RESPIRATION
XL. — Mémoire sur l'étude graphique des mouvements respiratoires.
(Lu à la Société de biologie, le 22 juillet 1865. — Comptes rendus, p. 175.)
L'importance des variations de fréquence et de rhythme des mouvements respiratoires, comme élément de diagnostic clinique, a présidé à ces recherches, desquelles il résulte :
1° Que les mouvements respiratoires se comportent, sous l’influence des résistances au passage de l’air respiré, sensiblement comme les mouvements du cœur sous l’influence des résistances au passage du sang. C'est-à-dire que, si le passage de l'air est difficile, les mouvements respiratoires se ralentissent et deviennent plus étendus.
2° Que si la respiration est gênée par une pression extérieure exercée sur la poitrine, la respiration s'accélère, à mesure qu'elle perd , Q | de l'amplitude. | Les autres conditions qui modifient les mouvements respiratoires sont exposées dans le mémoire suivant.
XLI. — Pneumographie. — Étude graphique des mouvements respiratoires et des influences qui les modifient.
(Journal de l'anatomie et de la physiologie, 1865, p. 425.)
Il résulte de ces recherches que les mouvements respiratoires peuvent être représentés graphiquement avec leurs caractères, et que ceux-ci peuvent renseigner utilement sur certains phénomènes inaccessibles à nos sens (4).
(1) Le graphique de la respiration s'obtient au moyen d’une ceinture qui fait manœuvrer une
A peine ébauchée, cette étude physiologique permet d'espérer que de nouveaux symptômes cliniques pourront être tirés de la forme que présente la respiration, Ce n'est pas trop donner à l'hypothèse que de prévoir, dès aujourd'hui, que les modifications morbides de la contractilité pulmonaire influenceront le rhythme des mouvements respiratoires, puisqu'elles doivent agir, dans un sens ou dans l’autre, comme obstacle à la respiration. Les faits acquis jusqu'ici sont purement physiologiques et peuvent se résumer dans les propositions suivantes :
1° Les mouvements du thorax et ceux de l’abdomen sont parfaitement parallèles entre eux à l’état normal, de sorte que si on les enregistre simultanément, ils fournissent le même tracé.
2° Les mouvements du thorax et de l'abdomen sont d'amplitude proportionnelle à la quantité d'air qu’ils mettent en mouvement.
3° On peut évaluer les volumes d'air respirés dans un temps donné d'après les amplitudes des mouvements respiratoires enregistrés graphiquement.
4° Il n'existe pas de rhythme normal ni de fréquence normale de la respiration, mais on peut déterminer les influences qui modifient cette fréquence et ce rhythme. L'auteur a étudié seulement l’influence des obstacles à la respiration. Voiei comment ils agissent :
5° Si l’on respire par un tube étroit, on diminue la fréquence de la respiration, on en augmente l'amplitude, et l’on en change le rhythme en allongeant la période d'inspiration.
6° Si l'obstacle à la respiration n'existe que dans un sens, ce qui arrive lorsqu'on met une soupape dans le tube, on voit que cet obstacle allonge la période de la respiration pendant laquelle il agit.
7° Le rapport de fréquence des battements du cœur aux mouve-
sorte de petit soufflet sous l'influence des mouvements respiratoires. Cet appareil se. met en communication, par un tube de caoutchouc, avec l’enregistreur représenté fig. 16.
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