XXI. — Sur les muscles de l'abdomen chez l'Abeille
(Comptes rendus de XAcadémie des sciences; 24 mars 18S4.)
Description des muscles de l’abdomen (région dorsale, région lalérale, région ventrale). Cette étude anatomique a été entreprise, tant pour élucider le mécanisme de la respiration chez les Hyménoptères que pour donner aux diverses pièces de l’appareil vulnérant leur réelle valeur morphologique.
XXI1. — Sur le venin des Hyménoptères et ses organes sécréteurs.
(Comptes rendus de VAcadémie des se'ences; 23'juin 1884,)
Le venin des. Hyménoptères est toujours acide et, chez les espèces à aiguillon dentelé, iirésnlte du mélange de deux liquides sécrétés chacun par une glande spéciale. L’un de ces liquides est acide et l’autre est basique. Le venin ne produit les accidents ordinaires qu’à la condition de contenir ses deux liquides constituants. Chez les Hyménoptères à aiguillon lisse (recherches ultérieures de l’auteur) le venin agit simplement comme anesthésique et la glande alcaline est rudimentaire ou nulle.
.X.KllI. — Sur une nouvelle pièce de l'aiguillon des Mellifères et sur le rnecanume de l'expulsion du venin.
On a cru jusqu’à présent que, chez les Mellifères, comme chez les Guêpes, Frelons et autres Diploptères, les stylets de l’aiguillon étaient de simples perforateurs et que la vésicule du venin se contractait pour lancer son contenu dans la plaie. Au contraire, il résulte de mes recherches sur les Mellifères, que la vésicule du venin n'est pas contractile, qu'il existe sur chaque stylet un
vérilable piston, que l’appareil vulnérant est non seulement un trocart qui perce, mais encore une seringue aspirante et foulante qui se charge et se décharge à chaque coup de piston.
XXIV. — Sur la structure et le mouvement des stylets dam l'aiguillon de l'Abeille.
(Coraples rendus de ïAcadémie des scieMcs; 6 juillet 1885.)
En pratiquant des coupes transversales de l’aiguillon sur divers points de sa longueur, j’ai vu ; 1" que le gorgeret et le stylet sont creux; d’où augmenlalion de solidilé et de volume sans augmentation de poids; 2" que le stylet constitue, avec le gorgeret, une sorte de coulisse à queue d’aronde rendant tout déraillement impossible pour le stylet.
§ 3. — Articles et mémoires scientifiques.