XIX. — Sur la morsure de la Sangsue
(•Comptes rendus de VAcaMmK des sciences; 23 avril 1883.)
En soulevant légèrement, sur le bord, la ventouse d’une Sangsue en train de mordre, j’ai pu m’assurer que les mâchoires s’écartent l'une de l’autre, en même temps qu’elles s’enfoncent dans la peau ; tandis qu’au contraire elles se rapprochent jusqu’au contact, en se relevant.
XX. — Sur les mécanismes de la succion et de la déglutition chez la Sangsue.
(Coniptfes. rendus de l'Académie des sciences ; \ 4 mai i883.)
J’ai étudié ces deux questions par la vivisection. Quand la Sangsue mord, ses trois mâchoires s’écartent et l’œsophage prend la forme d’une pyramide triangulaire où le sang s’élance pour remplir le vide béant, et la succion est accomplie. Aussitôt après, les mâchoires se relèvent et, venant au contact, constituent un piston qui pousse le sang dans l’œsopbage. Les soi-disant mouvements péristaltiques de l’œsophage n’existènt