‹ Notice sur les titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 7 sur 14 · OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE

11 y a environ quinze à vingt ans que la skiascopie ou méthode de Cuignet s’est introduite dans la pratique de l’ophtalmologie, pour déterminer à l’aide de Tophlalmoscope l’état de réfraction d’un œil. On ne se rendit pas compte immédiatement de la nature de ce phénomène et il donna lieu à des explications variées.

J’en ai donné la première démonstration claire, en appuyant ma théorie sur des preuves experimentales et reproduisant le phénomène sur un schéma, lequel me permit de montrer la skiascopie en projection sur un écran, à tout un auditoire, comme je l’ai fait devant la Société de Physique.

Los lentilles employées en oculistique sont actuellement numérotées d’après un principe signalé pour la première fois par Giraud-Teulon, è l’aide d’une unité proposée par Javal et nommée dioptrie par Monnoyer.

Ce procédé a divers avantages dont le principal est de simplifier beaucoup les calculs dans les cas où l’on superpose deux ou plusieurs lentilles, comme cela est fréquent dans la pratique d’oculistique.

Mais la définition de Giraud-Teulon perdait tout intérêt, quand, au lieu d’évaluer la valeur réfringente de lentilles minces, on s’adressait à des systèmes optiques épais, ou à des systèmes comme l’œil, où le premier milieu traversé par la lumière, c’est-à-dire dans ce cas particulier l’air, n’était pas identique au dernier milieu, le corps vitré. J’ai alors proposé une nouvelle définition de la puissance des systèmes optiques, et montré que cette nouvelle définition remédiait à tous les inconvénients de l’ancienne. Il n’y a rien à changer au numérotage actuel en dioptries des boîtes d’optique, l’ancienne définition étant un cas particulier de celle que je propose et conservant toute sa valeur pour les lentilles minces.

Diverses méthodes ont été employées pour mesurer la valeur des amé-

Iropies de l’œil et l’amplilude de 1 aceommodalion. Celle qui résulte de ma définition de la puissance est seule rationnelle.

Elle seule donne, pour la puissance du verre correcteur, précisément le nombre de dioptries èn excès ou en défaut dans l’œil à corriger. Ainsi avec ma définition le verre correcteur + 3 indique qu’il manquait 3 dioptries à l’œil que l’on désire ramener à l’emmétropie ; avec les autres définitions cette relation simple n’existe pas.

Continuant mes études sur la puissance des systèmes optiques, j’ai imaginé un appareil permettant de la mesurer, par une seule lecture, quel que soit le système optique. J’ai en particulier donné à un des modèles de mon appareil des dimensions assez réduites pour pouvoir être mis en place d’un oculaire de microscope. On peut alors, avec une grande rapidité et une grande précision, mesurer la puissance d’un objectif quelconque, à sec ou à immersion.

M. Malassez s’est servi de cet instrument pour ses études sur les objectifs microscopiques.

Ce même appareil, à l’aide d’une légère addition que j’y ai apportée, peut seiTir 5 la mesure des indices de réfraction des liquides dont on ne possède qu’une petite quantité.

Une goutte suffit. Cette méthode est donc immédiatement applicable h des déterminations sur les liquides de l’œil.

Les effets de l’astigmatisme se font sentir de deux façons :

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