Mémoire sur la diathèse hémorrhagique (inédit
Dans ce travail, dont j’ai donné la substance dans la 39 e leçon du Cours de pathologie générale professé à l’École de médecine, m’appuyant sur
les faits publiés et sur un assez grand nombre d’observations personnelles, j’émets plusieurs vues nouvelles sur le purpura et les autres maladies hémorrhagip&res.
La diathèse hémorrhagique acquise suppose, selon moi, deux conditions principales : d’une part, l’état dissous du sang; d’autre part, l’incohésion ou la friabilité des tissus. L’état dissous du sang se compose lui-même de plusieurs circonstances : la diminution de proportion des matériaux solides et spécialement de la fibrine, et surtout la déliquescence ou l’incoagulabilité de celle-ci. Je signale pour la première fois, comme cause d 'état aplastique du sang, le défaut d’adhésion des globules rouges les uns pour les autres. Deux analyses, exécutées par M. Leconte à ma demande, ont démontré le fait d’une diminution considérable du poids des globules, et si la fibrine était augmentée dans un cas, elle offrait du moins chez les deux sujets ce caractère de déliquescence plus important que sa diminution même. Partant de l’analogie, déjà remarquée par M. le professeur Andral, du sang du purpura avec celui de la chlorose, je trouve dans les faits cliniques la confirmation de ce rapprochement, et vois dans la chlorose ménorrhagique le premier degré de cette cachexie chlorotique hémorrhagipare qui constitue la maladie tachetée de Werlhof.
De ces études sur la diathèse hémorrhagique, je déduis une conséquence thérapeutique importante, à savoir l’utilité des moyens capables de développer la diathèse inflammatoire, laquelle est directement contraire à l’état aplastique du sang. D’ailleurs je fais remarquer qu’un érysipèle a plus d’une fois guéri le purpura.
thérapeutique.