BOTANIQUES
En 1847, M. E. Cosson a pris la part la plus active à l’organisation d’une Association française d’exploration botanique, association qui, bientôt, a obtenu les souscriptions de nombreux botanistes français et étrangers, et qui, presque chaque
M. E. Cosson a toujours libéralement mis à la disposition des publicistes toutes les notes et les documents recueillis par lui dans ses voyages, et a ainsi contribué aux travaux sur l’Algérie de MM. J. Duval, H. Duveyrier, A. Letourneux, Ch. Martins, V. Reboud, Warnier, etc.
Les collections de M. E. Cosson (1) se composent d’une bibliothèque botanique comprenant les ouvrages généraux et la plupart des publications sur la flore de l'Europe, sur celle du bassin méditerranéen et sur celle de l’Amérique du Nord, d’un herbier général, d’un herbier spéci al des environs de Paris, d’un herbier spécial d’Abyssinie et d’un herbier du Cap en voie de classement.
L’herbier général se compose de plus de 1700 paquets, et renferme plus de (50 000 espèces. — Les genres et les espèces sont classés d’après le Prodromus de De Candolle, ou d’après les monographies ou les ouvrages les plus récents. —Les genres et les espèces non décrits dans les ouvrages suivis pour le classement sont rangés alphabétiquement en tête de leurs familles ou de leurs genres.— Les indi-
échantillons. On y trouve plus particuliérement d’importants documents sur la végétation du nord de l’Europe, de l’Europe centrale, de l’Asie septentrionale, centrale et occidentale, de toutes les contrées du bassin méditerranéen, tant européennes qu’asiatiques et africaines, et des États-Unis—L’herbier offre, en outre, la plupart des exsiccata formés dans les pays ayant des affinités avec la flore du bassin méditerranéen ou avec la flore désertique de l’Afrique, tels que la Perse, l'Arabie, le littoral de la mer Rouge, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Abyssinie, les Açores, Madère, les Canaries, etc.—La flore des anciens États barbaresques, objet des travaux actuels de M. E. Cosson, est naturellement représentée très-largement dans son herbier, tant par les résultats de ses voyages personnels en Algérie que par les nombreuses communications des botanistes algériens. Pour les États du Maroc et de la Tunisie, l’herbier renferme à peu près l’ensemble des espèces qui y ont été jusqu’ici constatées. Une chemise spéciale est attribuée aux plantes originaires de