‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr. MareyChapitre 17 sur 47 · XXXII. — Physiologie médicale de la circulation du sang · texte numérisé non relu

XXXII. — Physiologie médicale de la circulation du sang

(1 vol. in-8 de 560 pages, avec 235 figures dans le texte. Paris, Adrien Delahaye.)

Dans cet ouvrage, l’auteur cherche à appliquer tous ses travaux antérieurs à l'étude des maladies de l'appareil circulatoire. Il constate que le médecin ne peut se renseigner sur l'état de cette fonction que d’après les caractères du pouls, des battements du cœur, des bruits vasculaires, de la température et de la coloration des différentes parties du corps; aussi est-il d’une extrême importance d'établir la signification de’ ces différents caractères.

Comme la circulation est intimement liée à la fonction respiratoire, l’auteur cherche à déterminer l'influence de la respiration sur la pression et le çours du sang. Il montre que les opinions contradictoires émises à ce sujet par Ludwig et par Vierordt sont conciliables, et que des effets opposés peuvent être produits par l'inspiration, suivant que l'air entre avec plus ou moins de facilité dans le poumon.

La théorie de la distribution de la chaleur sous l'influence de la circulation est exposée avec plus de détails que dans les travaux antérieurs; cette théorie, en effet, doit servir à éclairer la nature des affections fébriles.

Explication de la fixité à peu près complète de la température centrale du corps chez l'homme.

Interprétation de tous les changements dans les températures d’un point particulier. |

Théorie de la fièvre, stade de froid ; stade de chaleur.

Démonstration de ce fait que c’est l’état de contraction, puis de relâchement des petits vaisseaux, qui est la cause immédiate de tous les phénomènes qui caractérisent ces deux stades, à savoir : les changements dans la coloration et la température des organes su-

perficiels; les changements dans la force et les caractères graphiques du pouls qui varient avec l'état de-la tension artérielle, et enfin, consécutivement, les changements de fréquence des battements du cœur lui-même.

Les caractères diagnostiques des affections du cœur et des gros vaisseaux sont étudiés d'une manière plus complète que dans les publications antérieures. Il en est de même des bruits de souffle.

L'étude des lésions valvulaires du cœur est. éclairée par des expériences de production traumatique de ces lésions sur des animaux, d'autres fois par des imitations tout artificielles de ces mêmes lésions au moyen d'appareils schématiques analogues à ceux qui ont servi à l'étude des phénomènes normaux. |

L'auteur s’est attaché, dans cet ouvrage, à combattre l'erreur commune qui tend à éloigner la physique de la médecine et à faire de cette dernière une science à part, ayant ses procédés et ses moyens d'investigation spéciaux. Déjà l’auscultation, la percussion, l'anatomie micrographique, la chimie physiologique, les expériences de thermométrie faites sur les animaux et sur l’homme, ont envahi le domaine de la médecine pure et ont apporté au diagnostic des maladies des moyens nouveaux et précieux. En fournissant aux médecins les moyens de contrôler mécaniquement les perceptions de leurs sens par rapport aux maladies de la cireulation, en leur donnant l'exemple d'une reproduction schématique des principaux phénomènes physiologiques ou morbides de cette fonction, et en mettant à leur disposition un appareil enregistreur qui remplace Le tact faillible par des tracés graphiques d'une sincérité et d'une vérité irrécusables, l’auteur croit avoir servi aux progrès de la médecine scientifique (1)

(1) L'Académie des sciences a décerné à l’auteur de cet ouvrage un prix de médecine, 1864.

CARDIOGRAPTIIE APPLIQUEE A L'HOMME.

XXXIHII — Études physiologiques sur les caractères du battement du cœur et les conditions qu? le modifient.

(Journal de l'anatomie et de la physiologie, 1865, t. IT, p. 276.)

Les expériences faites sur les grands animaux montraient avec une extrême précision les détails de la fonction du cœur, même d’après le seul tracé du choc de cet organe; mais pour obtenir ce tracé, il fallait une vivisection. Il était important de chercher un appareil

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