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=^ nf
En ayant égard au signe avec lequel cha« I. 11*
cuD de ces excè» sphériqiies doit être pris ,
on trouve 2 ± « = — 24' , et par suite
—=-1 s^ — 2' ^4'^ Cette valeur eit à peu
près négligeable ; nous nous bornerons, pour 7 avoir égard, à diminuer de 2' 6" la moyenne ci-dessus, et nous adopterons, comme étant» en nombres ronds, la moyenne la plus correcte possible de toutes les observations que nous avons considérées, rapportées au ^mger'Loch,}^. 31M5'E.
Il nous reste à examiner comment la direction moyenne du Système de Longmynd^ s*accorde avec les directions partielles que nous avons combinées. Pour cela nous n'avons qu'à la transporter du Binger-Loch , auquel elle se rapporte , dans chacun des points d'observation. A la rigueur, pour exécuter ce calcul , il faudrait déterminer de nouveau Vexcèt sphérique relatif à chaque point, non d*après la direction observée en ce point, mais d'après la direction moyenne adoptée pour le Binger-Loch. Toutefois, comme les corrections qui résulteraient de ce nouveau calcul seraient, en somme, fort peu considérables , Je les néglige ; et en me servant des valeurs de c déjà employées Je forme le tableau suivant :
DIRECTIOÏI I
calculée. observée. niwiftBiicc.
^rch^trelton. N. 22» SC 42" E. â5« f ■' t »" + 2» 3' i%"
JnlJaines. , . N. 24 18 5 E. 23 30 » ^ 1 48 5
»»MsiD. . . . N. 23 2t 8 E. 26 s » + 2 38 52
!**erg .... N. 38 10 16 E. 33 57 30 — 1 21 46
fy%i N. 37 6 53 E. 33 30 > ^ 4 SI 53
P'" Je la di- ^ tance entre Gowborç et Gè-
«Iwrg N. 46 6 6 E. 42 30 f» — 3 35 6
^rg N. 48 44 48 £. 50 » » 4. 1 15 12
w'Trope» . . N. 30 13 ;;;2 E. 35 45 46 4- ^ 33 44
La dernière colonne de ce tableau donne, toute réduction faite, une somme égale à -— 3'. Il est aisé de voir , en effet , qu'en négligeant 2' 24" — 2' 6" = 18", dans l'expression de la direction moyenne rapportée au Binger-Loch, nous avons dû rendre trop faible de 10 fois 18" et de 180" ^ 3' la somme des expressions des huit directions caleulées. L'opération est donc correcte.
Elle fait voir que pour sept des dix points que nous avons considérés , Taccord entre la direction calculée et la direction observée est très satisfaisant, les différences entre les directions observées et les directions calculées étant de moins de 3". Pour les trois autres points » les différences entre les di»
rections observées et calculées sont plus considérables. Pour Slabings la différence est de plus de 4°^, mais il est à remarquer que les contours des masses de granité cl de gneiss du S.-E. de la Bohème ne sont ni rectilignes ni très bien définies. On peut en dire autant de celles du N.-O. de la Finlande , où la différence est de 3" 35' 6" ; ces dernières sont d'ailleurs imparraitement connues. Quantaui directions rapportéesàSaint- Tropez , où la différence est de S*" 32' 4 i", il ne faut pas oublier que ce n*a été qu'après une discussion qui a laissé quelque incertitude que nous avons pu les dégager des autres directions qui sont comprises dans la rose des directions des Maures et de TEstérel. Les différences que nous venons de remarquer n'ont donc rien qui doive sur> prendre , et il est à remarquer que les tr«is différences les plus considérables,
étant affectées de signes différents, tendent à se compenser ; leur somme est — 2* 34' 1 5", ou — 154' 15"; et il est aisé de voir qu'en n'ayant pas égard aux observations auxquelles elles correspondent, on aurait trouvé un résultat différent de celui auquel nous nous •ommes arrêtés, de 15' seulement, c*esiâ-
dire la direction moyenne N. 30^ E. environ ; or la suppression de Tune quelconque des autres observations aurait produit une va* nation à peu près du même ordre.
