MÉMOIRES SCIENTIFIQUES
7. Ce l'influence des racines postérieures de la moelle épinière sur l'excitabilitédes racines antériemes. (Mém. de l'Aoad. de Saxe, 1865.)
8. Notice sur le même sujet. (CentralUatt für med. Wiss , 1867.)
9. Lettre à M. du Bois Reymond sur le même sujet: (Anh. de MM. du Bois Reymond et Reichert, 1867.)
Ces mémoires contiennent la relation et le développement de mes expériences physiologiques se rapportant à l’importante question du tonus musculaire. Voici les résultats principaux de ces expériences exécutées dans le laboratoire de M. Ludwig, à Leipzig, avec toute la précision possible :
a. Les racines antérieures de la moelle épinière se trouvent dans uu leger degré d excitation continue, qui leur est communiqué par voie réflexe par les racines postérieures.
è. Cette excitation diminue quand ou sectionne diflérentes parties de la moelle épinière, aussi longtemps que les racines postérieures sont intactes.
Le rôle de cette excitation tonique dans la coordination de nos mouvements est développé dans ces mémoires, ainsi que dans ma monographie sur l’ataxie locomotrice.
10. L'action des varmlions de la température sur la durée, la force H le nombre des contractions du cœur (Mém. de l’Acad. de Saxe, 1866 )
Ce travail constitue le premier essai de recherches physiologiques faites sur un organe séparé du corps, et dont toutes les conditions vitales sont conservées par une circulation artificielle. Cette méthode qui, depuis, est devenue si fructueuse dans les applications que lui ont données M. Ludwig, M. Marey, M. Bowditch, M. Lfîciani et d’autres, a le grand avantage qu’elle simplifié considérablement l’étude des fonctions d’un organe, en éloignant les complications provenant de l’intervention dans ces fonctions des organes voisins.
Voici les principaux résultats de mon premier travail exécuté h l’aide de cette méthode :
a. Le nombre des battements du cœur est une fonction simple de la température du sang.
b. La force des battements du cœur se trouve aussi en dépendance de cette température, mais cette dépendance est plus complexe, grâce à l’action des variations de la température sur le muscle cardiaque lui-même.
c. Une élévation subite de la température n’excite que les ganglions modérateurs .du cœur; un abaissement-subit de la température agit de la même manière sur les ganglions moteurs.
cl. Quand le cœur d’une grenouille s’arrête par l’élévation lente de la température jusqu’à 37“ à 40“ C., le nerf pneumogastrique perd sa faculté d’arrêter ses pulsations; son excitation provoque au contraire un tétanos du cœur.
e. L’arrêt du cœur après la ligature de Stannius dépend de l’interruption des communications entre le cœur et ses centres moteurs, et non d’une excitation de ses centres modérateurs.
11. De rinfluence de Vacide catrbonique et de t’oxygène sur le cœur. (Comptes rendus, 1867.')
Dans ce mémoire sont exposés les résultats de mes recherches, exécutées dans le laboratoire de M. Claude Bernard au Collège de France, sur l’influence des gaz du sang sur les battements du coeur. Je me suis servi pour ces recherches de la méthode employée dans le travail précédent. Ces recherches ont démontré que l’oxygène excite surtout les ganglions moteurs du cœur, tandis que l’acide carbonique agit de la même manière sur les ganglions régulateurs ou modérateurs.
12. Lesactions réflexes d’un nerf sensible du cœur sur les nerfs vasomoteurs. (Mé'm. de l’Acad. de Saxo, 1866, et Journal de M. Robin, 1867.)
Ce travail, exécuté en collaboration avec M. le professeur Ludwig, avait pour but de déterminer les fonctions d’un nerf du cœur que je venais de découvrir et auquel j’ai donné le nom de neif dépresseur. Nos recherches ont établi le rôle prédominant que ce nerf joue dans la circulation du sang, comme régulateur principal de la pression sanguine. Comme tel, ce nerf sensible du cœur protège cet organe contre les dangers d’une rupture par suite d’une exagération de cette pression. Dans le courant de ces, recherches, nous avons eu outre découvert la fonction principale du nerf splanchnique, comme le plus important nerf vasomoteur de l’orga-