stratîgraphiques dont je viens de parler. -Uleaborg, lat . 64» 59', long. 23° 9' 36" E.; direcftotiN. ^2'* \E.

9' SudrEst de la Finlande. D'après Tintéressante notice sur la géologie de la Russie, que M. Strangways a communiquée, en 1821, à la Société géologique de Londres (1), Ie»rocbes schisteuses de toute la partie méridionale de la Finlande , depuis Abo et les lies de Pargas jusqu'à Viborg , se dirigent , en général, à peu près au N.-E. Les granités des environs de Viborg sont limités, du côté

(i) W. Stran|ways. Auotline of the geology of Ruuia. — Trantaetioju of tke geological sotiety of Londott, ncw séries, t.I,p. I.

des pTêmes de Saint-Pétersbourg , par une ligne qui court aussi à peu près au N.-E. M. le capitaine SoboIeTski dit, dans son Intéressant Mémoire sur le S.-E. de la Finlande (1) , que la direction des gneiss des etvirons d*Iniatra , au milieu desquels est creusé le lit de la célèbre cataracte de la Vob^, à quelques lieues au N. de Viborg , est presque de quatre heures , c'est-à-dire presque N. 60« E. par rapport au méridien magnétique. La déclinaison dans celte con* trée étant d'environ 8^ à PO. , je me crois fondé a conclure qu'une classe importante des accidents stratigraphiques du S.-E. de la Finlande serait assez bien représentée par une ligne passant à Viborg , et dirigée vers le N. 50** E. Ces accidents slratigrapbiques ne se continuant pas dans les couches siluriennes de la cote méridionale du golTe de Finlande, doivent être antérieurs au dépôt du terrain silurien.— Hbor^, lat. 60» 42 '40 " ; long. 26' 25' 50" E.; direcOon N. 50- E.

10" Montagnes des Maures et de VEstérel. Dans le chapitre VI* de V Explication êe la carte géetogique de France^ j'ai consigné un assez grand nombre de directions observées dans les roches stratifiées anciennes des

(i) Soliolevski, Coupd'œil sur P ancienne FimUmde, Ptr. «i- Annuaire du journal dtt Mines de Russie, iSO'q. p. t\j.

montagnes des Maures et de TEstérel qui bordent la Méditerranée entre Toulon et Antibes (1). Tai représenté ces observations par une rose des directions qui rend roanrfeste la tendance qu*ont les couches dont il 8*agit à se diriger vers le N.-E., ou, plus exaclement, vers le N. W E. (E. 46** N.). Cette direction s'éloigne beaucoup de la di* rection moyenne des couches du Système du Wetsmoreîand et du Hundsruçk, auquel J'avais cru primitivement qu'elle pourrait être rapportée. Nous verrons, en effet, plus loin %ut la direction du Système du Westmore^ iand et du Hundsriick, rapportée au Binger- Loch ( siur le Rhin ), est E. 3r ~ N. Cette direction, rapportée à Hyères, devient E. 32*' 55' 4?" N., et rapportée à Saint-Tropez E. 32o 33' 58" N. Ces deux dernières orientations se rapprochent beaucoup l'une et l'autre de l'E. 32° 7 N., et par conséquent, lorsqu'on les compare à la direction E. 46* N. indiquée par la rose des directions , la différence est de 13°.

Ce fait est un des premiers qui m'aient porté à soupçonner que les directions de date très ancienne, comprises dans la désignation hora 3-4 dont j'indiquerai plus loin l'ori-

(i) Erplicatiom 4« la Carte fiologique dt la France , t.[I , P *<»7.

gine , ou très voisine d'y rentrer, devraient être divisées en plusieurs groupes.

Celte subdivision n'est pas indiquée sur la rose des directions des roches schisteuses anciennes des Maures et de TEstérel ; mais on peut croire que cela tient à rimperfection de quelques unes des observations dont cette rose offre le tableau. La plupart de ces observations sont exprimées en degrés ; cependant quelques unes le sont d'une manière. plus générale , telle queN.-E. ou N.-N.-E. Les observations qui sont exprimées de cette manière sont celles qui ont été faites en des points où la direction de la stratification nt pouvait être mesurée avec plus de précision. Des recherches plus suivies les feraient disparaître du tableau , où elles seraient remplacées par des directions cotées en degrés qui ne seraient pas toutes E. 45° N. , ou £. 22** \ N., qui pourraient même s'écarter notablement de Tun ou de l'autre de ces deux points de la boussole. Si ce remplacement avait lieu , il est probable que les directions se presseraient en moins grand nombre dans le voisinage de la direction N.-E. Cette direction appauvrie diviserait alors le faisceau en deux groupes, dont Tun se rapprocherait davantage de la direction E.-O.y et l'autre de la direction N.-S.

