‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 8 · Les nerfs du péritonée. (Mém.de l’Acad. de Saxe · texte numérisé non relu

Les nerfs du péritonée. (Mém.de l’Acad. de Saxe

Dans ce mémoire sont exposées mes recherches histologiques sur la manière dont les nerfs se terminent dans les membranes séreuses. Les terminaisons que, le premier, j’ai décrites dans le péritonée de la grenouille ont été, depuis, trouvées dans les membranes séreuses des autres animaux.

18. Les indices de réfraction des müieiiœ liquides de l’teil. (Mém. de l'Acad. des sciences de Vienne, 1869. Arch. de MM. Charcot et Vulpian,

Les indices de réfraction des milieux de l’œil ont été déterminés d’une manière indirecte par MM. Brewster, Helmholtz et Krause. Cette détermination, purement approximative, avait encore le défaut qu’elle ne se rapportait qu’à une seule des lignes de Fraunhofer ; elle ne donnait par conséquent aucune indication sur la force de dispersion des milieux de l’œil.

Pendant mes travaux dans le laboratoire de physique de M. Stephan à Vienne, j’ai entrepris de déterminer les indices de réfraction des milieux liquides des yeux des bœufs, des lapins et des enfants nouveau-nés. Je me suis servi d’un excellent goniomètre, et j’ai pu par conséquent obtenir des données trèsexactes pour la réfraction de tous les rayons du spectre. Le mémoire en question contient la communication de ces données.

19. Le nerf déptessewr ehei le cteu«(.(BuUetinde l’Acad. des scieucesde St-Pétershourg, 1870.)

Les expériences sur les chevaux m’ont démontré l’existence chez eux d’un nerf dépresseur exerçant une très-forte action sur la circulation du sang. Ce mémoire contient ladescnpuon de ces expériences et de la disposition anatomique de ce nerf chez le cheval.

20. Les actions réflexes des nerfs sensibles sur les nerfs vasomoteurs. (Comptes rendus, 1869).

lAcad. des sciences de St-Pétershourg, 1871.)

Les nombreuses expériences dont les résultats sont communiqués dans ces deux mémoires ont eu pour but d’établir les lois qui président aux actions réflexes des nerfs sensibles sur les nerfs vasomoteurs. Ces actions jouent, comme on sait, dans la physiologie de la circulation et des sécrétions, un rôle de la plus haute importance.

Voici les principales conclusions de mes recherches à ce sujet ;

a. L’excitation d’un nerf sensible transmise directement aux centres vasomoteurs produit une diminution de leur action, et par conséquent amène une dilatation des petites artères, ainsi qu’une diminution de la pression sanguine.

h. Cette même excitation transmise aux centres vasomoteurs par l’intermédiaire des hémisphères cérébraux produit l’effet contraire : rétrécissement des artères et augmentation de la pression du sang.

c. Outre ces actions générales sur tous les nerfs vaso-

moteurs, chaque excitation d’un nerf sensible produit encore par voie réflexe une action spéciale sur les vasomoteurs de ta région à laquelle appartient ce nerf; cette action réflexe locale se manifeste toujours par une dilatation des petites ar-

Le mémoire 21 contient en outre une théorie des actions modératrices dans le système nerveux.

22. Le tonus des muscles volontaires. (Bul. de l’Acad. des sciences de St- Pétersbourg, 1870.)

Dans ce travail exécuté en collaboration avec un de mes élèves, M. Steinmann, je me suis occupé à démontrer à l’aide de la méthode graphique l’existence d’un tonus des muscles striés. Nos recherches ont en effet prouvé l’existence de ce tonus, ainsi que son origine réflexe.

23. La formation de l’urée dans le foie. (Gentralblattf. med. Wiss. 1870.)

D’après les dernières recherches sur la formation de l’urée dans les différents organes du corps, il était devenu fort probable que le foie est un organe qui prend une forte part à cette formation. Pour élucider cette question d’une manièredécisive, j’ai eu recours à la méthode que j’ai déjà employée avec succès pour l’étude des battements du cœur (mémoire 10) : par uue circulation artificielle et par le maintien de la température du corps, j’ai essayé de rétablir le fonctiounement d’un foie séparé de l’organisme.

