Le lobes dorsalis {Ataxie locomotrice). (Berlin
Dans cette monographie je me suis proposé de donner une étude critique et expérimentale de toutes les questions qui se rattachentàla symptomatologie, l’étiologie,l’anatomie pathologique, la pathologie et la thérapie de l'ataxie locomotrice. L’étendue de cette monographie rend impossible son analyse abrégée. Je dois donc me borner à indiquer uniquement les bases dont je me suis servi pour mon étude de cette maladie. Pour la partie clinique de mon travail j’ai eu recours, à mes observations personnelles ainsi qu’aux deux cent trois cas de cette maladie qui à ce moment se trouvaient relatés dans les nombreuses publications de Romberg, de Duchenne de Boulogne, de Remak, de MM. Charcot et Vulpian, de M. Topinard
Pour élucider les différentes questions physiologiques qui se rattachent à la pathologie de cette maladie si complexe, j’a
institué dans le laboratoire de M. Ludwig, à Leipzig, une longue série d’expériences. Ces expériences ont avant tout servi à déterminer d’une manière exacte quel est le rôle que la sensibilité miisculaire et la sensibilité cutanée jouent dans la coordination de nos mouvements. La partie de mes expériences sur les fonctions des racines de la moelle épinière et l’influence que les racines postérieures exercent sur l’excitabilité des racines antérieures ayant une portée purement physiologique, je l’ai exposée dans un mémoire communiqué à l’Académie des sciences de Saxe ; il en est question plus loin.
En somme, je me.suis servi pour ma monographie sur l’ataxie locomotrice de deux méthodes dont la réunion peut seule nous aider à pénétrer plus loin dans l’étude des processus pathologiques : l’observation clinique, élargie par l’application de la statistique médicale, et l’expérimentation physiologi-
3. Principes d’Èlectrothérapie. (Paris, 1873. Médaille d’or de l’Ac. des
Cet ouvrage contient un traité complet de toutes les questions qni ont rapport à l’application de l’électricité à la médecine. Le
premierchapitreexpose les loisprincipales de l’électricité et examine la plupart des appareils qui ont été proposés pour l’usage médical. Dans le deuxième chapitre se trouve un abrégé complet de l’électrophysiologie, qni d’après mon opinion doit servir de base principale à l’application médicale de l’électricité. Dans le troisième chapitre sont relatées les nombreuses expériences que j’ai instituées pour établir les effets des courants électriques sur les nerfs et les muscles de l’homme. Les conditions dans lesquelles les courants électriques agissent sur les tissus humains
diffèrent considérablement de eelles qui ont été constatées pendant l’étude de l’action des courants sur le nerf et le muscle séparés du corps de l’animal.
On ne pouvait par conséquent appliquer chez l’homme les lois trouvées par cette étude, sans avoir préalablement confirmé ces lois par des expériences directes sur l’homme. Ces expériences, je les ai exécutées avec des méthodes aussi précises que celles que MM. du Bois Reymond, Pflüger et d’autres ont employées dans leurs études élcctrophysiologiques. Grâce à cette précision des méthodes d’expérimentation, je suis parvenu à formuler quelques lois qui déterminent l’action des courants électriques sur les nerfs et les muscles de l’homme.
Les autres chapitres de eet ouvrage se rapportent aux efiets des courants électriques sur les différents organes, aux méthodes d’électrisation, à l’emploi du courant électrique comme moyen de diagnostic, et aux différences entre les effets’ des courants constants et eeux des courants induits.
La commission de l’Académie des sciences, appelée à juger cet ouvrage, m’a accordé une médaille d’or de la valeur de deux mille francs, pour l’ensemble de ces travaux et les résultats importants que j’ai « déjà obtenus en vue des applications de l’électricité à la médecine. » (Rapport de M. Becquerel, Comptes rendus, vol. LXXl, p. 101-107.)
k. Cours complet de physiologie. (2 vpl. St-PétersJbourg, 1873.)
Ces deux volumes contiennent un traité complet de physiologie composé d’après mes leçons faites à l’Académie médico-chirurgicale de Saint-Pétersbourg, pendant l’année scolaire 1872-1873. Le premier volume traite de la circulation, de la respiration et de la nutrition ; le second contient
la physiologie générale des nerfs et des muscles, et la physiologie du système nerveux et des organes des sens.
5. Recueil des recherches physiologiques exécutées dans mon laboratoire à l'Ac. de méd. chirwrg. de St-Pétersbourg. 1874.
Outre l’exposé des recherches expérimentales exécutées par mes élèves, recherches qui se rapportent à diverses questions de physiologie, ce recneil contient encore plusieurs mémoires de critique scientifique.
6. Traité des méthodes expérimentales et de la technique des vivisections. (1 vol. avec atlas. S^Péte^sl)ourg, 1876.)
La physiologie moderne doit ses immenses progrès surtout à l’adoption des méthodes scientifiques exactes. On peut sans peine constater que chaque pas en avant fait par cette science a été amené par un perfectionnement de ses moyens d’investigation. Les méthodes d’expérimentation ont, grâce à cette importance, subi un développement tout à fait exceptionnel et il devenait chaque jour plus difficile de s’en rendre un compte exact.
Il manquait surtout une critique scientifique des différentes méthodes physiologiques, ainsi qu’un recueil complet qui, en exposant les méthodes de recherches déjà créées, aurait pu eu même temps servir de guide pour l’invention de nouveaux moyens d’investigation, ainsi que pour le perfectionnement de ceux qui sont déjà entrés dans le domaine de la science. Mon traité des méthodes avait pour but de combler cette lacune. Les grandes difficultés d’une pareille entreprise m’auraient arrêté dès le commencement; mais les encouragements
de la part de presque tous mes confrères, ainsi que des grands maîtres de notre science, m’ont encouragé dans ma tâche.
Ayant en ma possession un grand laboratoire de physiologie et de larges moyens pour présider à son installation, j’ai pu acquérir presque tous les appareils qui, dans les recherches de la physiologie exacte, jouent un rôle si considérable. Ainsi il m’a été possible d’apprécier moi-même les méthodes décrites par d’autres savants, de constater leur réelle valeur, et de chercher à les modifier ou à les perfectionner là, où cela paraissait nécessaire.
Les résultats du travail assidu à ce sujet, auquel je me suis livré sans interruption pendant quatre ans, se trouvent exposés dans cet ouvrage.
La première partie est consacrée à l’établissement des principes généraux qui doivent présider à toute expérimentation scientifique, ayant pour but d’étudier les phénomènes de la vie. Dans cet exposé des principes, je me suis surtout inspiré des règles d’expérimentation que mon illustre maître Claude Bernard a exposées d’une manière si magistrale, dans son Introduction à la Médecine expérimentale.
Celte première partie contient en outre les règles pour l’exécution des petites opérations qui sont usitées dans presque toutes les expériences physiologiques, quel que soit leur objet spécial.
La seconde partie contient les méthodes employées pour étudier la circulation; la troisième, ceux de la respiration; la quatrième, ceux de la nutrition et des sécrétions. La cinquième partie renferme un exposé très-développé des méthodes employées dans l’étude de la physiologie générale des muscles et des nerfs. Cette partie de la physiologie qui, grâce
aux recherches de M. Helmhollz, M. Marey, M. Fick et d’antres, est a de précision, est traitée avec tout le porte l’importance des méthodes. La crée aux moyens d’expérimentatioi physiologie spéciale du système nerv Outre les méthode encore toute la techni tomie des trois anima recherches physiologie