‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr. MareyChapitre 43 sur 47 · LXXVI. — Physiologie expérimentale · texte numérisé non relu

LXXVI. — Physiologie expérimentale

Travaux du laboratoire de M. Marey.

(Année 1875, un vol. gr. in-8, 3 88 pages, G. Masson.)

Les mémoires de l’auteur contenus dans ce volume sont au nom-

bre de sept.

1° Mémoire sur butilisation des moteurs animés, p. 1 à 18.

La force mécanique qui s’engendre dans les muscles n'est pas directement utilisée au déplacement des organes, mais emmagasinée, pour ainsi dire, dans une élasticité qui la restitue graduellement, en utilisant d'une manière plus complète le travail developpé. Ce procédé de la nature pour la meilleure utilisation des forces mécaniques intermittentes peut être imité avec avantage dans l'application des forces, naturellement intermittentes, des moteurs animés. Expériences qui confirment ces prévisions déjà émises, à propos de la circulation du sang, par l'auteur, dans les mémoires où il a traité du rôle de l’élasticité artérielle dans la circulation et où il à fait voir qu'elle économisait le travail du cœur en diminuant les existences au devant de cet organe.

On trouve, à la fin de ce mémoire, une analyse d'un travail de M. Fehrmann de Berlin, qui à fait les mêmes expériences sur la traction des fardeaux et a donné les mêmes résultats numériques. Pour ce qui est de la question de priorité, on doit remarquer que les travaux de M. Fehrmann datent d'octobre 1874, tandis que ceux de l'auteur, publiés le 22 août de la même année, avaient été indiqués déjà en 1873 dans la Machine animale.

LXXVIT. — Mémoire sur la pulsation du cœur.

(Loc. cit., page 19 à 85.)

La signification de la pulsation du cœur n'existait pas comprise avant l'emploi de la méthode graphique. Le nom de choc du cœur que les médecins lui donnent répond à une illusion du toucher. — Des appareils spéciaux permettent de recueillir sur l’homme des tracés de la pulsation du cœur; ceux-ci, identiques à ceux que l'on obtient chez les animaux, révèlent les principaux détails de la fonction ceardiaque, et la manière dont elle s'acomplit.

Une série d'expériences a élé faite pour montrer les formes diverses de la pulsation du cœur et pour en indiquer la signification. Nous nous bornerons à citer les conclusions de ce mémoire :

CONCLUSIONS

1° Les interprétations que M. Chauveau et moi nous avions autrefois données sur la signification des tracés du cœur du cheval peuvent être appliquées à la connaissance de la circulation cardiaque chez l'homme.

2° On peut presque toujours recueillir sur l’homme un tracé de la pulsation cardiaque, en se servant d'appareils inscripteurs sensibles et d’un explorateur spécial. Le meilleur est jusqu'ici celui que je dé. signe sous le nom d’explorateur à tambour

3° Le cylindre dont on se sert pour l'inscription de la pulsation cardiaque doit avoir une vitesse de 1 centimètre 1/2 par seconde ; c'est, du moins, la vitesse qui convient à la plupart des cas.

4° Certains doutes ont été émis, relativement à la fidélité des tracés du cardiographe. Aïnsi, le professeur Fick a trouvé d’autres valeurs

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