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d’irrégularité comme on le voit sur les tracés que j’ai pris. J’ai montré comment la courbe de courant fournie par la machine de d’.A.rsonval se

modifie quand on intercale dans le circnit diverses résistances et en particulier le corps humain.

Sur l’enregistrement des rayons N par la photographie.

Comptes rendus de l'Académie îles Sciences, 12 déc. 1904.

J’avais suivi avec grand intérêt les expériences de M. Blondlot sur de nouveaux rayons émanés de diverses sources. Lorsque ces rayons parurent offrir un intérêt particulier pour la physiologie, en présence des résultats extraordinaires annoncés, je m’en préoccupai encore davantage. A ce moment, en France et surtout à l’étranger, le doute commença à pénétrer dans les esprits, et l’existence même des rayons N fut mise en cause.

La première des choses me parut devoir être de vérifier cette existence.

En collaboration avec M. Bull, je fis une série de recherches qui me conduisirent à considérer comme entachées d’erreur les expériences faites à ce sujet. Les seules, en effet, qui paraissaient devoir être retenues, jusqu’à nouvel ordre, étaient basées sur des enregistrements photographiques. Une plaque sensible recevant la faible lumière venant d’une petite étincelle électrique était plus fortement voilée quand un faisceau de rayons N tombait sur l’étincelle que lorsqu’elle y était soustraite. Un des défauts des expériences faites à cet égard consistait en ce que les épreuves comparatives étaient faites successivement et non simultanément.

Je fis construire une petite boîte en plomb, contenant deux compartiments séparés par une cloison en plomJi, Jüans^çhaçun^eux se trouvait un petit

micromètre à étincelles très délicat dont la lumière tombait sur une plaque photographique débordant dans les deux compartiments ; on pouvait ainsi opérer comparativement et simultanément sur deux étincelles.

Je vérifiai d'abord, par de nombreuses expériences, qu’en l’absence de toute action, les deux étincelles donnaient le même voile. Puis je recommençai l’expérience en faisant tomber les rayons N supposés émanés d’une lampe Nernst, tantôt sur l'un, tantôt sur l’autre des deux micromètres.

Plusieurs douzaines de plaques furent ainsi traitées,et la conclusionfutqu’il n’y avait aucune espèce d’action dugenre de celles qui avaient été signalées. ■ Dans la suite, mon appareil fut utilisé au laboratoire de M. Gouy, à Lyon. Pas plus que moi on ne put obtenir le moindre effet analogue à celui que l’on attribuait aux rayons N.

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