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MORPHOLOGIE DE LA GLANDE GÉNITALE MALE

Recherches sur la signification des éléments qui le constituent

• Thèse de doctorat. Nancy 1887, 128 pages, 3 planches.

Ce travail est divisé en quatre parties.

La première renferme l’étude de la période indifférente de la glande génitale et celle du passage à l’état sexuellement différencié. Après avoir exposé l’historique de la question, je conclus que les grandes cellules sexuelles ou ovules primordiaux existant dans l’épithélium germinatif et dans le stroma de la glande génitale indifférente ne constituent pas une deuxième sorte, mais seulement une secondé forme dé cellules résultant de la différenciation des éléments de forme banale. Plus tard, quand les cànalicules commencent à se constituer, un certain nombre dé ces éléments demeurent hors tube et paraissent inutilisés, p'armiles cellules interstitielles déjà formées à cette époque. J’attire l’attention, en passant, sur le développement précoce de ces cellules interstitielles, qui à été confirmé depuis.

Le deuxième chapitre contient l’étude, peu faite jusqu’alors, de la période

Iules séminifères et aux nématoblastes de l’adulte. Leur destinée cependant

dégénérescence, tant que l’animal n’aura pas atteint un certain âge. Quant aux cellules nucléolées, elles deviennent les cellules de soutien du tube adulte. Tous les éléments du tube séminifère dérivant dès lors des cellules épithéliales, il y a, moins encore qu’aux périodes précédentes, lieu de parler de deux sortes d’éléments dans le canalicule séminifère. L’existence de la phase que je caractérise sous le nom de préspermatogénèse a été reconnue par tous les auteurs et est aujourd’hui classiquement admise ; la préspermatogénèse est reconnue pour une phase nécessaire dans l’évolution de la alande génitale

Dans le testicule adulte, étudié par un grand nombre d’auteurs dont lés résultats sont analysés et classés dans ce travail, il s’agit de savoir, abstraction faite des données fournies par le développement qui permettent de conclure à l’unité cellulaire, s’il y a, de par l’examen de la constitution du tube séminifère adulte, deux sortes de cellules. Or l’une de ces deux sortes, la cellule de soutien, admise par Merkel, Sertoli et Renson, n’est pas un élément spécial dans le canalicule séminifère. Le système de soutien de Merkei. n’existe pas; il

Comptes rendus de la Société de Biologie, 14 mai 188.7.

énoncés ci-dessus, relatifs aux périodes jeune, embryonnaire et idifférente de là glande génitale.

Comparaison de la spermatogènèse et de l’ovogénèse. Valeur morphologique du spermatozoïde et de l’œuf

Journal de l'Anatomie et de la Physiologie, 1892, travail d’environ 70 pages,

Poursuivant toujours la recherche de la signification qu'il convient d’attribuer à la soi-disant cellule de soutien du testicule des Mammifères et à l’élément qui lui correspond chez d’autres animaux, nous avons pris occasion de l’apparition d’un important mémoire d’O. Hertwig sur la comparaison de l’ovogénèse et de la spermatogènèse, pour nous occuper à nouveau de notre question de prédilection.

Dans son mémoire, Hertwig établit 1 équivalence des produits sexuels et la concordance absolue des phénomènes ultimes de la spermatogènèse et de

râlement adoptée.

Néanmoins nous proposons de la remplacer par la seconde, c’est-à-dire de considérer les formes énigmatiques du testicule comme représentant non plus les cellules folliculeuses de l’ovaire, mais les œufs mêmes. Cette deuxième manière de voir n’a pas le mérite d’une entière nouveauté ; elle a été formulée déjà par'S." ' ' ~ ~ " " .

de fertilité et adaptés à toute autre fonction que là fonction reproductrice. A ce prix a pu se faire la réalisation d’un testicule et d’un ovaire dans la glande hermaphrodite, ou la séparation des sexes sur deux individus différents. L’éli-

gvec le précédent et partageant aves lui certaines particularités de structure 3 çette membrane est }a strie vasculaire du limaçon des Mammifères et son

homologue chez l’Oiseau, le tegmentum uasculosum.

