‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 47 · Dessiccation rapide du sang (N*> 146, 156, 2i · texte numérisé non relu

Dessiccation rapide du sang (N*> 146, 156, 2i

Ce procédé utilisé par divers anatomistes est le moyen le plus commode d’isoler et de fixer les divers éléments du sang. Employé convenablement, avec les précautions que j’ai indiquées, il rend de grands services dans l’étude des hématoblastes, qui se modifient si rapidement dans le sang pur. Les préparations sèches permettent d'étudier les déformations des éléments et certaines modifications histologiques; elles peuvent servir aux mesures micrométriques des globulès rouges et des hématoblastes et à la recherche de certains organismes infé-

Après fixation et coloration, elles mettent en relief diverses particularités relatives surtout aux globules blancs.

Les procédés de numération des éléments du sang, imaginés par Vierordt, Welcker, Cramer, étaient délaissés ou même tombés dans

Fig. 0.

HÉMATOLOGIE

l’oubli lorsque Potain se préoccupa de cette question et inventa, en 1867, le mélangeur qui porte son nom. M. Malassez, poursuivant les essais tentés par son maître, ne tarda pas à nous taire connaître son capillaire artificiel.

Le procédé que nous avons imaginé,

M. Nachet et moi, a mis pour la première lois à l’abri des erreurs dues à la capillarité. Il consiste à employer une simple cellule de hauteur calculée à l’aide du sphéromètre et dans laquelle on dépose une goutte du mélange sanguin sans la remplir. On obtient ainsi une lame de liquide de hauteur connue (fig. 10, 11 et 12).

L’oculaire quadrillé délimitant, dans prendre le «ans. - c, Épréuveue pour cette couche liquide examinée au mi- “‘'“"S*-

croscope, un carré dont le côté est égal à la hauteur de la cellule, il est facile de compter les éléments compris dans un cube parfaitement déterminé (fig. 13).

Ce procédé extrêmement simple et très correct a rendu facile, expéditive et par conséquent pratique, la numération des éléments du sang.

Depuis que nous l’avons fait connaître (1873), il a été adopté ou

CIENTiriQlES

imité par la plupart des observateurs. J’ajouterai, pour compléter ces détails de technique, que mes recherches sur. l’anémie ont été'faites avec un liquide dont la formule est la suivante :

Ce liquide fixe parfaitement les

globules du sang en en conservant la forme et la coloration, et jamais il n’en dissout un seul, même dans les cas où ils sont très altérés. Aussi a-t-il été généralement adopté. Comme il ne convient pas pour faire la numération des hématoblastes des vivipares, j’ai employé pendant longtemps, à cet effet, le sérum iodé de Max Schultze. Ce dernier liquide ne donnant pas toujours les mêmes résultats, j’ai proposé récemment un nouveau liquide qu’on obtient en rempla¬

çant, dans le précédent, le bichlorure de mercure par 3“,50 de la

solution iodo-iodurée des laboratoires.

En faisant l’étude des altérations du sang dans l’anémie, j’ai vu que les renseignements tournis par la numération des globules sont insuffisants, et qu'il faut tenir compte des altérations extrêmement fréquentes et souvent très profondes des globules rouges. J’ai été

HÉMATOLOGIE

conduit ainsi à rechercher un moyen simple et clinique de doser l’hémoglobine. C’est alors que, reprenant des études inaugurées autrefois par Welcker, j’ai proposé un nouveau procédé chromométrique qui peut s’effectuer à l’aide de quelques millimètres cubes de sang.

On prend comme étalon le sang normal ; mais, comme il serait impossible ou peu pratique de se servir de mélanges faits avec

du sang pour fabriquer un étalon ' )

fixe ou une série d’étalons, on Kg. 14.-DonUedMe servant au dosoge

’ de l'himoglobine.

remplace les mélanges sanguins

par des rondelles coloriées qu’on examine à, travers une couche d’eau pure. Une double cellule (fig. 14) et une série de rondelles constituent tout l’appareil.

Chaque teinte de l’échelle correspondant très exactement à un mélange qui serait exécuté avec un nombre déterminé de globules normaux, ce dosage chromométrique exprime le pouvoir colorant d’un sang quelconque en nombre de globules sains (richesse globu-

Ce procédé, dans lequel la couche de sang est vue à l’aide de la lumière réfléchie, est beaucoup plus sensible que les procédés chromométriques dans lesquels le sang est examiné par transparence.

A l’époque où je l’ai tait connaître, les travaux récents publiés sur l’état du sang dans les maladies ne tenaient compte que du nombre des éléments.

Aujourd’hui tes données relatives aux modifications du pouvoir colorant du sang sont devenues classiques.

Récemment, nous avons imaginé, M. Nachet et moi, un nouveau chromomètre construit d’après le principe àa 'comparateur de M. Michel Lévy.

TRAVAUX SOIENTIPIQUES

Page 1