Ii9

Tai cherché a effectuer celte décomposition d^une manière approximative , pour ?oir quelle serait à peu près la direction du groupe le moins éloigné de la direction N.-S.

Pour y parvenir, j*ai remarqué que la rose des directions en contient 92 , comprises entre TE. 15* N. et TE. 75** N. inclusivement (1). La moyenne de toutes ces

directions est égale à == 46" 34' 34"à

l*ai retranché de ces 92 directions toutes celles qui sont comprises entre E. 15** N. et E. 32° j N.y puis un certain nombre de celles qui sont plus éloignées de la ligne £.-0., de manière que la moyenne de toutes les directions retranchées soit environ E. 32*" \ N. Après le retranchement de ces directions , au nombre de 33 , formant un total de 1075*', le tableau n*en renfermerait plas que 59 , formant un total de 3200», et donnant par leur moyenne la direction E. 54* 14' 14" N. , ou N. 35** 45' 46'' E. , direction qui ne diffère pas de 4° de celle duLoDgmynd transportée à Saint-Tropez.

Cette différence , toute faible qu'elle est» pourrait encore être atténuée. En effet , la division du groupe total des directions voi-

(i) BxplKotiQn dt la Carte féolopqve 09 Ut Franc* t X, I,

sines du N.-E. en deux faisceaui, dont L*un donne à peu près pour moyenne la direction E. 32<> 7 N., est un problème d'analyse indéterminée qui peut être résolu de plusieurs manières. 11 est aisé de voir que parmi toutes les divisions que comporte le groupe de directions voisines du N. -E. , constitué comme il est sur la rose des directions, j*ai adopté celle qui donnait pour le second Taisceâu la direction la moins éloignée de la ligne N.-S. Mais si le remplacement du petit groupe de directions rapportées exactement au N.-E. était effectué, ainsi que je Ta! indiqué, il existerait d'autres solutions, et, dans celle que Ton obtiendrait en adoptant la marche suivie ci-dessus, le Talsceau septentrional se rapprocherait un peu plus encore de la ligne N.-S. que dans la solation que j'ai obtenue; de sorte que la diCTérence 4", toute faible qu'elle est, se trouverait encore atténuée.

Si les deux faisceaux dans lesquels on peut ainsi diviser les directions des roches stratiGées anciennes des Maures et de TEstérci correspondent à des phénomènes de dates différentes, il est évident que le plus moderne est celui qui se rapproche le plus de la ligne E.~0., car on observe particulièrement des directions de ce groupe aux

e nvirons d'Hyères et dans la presqu*tle de Gieiis , où les roches schisteuses , quartzeuses et calcaires , paraissent appartenir au terrain silurien et au terrain dévonien ancien (lileslone). Les directions, plus rapprochées (Je la ligne N.-S. , s'observent au contraire plus particulièrement dans les micaschistes et les gneiss du reste du massif des Maures, ce qui semble indiquer qu'elles sont dues à des phénomènes plus anciens. Tout conduit ainsi à les rapprocher de celles lia Longmynd et des autres localités que nous venons de parcourir. On peut rapporter ces directions à Saint-Tropez, comme à un point suffisamment central, relativement à ceux oà elles ont été observées. On a ainsi , pour représenter les directions qui nous occupent dans les montagnes des Maures et de FËstérel, -— «SamMrops^, lat.

43* IG' 27", long V 18' 29" E. , direction N. 35" 43' 46" E.

li s'agit maintenant de prendre correctement la moyenne générale de ces 10 direc* lions moyennes partielles , en ayant égard aux positions géographiques respectives des points auxquels elles se rapportent.

Pour cela nous exécuterons l'opération indiquée dans le commencement de cet arlicle. Nous choisirons un point sur la direc- I. 11

tion présumée du grand cerclé de comparaison qui doit représenter le Système ds Longmynd , et auquel tous les petits arcs qui représentent les directions locales sont considérés comme étant approximativement parallèles ; nous y transporterons toutes les directions, et nous en prendrons la moyenne.

Les dix contrées dans lesquelles nous venons de suivre des lignes stratigraphiques que je crois pouvoir rapporter au Système du Longmynd, sont réparties dans diverses parties de TEurope situées les unes à TO , les autres à TE., quelques unes beaucoup au N. et les dernières au S. des contrées rhénanes, qui peuvent être considérées comme le centre des parties de l'Europe les mieux explorées par les géologues, et dont le Bmger-Loch, sur le Rhin, est à peu près le point central.

