De l’antagonisme de l'opium et du sulfate de quinine
(Société médicale des hôpitaux de Paris, 1858 .)
Dans ce travail, basé sur des recherches cliniques complètement neuves, j’établis qu’à l’inverse de l’opium, qui exalte certaines fonctions organiques en favorisant l’hypérémie et en élevant la température générale, le sulfate de quinine enchaîne ces mêmes actions, sources de dépenses, réduit aütant que .possible l’appel fluxionnaire sanguin dans les parties phlogosées et semble condenser les forces dans le système nerveux. J’en tire cette conséquence thérapeutique : que , dans les cas de congestion cérébrale, le sulfate de quinine est indiqué à l’exclusion de l’opium, tandis que c’est l’inverse dans l’anémie. Appliquant ensuite cette donnée aux accidents cérébraux du rhumatisme^ j’explique, par elle, l’innocuité du sulfate de quinine dans ces accidents. Je pense même que
l’emploi du sel quinine est généralement indiqué dans les formes inflammatoires des lésions cérébrales, l’opium ne convenant guère que dans les troubles purement nerveux, et exempts même de complication fébrile. Je montre enfin que le sulfate de quinine et l’opium, ayant une action antagoniste, ne doivent pas être administrés simultanément, et qu’ils pourraient au contraire se servir réciproquement d 'antidote.
Cette analyse omettrait le point le plus curieux du travail si elle ne signalait l’étroitesse extrême de la pupille coïncidant avec l’injection sanguine du globe de l’œil pendant le sommeil.
68. Généralisation de l'emploi des alcalins contre le muguet ainsi que contre l'ascescence des voies digestives et génitales.
Les recherches que j’ai faites sur le muguet, et qui seront exposées plus loin, m’ayant démontré que ce parasite ne se développe jamais que dans des milieux acides, j’ai été conduit par induction à le combattre à l’aide des alcalins, et les résultats cliniques ont pleinement justifié mes prévisions. J’ai pu ainsi substituer avec avantage un moyen d’une innocuité parfaite aux acides et aux caustiques énergiques qu’on préconisait avant mes recherches. J’ai montré en outre qu’on peut, dans un certain nombre de cas, prévenir le développement du muguet, en neutralisant l’acidité de la bouche, qui eût favorisé sa naissance ; et j’ai prouvé qu’il n’est pas d’affection où l’action des alcalis soit aussi nette et aussi décisive.
69. Instrument destiné à porter des poudres médicamenteuses sur le col de ïulérus et dans le vagin.
(Société médicale des hôpitaux, 1857 .)
J’avais été frappé de l’insuffisance des moyens employés pour faire pénétrer ces poudres dans la cavité vaginale, en place des injections de liquides dont l’inefficacité était notoire. L’instrument quo j’ai fait construire, et qui est d’un usage commode et d’une structure fort simple, remplit complètement cette indication. Les poudres, portées et applijuées sur le col de l’utérus et les parois du vagin, y adhèrent fortement, et d’une façon assez permanente pour que leur action ait le temps de se produire. La nature de ces poudres peut varier comme les indications à remplir : tantôt alcalines, tantôt absorbantes ou astringentes, selon les cas.
70. L'électrisation généralisée considérée comme agent tonique et stimulant diffusible.
(Bulletin général de thérapeutique, 1863.)
J’appelle l’attention sur ce moyen puissant qui, préconisé lors des premières applications de l’électricité à la thérapeutique, fut ensuite abandonné pour 1 électrisation localisée. Je pense que chacun de ces modes d’emploi de l’électricité â ses indications particulières, et prouve que dans certains états généraux caractérisés par un épuisement complet des forces, et qui ne peuvent être combattus avec succès que par des moyens énergiques, stimulant l’ensemble du système nerveux, l’électrisation généralisée est un agent tonique d’une efficacité rapide et souveraine. J’ai fait usage d’un instrument perfectionné, construit par M. Stéphen Hacq, et auquel M. le professeur Gavarret reconnaît certains avantages comme moyen d’expérimentation.