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FONCTION DU COEUR

XXVI, — Déterminalion graphique des rapports du choc du cœur avec les mouvements des oreillettes et des ventricules, obtenue à l'aide d’un appareil enregistreur (en commun avec M. Chauveau.

(Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. LIL, p- 622.)

Des ampoules élastiques, pleines d’air, introduites dans les cavités du cœur, ou placées en contact avec l'extérieur de cet organe, étaient comprimées chacune, soit par la contraction de l’une des cavités du cœur, soit par son choc ou battement. Chaque ampoule, conjuguée par l'intermédiaire d’un long tube de caoutchouc avec une autre ampoule qui estextérieure, communique à celle-e1 les impulsions. Enfin, un levier de sphygmographe, - reposant sur cette dernière ampoule, reproduit, en les amplifiant, tous les soulèvements et tous les affaissements de l’ampoule extérieure qu il enregistre à la manière ordinaire.

Lorsqu'il s’agit de déterminer la force, la durée et la succession de trois phénomènes différents, comme la contraction de l'oreillette, celle du ventricule et le choc du cœur, il faut employer trois leviers superposés. | |

L'application des appareils cardiographiques faite sur le cheval n'apporte aucun trouble à l’état physiologique de ces animaux. |

C’est par la veine jugulaire ou la carotide qu’on introduit dans le cœur les ampoules destinées à transmettre les mouvements des ventricules et des oreillettes. L'’ampoule qui recoit les impulsions éxtérieures ou chocs est placée au niveau du cœur entre les deux muscles intercostaux. |

Ces premières expériences cardiographiques, commencées à l’École

LS pie vétérinaire d'Alfort en 1861, ont été continuées pendant trois années, à différentes reprises, soit à l'Ecole vétérinaire de Lyon, soit à Paris; elles ont donné lieu aux publications suivantes :

XX VIT. — Mémoire (lu à la Société de Biologie) sur la cardiographie (en commun avec M. Chauveau).

(Gazetlie médicale de Paris, 1861; Mémoires de la Société de biologie, 3° série, t. TE, p.3.)

XX VII. — Deuxième Mémoire sur la détermination graphique des rapports du choc du cœur avec les mouvements des oreïllettes et des ventricules (en commun avec M. Chauveau).

(Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. LIV, p. 32) (1).

XXIX. — De la force déployée par la contraction des différentes cavités du cœur (en commun avec M. Chauveau). |

(Communiqué à la Société de biologie en décembre 1862. — Gazette médicale de Paris, 1863, p. 169.)

Toutes les évaluations faites antérieurement avaient été tirées des indications d'un manomètre à mercure; elles étaient toutes passibles des erreurs signalées dans la note n° VII.

Les mesures comparatives nous ont donné sensiblement le rapport de 1 à 3 entre la force du ventricule droit ei celle du gauche.

(1) Une commission composée de MM: Flourens, Rayer, Bernard, Milne Edwards, rapporteur, assista aux expériences ; M. Milne Edwards, dans son Rapport sur les deux mémoires de MM. Chauveau et Marey, relatifs à l’etude des mouvements du cœur, à l’aide d’un appareil enregistreur (Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. LIV, p. 32), propose à l’Académie d'approuver ce travail et d’en ordonner limpression dans les mémoires des savants étrangers. Les conclusions de ce rapport sont adoptées. (Un prix de physiologie a été décerné aux auteurs de ces deux mémoires.)

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XXX. — Appareils et expériences cardiographiques (en commun avec M. Chauveau).

(Mémoire présenté à l’Académie de médecine en mars 1863, inséré aux Mémoires de l'Académie en 1863, t. XXVI, p. 268 à 319, 23 figures.)

XXXI. — Tableau sommaire des appareils et expériences cardiographiques de MM. Chauveau et Marey.

(Feuille in-plano, avec 9 figures.) |

Les points principaux que ces expériences de cardiographie étaient destinées à élucider étaient les suivants :

1° Détermination de la succession des divers mouvements du cœur; caractères et rapports des mouvements de l'oreillette et du ventricule, ainsi que de la pulsation cardiaque ou choc du cœur.

2° Comparaison de la forme et de la durée des mouvements du cœur gauche avec ceux du cœur droit.

3° Rapports de la contraction ventrieulaire avec la pulsation aortique.

4° Force statique développée par la contraction des différentes cavités du cœur.

Ces expériences, par lesquelles une rigueur absolue était introduite dans l'étude de phénomènes physiologiques, provoquèrent à l’Académie une discussion (1) à la suite de laquelle M. Gavarret, rapporteur, proposa l'adoption des conclusions du mémoire. Ces conclusions furent adoptées par l'Académie.

(1) Onze discours furent prononcés dans cette discussion : trois par M. Gavarret, trois par M. Beau, deux par M. Bouillaud, un par MM. Béclard, Parchappe et Barth.

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