TITRE X
Enregistrement simultané des électrocardiogrammes et des bruits du cœur.
Bulletin deUcadémie de Médecine, i9 juillet 1910.
En présence des nombreux travaux exécutés à l’étranger au moyen du galvanomètre à corde d’Einthoven, j’ai fait installer cet instrument à l’Institut Marey en apportant au dispositif général une série de modifications permettant a un seul opérateur de prendre un tracé, alors qu’il faut généralement plusieurs aides.
Un deuxieme appareil, le phonoscope d’Otto Weiss, permet d’enregistrer les bruits du cœur.
Dans l’installation de l’Institut Marey, grâce à un artifice particulier, les deux appareils peuvent inscrire leurs tracés sur un même pellicule sensible. On obtient ainsi des clichés magnifiques permettant d’étudier les variations de forme de l’électrocardiogramme et les tracés des bruits du cœur à l’état normal et pathologique. Ces deux tracés, étant pris simultanément, sont repérés l’un par rapport à l’autre d’une façon irréprochable.
Depuis deux ans de nombreux malades sont venus à l’Institut Marey soit des hôpitaux, soit de la ville, envoyés par des médecins pour faire prendre
Les collections de l’Institut s’enrichissent de plus en plus, et la comparaison avec les observations médicales permettra sous peu d’établir les lois de l’interprétation à donner aux divers tracés.
En utilisant les tracés des bruits du cœur, on peut, à l’aide d’un appareil construit à l’Institut Marey, reproduire le bruit primitif. Cette méthode a principalement un intérêt pédagogique, car il est possible de faire une collection des divers bruits pathologiques du cœur pour les faire entendre aux élèves.