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Examen dn caillot et du sérum (N

On peut, en piquant le bout du doigt, obtenir une quantité suffisante de sang pour permettre l’examen du caillot et du sérum. Ce sang est recueilli dans une petite éprouvette bien sèche, maintenue à une température déterminée.

Au point de vue clinique, on doit s’occuper du mode d’écoulement du sang, des caractères du sang, de la coagulabilité du sang, des caractères du caillot et enfin de ceux du sérum. Lorsqu’il s’est produit du sérum, celui-ci est décanté au bout de vingt-quatre heures avec une pipette et soumis à un examen chimique et spectroscopique.

J’ai découvert, en pratiquant ce genre d’examen, un certain nombre de particularités intéressantes au point de vue du diagnostic de diverses maladies qui seront citées è propos d’autres travaux.

6. Méthode à suivre pour déterminer les dimensions des globules rouges (N" iéO).

Dans un travail visant surtout l’examen du sang au point de vue anthropologique, j’ai décrit le procédé qui permet d’arriver exactement et rapidement à la connaissance du diamètre moyen des globules rouges dans le sang normal. 11 consiste simplement à calculer, à l’aide d’un oculaire micrométrique convenable, et en prenant certaines précautions, le diamètre moyen des éléments de moyenne dimension, à l’exclusion des autres.

Le sangnormal contient toujours des hématies de tailles très diverses. D’où la nécessité de distinguer trois variétés de globules rouges ; les grands, les moyens, les petits. Chez l’homme les grands ont un diamètre de 8 p, 5, les plus grands atteignent 8 (1, 8 (en chiffres ronds 9 p). Les moyens ont 7 p, 5 de diamètre et les plus petits 6 p.

HÉMATOLOGIE

On compte, en-général, sur 100 globules, 75 moyens, 12,5 grands et 12,5 petits, ce qui donne pour le diamètre moyen du sang normal 7 (1,5, c’est-à-dire précisément la moyenne des globules détaillé intermédiaire.

Dans l’estimation du pouvoir colorant du sang par le procédé chromométrique précédemment indiqué, j'exprime le pouvoir colorant de chaque échantillon de sang en globules sains et j’obtiens ainsi une valeur que j’appelle richesse globulaire (richesse en hémoglobine vaudrait mieux, mais j’ai voulu indiquer par là que la proportion d’hémoglobine était exprimée en globules sains). En divisant cette richesse globulaire par le nombre réel d’hématies, on a la valeur en hémoglobine d’un globule. Je désigne cette donnée sous le nom de valeur globulaire.

Welcker, qui a le mérite d’avoir le premier cherché à mesurer le pouvoir colorant du sang, croyait que le contenu de ce liquide en hémoglobine était proportionnel au nombre des éléments. Cette proposition tout à fait erronée lorsqu’il s’agit du sang pathologique, n’est même pas tout à tait correcte au point de vue physiologique.

11 résulte, en effet, de nombreuses observations, rassemblées par mes élèves et par moi, que la valeur globulaire subit chez l’homme sain des variations pouvant s’élever de 15 à 20 p. 100. Non seulement elle n’est pas exactement la même d’un individu à l’autre, mais chez le même individu, elle peut éprouver des oscillations sensibles.

Cette dernière particularité est un des résultats de l’évolution continue du sang.

8. Procédé do détomination do la masse totale du sang (N“ Ib6, 214).

Ce procédé indirect permet la survie des animaux et, par suite, peut servir à l’étude des variations de la masse sanguine chez le même animal dans diverses conditions, par exemple à la suite de saignées ou de transfusions.

On retire à un animal une certaine quantité de sang qu’on défibrine

TRWADX SCIENTIFIQUES

eh vase clos et qu’on remplace immédiatement par un égal volume de sérum. Au bout de deux ou trois minutes, on fait écouler une petite quantité de sang, qu’on défibrine également. En admettant que la masse du sang est restée sensiblement invariable, la proportion des globules rouges dans les deux échantillons de sang défibriné fournit les valeurs nécessaires au calcul de la masse sanguine.

M. Malassez avait déjà indiqué un procédé analogue, dans lequel il estimait la proportion des hématies à l’aide de la numération. Pour éviter les erreurs auxquelles on est ainsi exposé, je dose les globules par précipitation dans un vase gradué spécial, après avoir dilué le sang avec un liquide convenable.

§ 2 . — Anatomie et physiologie.

I. Altérations artificielles des globules rouges (N"' lb6, 214).

Sans être aussi vulnérables que les hématoblastes, les globules rouges s’dltèrent facilement sous l’influence de l’humidité, de l’état de malpropreté des lames de verre, des chocs et des diverses secousses imprimées aux préparations. Ces faits sont bien connus et, cependant, beaucoup d’observateurs ont confondu les altérations artificielles des hématies, soit avec des formes anatomiques normales, soit avec des altérations pathologiques. Nous avons dit tout à l’heure que ces erreurs d’observation devaient être rapportées à la manière défectueuse d’examiner le sang et qu’on les évitait par l’emploi de la cellule à rigole. Afin de rendre plus rigoureuse l’interprétation des faits d’ordre pathologique, j’ai donné une description détaillée des altérations artificielles.