Les expériences répétées plusieurs fois dans les mêmes conditions ont toujours montré une augmentation de la quantité de l’urée dans le sang qui a parcouru le foie.

^k, La vitesse de la circulaUon dans les veines. (Bul. do l’Acad. des sciences de St-Pétersbourg, 1871.)

Les nouvelles méthodes pour mesurer la vitesse de la circulation que la physiologie a acquises dernièrement, m’ont décidé à étudier d’une manière précise les lois qui déterminent la vitesse de la circulation dans les veines. A l’aide de l’appareil inventé par M. Ludwig, j’ai entrepris cette étude avec mon élève M. Steinmann. Les nombreuses et souvent très-laborieuses expériences'nous ont donné entre autres les résultats suivants :

a. Contrairement à l’opinion de Volkmann généralement adoptée, la quantité du sang qui dans un temps donné parcourt les veines, est à peine inférieure è |la quantité qui traverse les artères.

h. La vitesse de circulation dans les veines subit moins de variations que celle des artères.

c. La section de la moelle épinière ralentit considérablement le courant du sang dans les veines.

d. L’excitation du bout périphérique de la moelle augmente la vitesse de circulation du sang chez les herbivores, et ne produit qu’un effet insignifiant sur la même vites se chez les carnivores.

d. L’asphyxie produite par l’intoxication de l’animal à l’aide de l’acide carbonique accélère d’une manière très-considérable la circulation du sang dans les veines, grâce à l’augmentation de la pression dans les artères. L’asphyxie par l’occlusion de la trachée produit l'effet contraire.

WT^‘

25. Le rôle des nerfs dans la production du diabète. (Bul. del’Acad. des sciences de St-Pétersbourg, 1871.)

Dans ce travail exécuté avec un de mes élèves, M. Aladoff, j’ai communiqué les résultats de mes recherches instituées pour trouver les nerfs périphériques qui président à la production du diabète, et pour élucider en quoi consiste l’intervention des nerfs dans celte production. Ces résultats ont .parfaitement répondu au but que nous nous sommes proposé. Nous avons en effet trouvé que les filets nerveux qui réunissent le dernier ganglion cervical avec le premier ganglion thoracique, et qui sont en partie des branches du nerf vertébral,jouent un grand réle dansla production du diabète : leur section amène l’apparition de grandes quantités de sucre dans l’urine. En cherchant à nous rendre compte de la manière dont ces nerfs interviennent dans la fonction glycogénique du foie, nous avons pu, par des expériences directes, démontrer que cette intervention consiste dans une forte dilatation des vaisseaux hépatiques et par conséquent dans une action vasomotrice.

Nos expériences nous ont en outre permis d’élucider la cause de la contradiction apparente qui existait entre les observations de Claude Bernard sur le rôle des splanchniques daus le diabète et les observations de M. Eckhardt et d’autres sur le même sujet.

S6. Une action paradoxale d’unnerf sensible. (Bul.de l’Acad. des sciences de St-Pétersbourg, 1871.)

Ce mémoire contient l’exposé des expériences faites sur les fonctions motrices du nerf lingual qui apparaissent queh*"''

temps après l’extirpation du nerf hypoglosse-, nous avons con- Brmé la remarquable observation faite par M. Vulpian S ce

27. L’influence des varialions de la température sur les terminaisom centrales des nerfs pneumogastriques. (Arch. de Pflûger, 1873.)

Les expériences antérieures que j’ai instituées sur l’influence des variations de la température du sang sur les terminaisons périphériques des nerfs cardiaques, ont donné des résultats si importants (V. mémoire 10), que j’ai essayé d’étudier les effets des mêmes variations sur leurs terminaisons centrales dans le cerveau. En excluant le cerveau de la circulation générale de l’organisme, et en y établissant une circulation arlificielle d’un sang défibriné, dont j’ai pu à volonté varier la température, j’ai réussi à obtenir des résultats trèsprécis. Ces résultats ont démontré que les terminaisons centrales des nerfs cardiaques ont les mêmes propriétés physiologiques que leurs terminaisons périphériques.

Page 1