Cette membrane, outre l’intérêt spécial qu’elle offre au point de vue de la physiologie du limaçon, puisqu’on en fait le siège de l'exhalation de l’èndolymphe, est remarquable au point de vue de l’anatomie générale, parce qu’elle est un épithélium vascularisé. Il s’agissait

de savoir si les vaisseaux appartiennent bien réellement à 1 épithélium, ou s’ils ne sont pas, comme on l’a soutenu, le résultat de l’immigration au sein de ce dernier de tractus vasculo-çonjonctifs venus des parties plus profondes, s’il s’agit bien d’un épithélium vasculaire ou si ce n’est là qu’une apparence. Une étude histogéné- .tique pouvait seule prétendre à donner la clef de ce problème.

Les principaux résultats de cette étude sont les suivants. L'épithélium de la strie est de bonne heure pourvu de vaisseaux.

A cette époque, il présente deux couches, une superficielle ou interne, régulière, à

fonde ou externe, irrégulière, de constitution plasmodiale. Nous n’avôns pas réussi à saisir sur le fait l’enveloppement des vaisseaux par le plasmode épithélial. L’étude de stades plus âgés nous a appris quela couche plasmodiale de la strie vasculaire devient un tissu réticulé

que nous avons appelé le réticulum épithélial. Jusqu’alors, avant la preuve histogénétique, ce réticulum, qui était connu, avait été considéré comme de nature connective. Son mode de formation lui assigne une nature épithéliale.

L’existence, au-dessous d’une membrane épithéliale, d’un réticulum ayant la même origine qu’elle, n’est pas un fait propre à la strie vasculaire. Les exemples sont nombreux attestant la réalité des pseudomorphoses connectives .d’éléments d’origine épithéliale. Le réticulum épithélial 11 e représente d’ailleurs, dans les transformations que subit la strie vasculaire en voie de développement, qu’une disposition transitoire. Chez l’adulte, en effet, ainsi qu’on l’a déjà observé, la strie tout entière, subit une diminution d’épaisseur, grâce sur-

Sur l’existence de cellules à grains acidophiles chez l’Orvet nouveau-né (Anguis fragilis) et l’embryon de Lézard (Lacerta vivipara?)

Bulletin des séances de la Société des Sciences de Nancy, avril 1894.

Sur la présence de cellules à grains dans l’épiderme de l’Orvet

Sur deux sortes de cellules granuleuses chez les Reptiles

Journal international mensuel d'Anatomie et de Physiologie, 10 p., 1 pl.

Dans ce mémoire et dans les potes qui précèdent, nous décrivons deux sortes de cellules à grains chez l’Orvet et le Lézard.

1? Si l’on connaît bien aujourdlhui les cellules à grains acidophiles (» d’Ehrlich) chez les Mammifères, les Oiseaux et les AmpMbiens, ces éléments n’ont pas encore été signalés chez les Reptiles. Nous avons trouvé dans différentes localités vaseulo-conjonctives de l’Orvet et du Lézard (dans les plexus choroïdes du troisième ventricule, dans la pie-mère périépiphysaire, dans la moelle des os, le périmysium, le tissu péri et interglandulaire, dans le sang, etc.) des éléments remarquables par l’existence de grains volumineux que colorent (après action du liquide de Flemming) diverses matières à fonction acide telles que l’orange G, l’éosine, et qui, par conséquent, se comportent en grains acidophiles, Bien que la couleur, sur ces préparations fixées par le liquide de Flemming, ne soit pas aussi intense que si l’pn eût opéré sur des matériaux frais, et que l’atténuation de la coloration soit attribuable à une modification qualitative et peut-être aussi à une diminution quantitative de la substance colorable a, produite par le réactif fixateur j cependant ce réactif lie détruit pas la substance colorable des grains et ne réduit pas ceux-ci à un substratum colorable d’une façon banale et sans élection,

2" Nous avons trouvé, dans l’épiderme très mince qui revêt la face inférieure des écailles de l’Orvet nouveau-rié, des éléments volumineux, contenant de gros grains que nous n’avons pas.réussi du reste à colorer d’une façon élective. Ces cellules paraissent appartenir aux couches les plus superficielles de l’épiderme, à la « couche épitrichiale », dans l’épaisseur ou en dehors de

laquelle on les trouve placées. Jusqu’ici, des éléments comparables à ceux-ci, comme situation et comme forme, n’ont été signalés chez les Reptiles que par Todabo. Mais les éléments que cet auteur décrit et figure d’une façon d’ailleurs imparfaite dans son stratum glandulare chez la Couleuvre et le Gecko ne coïncident pas exactement avec ceux que nous ayons vus chez l’Orvet. La signification de ces cellules nous échappe : nous supposons tout à fait hypothétiquement qu’il s’agit de cellules muqueuses.