Il me paratt difficile de ne pas admettre, en dernière analyse , que ces dix directions appartiennent à un même Système, dont la direction rapportée an Binger-Loch est représentée le plus correctement possible par une ligne dirigée au N. 30** 15' E. Cette ligne, qui fait avec le méridien du Binger" Loch un angle de 30" 15' vers TE., est la tangente directrice du Système.
r Mais, pour déterminer complètement sur la sphère terrestre la position de ce Système dont nous avons supposé que le grand cercle de comparaison passe par le Binger-Locb, il faudrait confirmer ou rectifier cette supposition en déterminant, comme je Tai indiqué précédemment, Vangle équalorial E.
Malheureusement les données que nous avons soumises au calcul ne paraissent pas assez précises pour conduire à une valeur de cet angle à laquelle on puisse attacher une importance réelle. Le point de départ des calculs à faire se trouverait dans les différences contenues dans le tableau que nous venons de former ; mais ces difTérences no suivent aucune loi régulière ; tout annonce
qn^elles font daes en grande partie aux erreurs d*obseryation, et qu'en les employant dans un calcul, on le baserait sur une combinaison de chiffres presque entièrement fortuite. 11 n*y a pas lieu d^xécuter un pa* reil caloul ; ainsi, quant à présent, Topëration ne [ifeot être poussée plus loin, et nous sommes obligés de nous en tenir à la suppo' sition que le grand cercle qui passe au Binger-Locb, en se dirigeant au N. 30* 15' E., est le grand cercle de comparaison du Sys» terne du Longmynd,
Cette supposition est destinée, sans doute, à une rectiâcation ultérieure; mais il me parait fort probable que le véritable éqnateur du Système du Longmynd n'est pas fort éloigné du grand cercle dont nous venons de parler. En effet, ce dernier laisse la Moravie et la Bretagne, Tune d'un côté et Tautre de Tautre , à des distances peu différentes l'une de l'autre; il passe entre la Suède et la Finlande où les accidents du Système du Longmynd jouent un rôle si proéminent et, indépendamment des directions dont nous avons pris la moyenne, on en trouve dans les contrées qu'il traverse, qui paraissent devoir lui être rapportées, comme celles des gneiss deSainte-Marie-aux- Mines , et celles de beaucoup d'accidenta
itraligraphiques plui moderoeti» mais dut à Tiofluence du sol soas-jacent, que présentent les couches de i^Eifel» du HundsrQck, de TIdar-Wald, etc.
Ce n*est, en effet, que d*une manière ex» oepUonnelle et accidenteUe que la direclion du Système du Longmynd affecte les couches du terrain silurien ou des terrains plus ré<cents. Dans plusieurs des contrées où nous les avons reconnues, on peut constater que ces dislocations sont antérieures au dépôt des couches siluriennes. Mais ce caractère d'ancienneté leur est commun avec les dislocations du Système du Finistère^ et il nous reste i examiner quel est le plus ancien de ces deux Systèmes.
Jusqu'à présent je ne connais pas encore de terrain sédimentaire dont Je puisse affirmer qu'il a été déposé sur les tranches des couches redressées de Tun des systèmes, et que ses propres couches ont été redressées par l'autre. Je ne puis donc déterminer le rapport d'âge des deux Systèmes par le moyen ordinaire et le plus direct; mais je crois qu'on peut y parvenir par l'application des remarques suivantes que M* deHumboldt a consignées dans le premier volume du Coims.
« La ligne de faite des couches relevées
» n*est pas toujours parallèle à Taxe de la M chaîne des montagnes ; elle coupe aussi » quelquefois cet axe, et il en résulte, à mon » avis , que le phénomène du redressement M des couches, dont on peut suivre assez loin » la trace dans les plaines voisines, est alors » plus ancien que le soulèvement de la » chaîne (1). » M. de Humboldc a souvent appelé l'attention sur ce point aussi important que délicat de la théorie des soulèvements. Asie centrale^ 1. 1, p. 277, 283. Essai sur le gisement des Roches^ i822, p. 27. Bel. Hist., t. m, p. 244, 250.
