SYSTÈMES NERVEUX ET MUSCULAIRE
XLIL. — Nouvelles expériences pour déterminer la vitesse de l'agent nerveux.
(Comptes rendus de la Société de biologie, février 1866, p.21.)
Helholtz avait déjà déterminé la vitesse de l'agent nerveux qu'il évalue environ à 30 mètres par seconde, C’est par la méthode graphique que ce physiologiste était arrivé à la solution de ce problème. Mais cette expérience difficile à réaliser n'avait jamais été répétée, en France du moins; de plus, la mesure de cette vitesse se déduisant de la vitesse présumée de la rotation d’un cylindre, on pouvait objecter à l'expérience de Helmholtz que ce dernier élément n'y était pas déterminé assez rigoureusement. | |
La modification de la méthode qui est exposée dans cette note consiste : |
4° Dans la construction d’un appareil très-simple enregistrant sur un éylindre les signaux nécessaires à la mesure cherchée;
2° Dans l'emploi du diapason chronographe, à la manière de M. Duhamel et de Wertheim, pour mesurer les durées avec une approximation d'un millième de seconde au moins. |
XLIIT. — Nature de la contraction dans les muscles de la vie animale. (Comptes rendus de l'Académie des scienees, t. LXII, n° 22, 28 mai 1866, p. 1171.)
Description d'un nouvel appareil, pince myographique, pouvant s'adapter aux muscles de l’homme et traduire tous leurs mouvements,
LH RENAN d'après le gonflement extérieur qui accompagne toujours leur rac- courcissement.
Distinction dans les museles volontaires de deux sortes de mouvements provoqués :
1° La secousse, mouvement bref;
2° La contraction formée de la fusion de plusieurs secousses.
Diapason. 100.V.D.
Fic. 28.— Secousses musculaires recueillies successivement, à une seconde et demie d’intervalles : la courbe inférieure est formée par la première secousse ; la deuxième est immédiatement audessus, et ainsi de suite. On voit, par l'effet de la fatigue, s’accroître la durée et diminuer l'amplitude des secousses.
XLIV. — De la systole du cœur, considérée comme acte musculaire.
(Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. LXIIL, p. 41.)
Cette note a pour but de prouver que la systole du cœur ne correspond pas à une contraction, laquelle est un phénomène complexe
ENS (voy. n° XLV), mais à une secousse, c'est-à-dire au mouvement
La
élémentaire. |
La durée très-longue de la systole du cœur (vingt à trente fois plus longue que la secousse d'un muscle volontaire) n'exclut pas cette manière de voir, car chez certains animaux, la tortue par exemple, les muscles volontaires donnent une secousse au moins aussi longue que celle du cœur.
Une preuve directe de la nature simple de la systole peut être tirée de ce fait, que le cœur d'un animal, mis au contact du nerf d’une patte de grenouille, ne provoque dans cette patte qu'une secousse très-
brève.
XLV. — Etudes graphiques sur la nature de la contraction musculaire.
(Journal de l’analomie et de la physiologie, mars 1866, p. 225-242 et 403-416.)
Ce travail a été institué au moyen de nouveaux appareils, myographes, introduits en physiologie par Helmholtz, mais modifié par l’auteur afin d'enlever à leurs indications des erreurs dont il démontre l'existence. | |
Voici les conclusions qui terminent ce mémoire :
41° Quand les secousses se succèdent à des intervalles très-rapprochés, elles s'ajoutent les unes aux autres et produisent un raccoureissement du muscle beaucoup plus prononcé que ne l’eût fait chacune d'elles prise isolément. |
2° Plus les secousses se succèdent rapidement, moins elles sont distinctes; à un certain dégré de fréquence, elles ne sont plus perceptibles à la vue ni aux appareils enregistreurs. Le muscle est alors en contraction ;. il semble être immobile dans le raccourcissement.
3° Lorsque la contraction est obtenue, l'accroissement de la fréquence des excitations se borne à augmenter l'intensité de leffort du muscle.