Je suppose que le grand cercle de comparaison dont il s'agit passe au Bingcr-Loch , et je prends ce point pour centre de réduction*

Pour transporter au Binger^Loch la direction N. 25° E. observée à Church-Siretton par 520 35' de lat. N. et 5** 10' 20" de long. 0. , je détermine , au moyen du tableau de la page 44 , la différence des angles alternes inteniei que forme » avec les méridieui

daBinger-Loeh et de Church-Stretton, Tare du grand ceirhe qui réunit ces deui points : la différence est de 8« 21' i8". J'en conclut que, transportée au Binger-Loch, ta direc* tion N. 25* E., observée à Church-Stretlon, deviendra N. 25» 4- 8° 21' 18" — « E., c étant rexcès sphérique d*un triangle sphérique rectangle dont je m'occuperai uUé* rieurement.

Exécutant la même opération pour cha-* can des 10 points dont les directions doivent ^re transportées au Binger-Loch , je forme le tableau suivant, et je fais Taddition.

<• Chorch^lretlon. If. «k» »' t" 4, 8» 21' 18" — g . E.

^ Morbix N. îl » • + 8 SO 40 >. ( . E.

S» Sainl-James. . . N. 22 30 • + 7 5 55 — t . E.

*» limoasin .... N. 26 » » H- 7 56 52 — « . E.

^ Freiberg .... N. 53 5730 — 4 1 16 — t . E.

6» Zlahings .... N. 52 50 » — 5 « 53 — , . E. 7» Milieu de lu di'

stance de Golbe-

WgàGèOe. . . N. 38 » » — 5 32 56 + t . E.

80 Uleaborg .... N. 42 SO » — 14 57 6 + , . E.

* Viborg N. 50 » » — 17 14 48 — « . B.

W Sainl-Trope». . N. 35 4546 + » 51 58 + t . E.

Somme. . 327o 13'16'' --14o 22' 16" + S ± c

En réduisant complètement la somme des données consignées dans ce tableau, el^

devient 312* 51' 4- 2 ± « , et en divisant cette somme par 10, nombre 4es directions fiartielles , on a pour la direction moyenne du Systètne de Longmyndy rapportée au

«ww » 2-1-e

Binger-Loch N. ZV 17' 60" +1-^ E.

Dans cette eipression il ne reste plus d*interminé que 2 ± c La quantité t , que j'ai fait entrer dans le tableau , est , comme je Fai indiqué ci-dessus p. 62 , Vexcès sphériquê d*un triangle rectangle qui a pour hy^ pothénuse la plus courte distance du point central de réduction {Binger'-Loch ) au point d'observation auquel elle se rapporte, et pour Tun des angles aigus , Tangle formé par la direction transportée au Binger-Loch avec la plus courte distance. Il est aisé de voir que , suivant la position respective du point central de réduction et du point d'observation et suivant la direction qui a été observée, Vexcès sphérique dont il s'agit doit être employé soustractivement oli additivement , ainsi que le tableau l'indique , et comme je l'ai aussî rappelé dans l'expression de la somme en y écrivant 2 ± t. Le tableau renferme 10 de ces quantités < , dont 7 soustraciives et 3 additives. En raison de celte inégalité entre les nombres des quantités c affectés de signes contraires, on pourrait

craindre qu'elles ne se détruisissent pas; mais le Binger-Loch se trouve placé très heureusement par rapport aui observations que nous discutons actuellement, comme détermioant le Système du Longmynd. Il est peu éloigné du prolongement direct des directions signalées en Suède et dans le N.-O. de la Finlande , de manière que , bien que tes points où ces directions s*observent soient fort éloignés du Binger-Loch , les excès sphériques qui leur correspondent sont peu considérables ; ceux qui se rapportent aux autres points d'observation sont également assez petits, et, toute réduction faite, la somme de ces quantités est trèj faible. En effet, au moyen de constructions eiéeutées sur la carte et du tableau de la page 178, on trouve:

WCbarch-Stretton. b «=

^nr Morlaix i» =

^»«rSainlJames. . . ft = ^'urleLimoQsin. . . 6 == P»«'rFreiberg . . . .• 6 =

796 kil., A » 82o 1/9»

806 kil., A » 54o, 680 kiL, A = 5'2o, 490 kil., A = 17o 1/4, 410 kil., A » 44o.

'wZbbiDgs .... A « S56 kil., A -= 7lo 1/2,

PaurlaSuèd b = 4110 kil., A -« llo,

^«rUleaborg. . . . ft = 1980 kil., A = 2o 2y\

^«rVihoig b = 1780 kil., A .= 6o SC.

fwrSamt-Tiopex. . * =« 4S0 kil., A = 2î)o,

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