Les principales modifications qu’on observe dans le sang pur, sous l’influence des causes précédemment énumérées, sont les corpuscules d’exsudation, les transformations vésiculeuses et épineuses, les décolorations plus ou moins complètes (production do chlorocytès et Sachromacytes), les fragmentations.

HÉMATOLOGIE

Actuellement, on se préoccupe surtout de définir la structure intime des hématies en faisant subir à ces éléments toutes sortes de manipulations avec des réactifs colorants ou non. On détermine ainsi un autre genre de modifications, également artificielles, et entre autres, dans les hématies des vivipares, divers états qui simulent l’existence d’un noyau. Quel que puisse être l’intérêt qui s’attache à ces apparences, je crois, avec la grande majorité des auteurs, que les globules rouges de l’homme et des vivipares sont dépourvus de noyau démontrable ; qu’ils n’ont, en tout cas, aucun corps nucléaire, ressemblant de près ou de loin au noyau des hématies des ovipares.

Dans le mémoire que j’ai publié en 1878-79, sur l’évolution des éléments du sang (146) j’ai distingué deux variétés de petits mononucléaires, les éléments à protoplasma clair, sans granulations, et les éléments à protoplasma opaque, légèrement coloré.

Depuis, Erhlich a proposé une classification qui a été généralement adoptée. Elle comprend sous le nom de lymphocytes tous les petits mononucléaires, de sorte que les éléments à protoplasma opaque et coloré n’y sont pas distingués des petits mononucléaires à protoplasma clair.

Il m’a paru nécessaire d’insister, dans mes travaux récents, sur cette distinction que je crois importante au point de vue physiologique et pathologique, ces deux variétés d’éléments ne paraissant pas avoir la

Les petits mononucléaires à protoplasma opaque sont les vrais lymphocytes, car ils sont semblables aux éléments de la lymphe (283).

Dans le même travail que je viens de citer (146) j’attire l’attention sur la forme particulière des granulations contenues dans les globules blancs à grosses granulations des oiseaux, éléments qui ont reçu depuis le nom. d’éosinophiles. Ces granulations ont la forme de bâtonnets

d’apparence cristalline, particularité bien connue maintenant, mais qui n’avait pas, je le crois, encore été signalée.

Il existe dans les organes hématopoiétiques (ganglions, rate, moelle des os), un grand nombre de petits corpuscules réfringents, parfaitement arrondis, ne dépassant pas 2 à 2 (i, 5 et dont la nature resté indéterminée, car ils résistent à l’osmium et aux réactifs colo-

J’ai signalé la présence de corpuscules semblables dans le sang normal. Ils y sont très clairsemés, mais offrent, cependant, un certain intérêt car ils deviennent assez abondants dans la leucémie.

Il existe un troisième élément du sang que je désigne sous le nom Xhématoblttste.

Je crois en avoir donné une description suffisanfe dans l’introduction et ne rappellerai ici que le fait capital de la similitude de cet élément dans toute la série des vertébrés.

Que l’hématoblaste soit petit et corpusculaire, comme chez l’homme et les autres vivipares, ou volumineux et nucléé, comme chez la grenouille et les autres ovipares, il possède les mêmes propriétés et joue le même rôle dans la rénovation du sang.

Chez tous les vertébrés, il est indispensable, pour le voir sous sa véritable forme et avec ses caractères particuliers, de le fixer immédiatement à sa sortie des vaisseaux. 11 diffère donc essentiellement sous ce rapport des deux autres éléments du sang, qui sont relativement

Pratiquement, il suffit, pour en obtenir de bonnes préparations, d’étaler et de dessécherle sang sur une lame de verre, en opérant aussi rapidement que possible. On peut aussi examiner le sang en couche mince à la température de zéro. Pour démontrer qu’il ne s’agit pas d’une production artificielle, même dans les cas où l’on n’a pas laissé

HÉMATOLOGIE

aux éléments du sang, avant la fixation, le temps de s’altérer, j’ai fait l’étude des hématoblastes sur le vivant dans le sang en circulation. Je me suis servi à cet effet du mésentère et de la membrane interdigitale de la grenouille.

Bizzozero a fait sur le mésentère de jeunes mammifères les mêmes observations et Laker les a vérifiées sur l’aile de la cbauve-souris, dans des conditions encore plus normales.

Quand on examine le sang hors des vaisseaux, sans en fixer immédiatement les éléments, les hématoblastes, qu’ils soient nucléés ou non, se mettent en amas et subissent exactement les mêmes altérations, qu’ils soient nucléés ou non.

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