XXXVIL. — Cardiographe et Cardiographie
Description générale des appareils enregistreurs appliqués à l'étude des mouvements normaux ou pathologiques du cœur. Ce travail contient une portion inédite : celle qui montre comment se comportent les mouvements du cœur détaché de l'animal, soit que l'organe, vide de sang, batte sous un myographe, soit que, plein.de sérum artificiel, il fonctionne mécaniquement et pousse le liquide dans un système de tubes élastiques. On voit, dans ces dernières conditions,
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que le cœur donne des battements d'autant plus étendus qu'ils sont moins fréquents. De sorte qu'au bout de sept heures, quand les systoles étaient devenues huit fois plus rares, elles avaient environ huit fois plus d'amplitude qu'au début de l'expérience. Ce fait, rapproché de plusieurs autres, par exemple des phénomènes électriques qui accompagnent la systole du cœur, montre que chaque systole est une véritable secousse musculaire et que, dans la plénitude de sa fonction, le cœur se rapproche de l’état de contraction sans l'atteindre, c'est-à-dire sans fusionner entièrement ses systoles.
XXX VIII. — Note sur la pulsation du cœur.
(Comptes rendus, 1875, 1°* semestre, t. LXXX, n° 3.)
Démonstration des différents éléments qui constituent la pulsation du cœur : changement de consistance et changement de volume de cet organe. En inscrivant ces deux éléments sur un cœur isolé qui continue à battre, on obtient, d’une part la courbe des changements de volume de l'organe, d'autre part la courbe des changements de consistance; l'addition géométrique des ordonnées de ces deux courbes reproduit éxactement la courbe la pulsation du cœur telle qu'on l'obtient sur le vivant.
XXXIX. — Nouveaux appareils explorateurs du cœur et du pouls artériel chez l’homme.
(Physiologie expérimentale. — Travaux du laboratoire de M. Marey, 1875, p. 32 et 343.)
Ces appareils sont disposés de manière à transmettre à distance les mouvements qui doivent être inscrits; ils permettent done d'obtenir simultanément les tracés du cœur et ceux du pouls, de manière à montrer à quelle forme de la pulsation du cœur correspond telle ou telle forme de pulsation artérielle. Les figures 22, 23, 24, ta-
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Les tracés de la pulsation du cœur sont plus faibles que ceux qui sont représentés tableau 1, fig: 17; en outre, ils sont inscrits sur un cylindre qui tourne avec moins de vitesse, c’est là ce qui lui donnè
un aspect différent : ils sont en quelque sorte l'amplification de ceux
du tableau IT. Toutes les figures du tableau I ont été reproduites
par l’Héhiogravure ; c'est à ce procédé seul qu'il faut recourir toutes les fois que les courbes présentent des détails que la main du graveur ne saurait reproduire fidèlement.
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