HISTOPH Y SIOLOGIE

Note sur la morphologie des épithéliums (espaces et ponts intercellulaires) Membrane épithéliale de Descemet

Comptes rendus de la Société de Biologie, 15 mai 1886.

Sur la morphologie des épithéliums. Espaces et ponts intercellulaires.

Membrane épithéliale de Descemet

Journal de l’Anatomie et de la Physiologie, 1886, 45 pages, 1 planche.

Ces recherches ont été suscitées par la question (très à l’ordre, du jour d’alors) des espaces et des ponts intercellulaires dans les tissus épithéliaux.

A l’existence de ces espaces et de ces ponts s’attache un intérêt général considérable, au point de vue d’abord de la morphologie des épithéliums, à cause ensuite des conséquences physiologiques que ces dispositions peuvent entraîner avec elles quant au mode de nutrition et au fonctionnement des membranes épithéliales. Pour deux épithéliums, cet intérêt général se double d’un intérêt local. C’est d’abçrd l’épithélium postérieur de la cornée, au niveau duquel se font des phénomènes d’inhalation et d’absorption de l’humeur aqueuse. C’est en second lieu l’épithélium qui revêt, sous le nom de tegmentum vasculosum,

la rampe moyenne du limaçon de l’Oiseau, et celui de son homologue, là strie vasculaire, dans la rampe de Corti des Mammifères.

. Seul l’épithélium postérieur de la cornée a été ici examiné, dans le but d’é- . tablir le déterminisme des circonstances dans lesquelles se produisent les aspects si variables que l’on a décrits et que j’ai retrouvés. Aussi ai-je employé, dans des conditions variées, des réactifs assez différents; Ce travail est ainsi une espèce de contribution à ce qu’on pourrait appeler, parallèlement àl’histochimieet à l’histophysique, l’histomécanique expérimentale.

Le résultat de ces recherches est le suivant. Si l’on écarte la formation des ponts intercellulaires au moyen de prolongements amiboïdes des cellules, il reste la rétraction des cellules et leur contraction, les éléments étant en continuité primitive de substance par certains points de leur surface. Ces réactifs excitent la cellule pour la tuer ensuite après une période agonale, de durée variable suivant ces réactifs et de laquelle dépendent les aspects variés obtenus. Existe-t-il un excitant physiologique qui détermine le retrait et la contraction que nous produisons dans nos expériences ? Autrement dit, les espaces et les ponts intercellulaires constituent-ils une disposition normale? Je conclus par l’affirmative. les ponts et espaces intercellulaires sont une disposition normalement possible, quoiqu’atténuée alors, quand agit l’excitant physiologique.

Notes cytologiques. Deux faits d’action morpbogène réciproque ou d’induction vitale entre éléments cellulaires

Archives d’Anatomie microscopique, tome 1,1898,8 pages, 2 figures.

Je signale, chez les Reptiles, deux faits d’anatomie embryonnaire qui me paraissent rentrer dans la catégorie des phénomènes morphogènes et inducteurs sur-lesquels W. Roux et Bard ont attiré l’attention.

Dans un premier fait, tout un territoire épithélial, formé d’ailleurs de cellules proches parentes les unes des autres, et comprenant la vésicule thyroïdienne médiane et son pédicule, et la paroi ventrale et même dorsale du pharynx, se trouve affecté de dégénérescence graisseuse des cellules (si l’on peut appeler dégénérescence une modification qui frappe des éléments en pleine activité proliférative). L’affection cellulaire ne saurait être expliquée par l’hérédité pour les cellules de la paroi dorsale du pharynx, et il faut bien invoquer une action

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