Or, il me paraît qu*en certains points de la Bretagne, dont j*ai déjà parlé,. des couches redressées, suivant le Système du Finistère, ont été soulevées de manière à constituer une arête appartenant par sa direction au Système du Longmynd, et antérieure comme ce Système au terrain silurien. Je le conclus des observations suivantes que M. Dufrénoy a consignées dans le premier volume de VExpUcation de la Carte géologique de la France, et dont j*ai déjà rappelé une partie précédemment.
« L'extrémité 0. du bassin de Rennes ap- » partient encore au terrain cambrien.Nous
(i) A. de Rumboldt, Cosmos. » t. I, traduction française, p. 35a.
» Mfflmefl, il est vrai, peu certains de la li- » mite qui sépare, dans ce bassin, les deux » étages des terrains de transition ; mais » cependant nous la croyons peu éloignée » d'une ligne qui se dirigerait du N. 15 à » 20' E. au S. 15 à 20** 0^, et qui suivrait
> à peu près la route de Ploêrmel à Dinan. » £q effet, les terrains situés à gauche et à » droite de cette ligne présentent des carac- » tères essentiellement différents ; celte cir- >» constance serait incompréhensible si elle ne » résultait pas de leur différence de daiure ,
> attendu que la stratification étant généra- » lemeot de TE. à TO., on devrait retrou- » Ter, sur la route de Ploêrmel à Dinan, les
> mêmes couches traversées par celle de » Nantes à Rennes; mais il n'en est point » ainsi. En effet, les couches de grès, si fré* » queotes et si caractéristiques dans le ter- » raio silurien, qui forme tout le pays à TE. » de la ligne que je viens d'indiquer, ne se » retrouvent pas, au contraire, dans la par-
* lie 0. de ce bassin, que nous avons colo-
> née comme appartenant au terrain cam- » brien. Les Schistes eux-mêmes , entre
* Corlay et Josselin, c'est-à-dire dans toute
* l'épaisseur de cette partie inférieure» pos- «Mdent des caractères très différents de
* ceox des environf de Rennes; ils sont, en
» effet, bleu&tres et satinés, tandis que les » Schistes, entre Rennes et Nantes, sont de » véritables Grauwackes schisteuses. Enfin » la direction des couches confirme cette j» distinction. Â 1*0. de la limite que nous » avons assignée pour les deui terrains de V transition» les couches se dirigent constam- » ment de TE. 20'' N. à TO. 20«S., tandis » que les Schistes, qui sont à droite de cette » ligne, sont orientés de TE. 10 à 15** S. à » ro. 10 à 15<>N. Ces deui directions sont » précisément celles qui caractérisèrent les » terrains cambrien et silurien (t). »
Ces Schistes satinés, dirigés a TE. 20" N., appartiennent, par le redressement de leurs couches, au Système du Finistère, et ils ont été soulevés pour former une protubérance ou une crête dirigée vers le N. 20* E., qui a constitué la limite occidentale du bassin silurien de Rennes. Cette crête appartient, par sa direction, au Système 4u Longmynd, On voit donc que le Système du Longmynd est P06T1ÉRU&UR au Système du Finistère,
On arrive à la même conclusion, en observant comment les dislocations dépendantes du Système du Longmynd^ qui se présentent auK environs de Morlaix, accidentent les
(t) OoMiiay , MgpUtaiiân âe m CtrH fitPii^u ^ Fnm9$f chtf . VU, tt h p. aïo et m
condiflf de Boehef icbif tenies wàtwM mi*
vint le System» du Finistère.
Les troM Systèmes dont nous Tenons de pirler, tous les trois antériears au terrain silurien» ne sont pas encore les seuls qui aient accidenté le sol de l'Europe occidentale avant le dépôt de ce terrain. Dans ces dernières années, M. Rivière a signalé , en Breugne, un Système distinct à la fois du Système de la Vendée et des deui autres systèmes dont nous venons de nous occu* per, mais antérieur eomme eux au dépô( du terrain silurieq.