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THÉRAPEUTIQUE EXPÉRIMENTALE

pour le chien 1/57 du poids du corps (1,75 p. 100), ne produit qu’une anémie légère. Cependant elle détermine un abaissement du nombre des globules rouges qui persiste pendant dix-huit à vingt jours.

Les fortes hémorragies sont suivies d’une anémie globulaire qui met un certain temps à atteindre son maximum, le sang se diluant après l’hémorragie pendant un nombre de jours qui varie avec l’importance de la perte. Cette dilution se poursuit, même lorsque des globules de nouvelle formation ont déjà apparu, et on peut en estimer ladurée à huit ouneufjours pour une hémorragie s’élevant à 3p. 100 du poids du corps. A ce moment commence la période de réparation globulaire, qui marche en général d’une manière assez régulière et dont la durée varie nécessairement avec l’abondance de la perte et les conditions dans lesquelles se trouve le sujet de l’expérience.

Les saignées multiples, faites à de courts intervalles, produisent des effets analogues à une saignée unique abondante. Plus les saignées sont rapprochées, comme dans la méthode dos saignées coup sur coup, plus les effets qu’on en obtient sous ce rapport ressemblent à ceux d’une saignée unique forte.

Quant aux saignées abondantes et un peu espacées, elles conduisent plus sûrement que les autres à l’anémie chronique et aux altérations qualitatives des hématies.

— Les données les plus nouvelles fournies par ces expériences sont celles qui concernent les variations dans le nombre des hématoblastes et les modifications qualitatives des éléments figurés du sang. 11 était impossible, à propos des pertes de sang, de ne pas soulever certaines questions de physiologie auxquelles précisément les expériences sur l’anémie expérimentale apportentdos éclaircissements très importants.

J'ai déjà eu l’occasion de résumer, à propos de la rénovation du sang par les hématoblastes, ce point particulier de mes études (voir p. 13, p. 48 et suivantes).

La transfusion du sang est une opération dont l’étude expérimentale est fertile en enseignements.

Quand elle est pratiquée avec un sang étranger, elle produit des désordres graves, souvent mortels, qui ont été signalés à propos de mes travaux d’hématologie (p. 61).

Je m’occuperai uniquement ici des recherches concernant la transfusion telle qu’elle doit être pratiquée dans un but thérapeutique, c’est-à-dire avec du sang de la même espèce.

La transfusion ayant été faite, tantôt avec du sang défibriné, tantôt avec du sang complet, j’ai dû étudier comparativement les effets produits par ces deux espèces de sang.

Lorsqu’on retire à un animal une partie de son sang et qu’on la réinjecte après l’avoir défibrinée, on fait une opération équivalant à une-saignée de valeur correspondante : l’animal s’anémie à peu près avec la même rapidité que si on lui avait retiré la même quantité de sang, sans la lui restituer.

. On ne peut donc impunément tirer le sang hors de l’organisme et le mettre en contact avec des corps étrangers, sans lui faire éprouver de profomies altérations. D’abord la défibrination prive entièrement le sang des hématoblastes, c’est-à-dire des éléments qui sont appelés, par une évolution ultérieure, à devenir des globules rouges adultes. Mais il y a plus, les hématies elles-mêmes sont d’une impressionnabilité telle, que le battage du sang en altère la vitalité ; sans être détruites en tant qu’éléments anatomiques, elles sont par ce seul fait frappées à mort et condamnées, après transplantation dans l’organisme, à une destruction hâtive.

Voilà un premier résultat dont l’importance ne saurait échapper. 11 n’en faudrait pas conclure que l’injection de sang défibriné ne peut avoir aucune valeur. Toute opération qui ajoute ou retranche quelque chose à la masse sanguine retentit sur le processus de rénovation et

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