Le cancer de l’urètre chez la femme
(No 143.)
Revue générale sur l’anatomie pathologique, les symptômes et le traitement du cancer de l’urètre chez la femme.
6. — Suppuration des canaux accessoires de l’urètre chez la femme.
Dans ce mémoire,en collaboration avecE. Reymond,nous avonsmontré qu’à côté des abcès développés dans la cloison urétro-vaginale, aux dépens des follicules intra-urétraux, on devait décrire une autre variété de suppurations siégeant également dans la cloison urétro-vaginale, mais n’ayant leur point de départ ni dans le canal, ni dans les glandes qui s’abouchent à la surface de la muqueuse.
Le siège anatomique de ces abcès et la structure histologique de leur paroi, qui nous montre l’existence de papilles dermiques, établissent qu’il s’agit là de collections développées dans des canaux para-
7. — Drainage de la vessie après la taille hypogastrique chez la femme.
Nous appuyant sur quatre faits personnels, nous montrons les avantages, chez la femme, du drainage pubio-urétral, que nous pratiquons en passant de l’hypogastre dans l’urètre un tube, perforé dans sa portion intravésicale, maintenu par une épingle de nourrice au niveau de son extrémité hypogastrique et plongé par l’autre dans un urinai, situé entre les jambes de la malade. Très simple, assurant l’écoulement des urines pourvu qu’un œil du drain réponde au petit lac intravésical, et permettant de suturer
L’existence de pédicules vasculaires bien distincts devait cependant engager à intervenir sur cet organe; l’opération était anatomiquement possible, à l’inverse de ce qui arrive pour les régions recevant des vaisseaux disséminés.
La disparition des accidents septiques, à la suite de la vulgarisation des méthodes nouvelles de pansement, devait fatalement amener un retour
nombre de fois, nous avons pu établir avec notre élève Fredet :
1“ La bénignité de l’intervention ;
2“ Son insuffisance dans les cas de cancer inopérable de l’utérus, les malades n’en retirant qu’un bénéfice très minime, consistant en un arrêt momentané des sécrétions ;
• • 3“ Son utilité dans les cas de fibromes petits ou moyens, lorsqu’ils ne
s’accompagnent pas de phénomènes inflammatoires péri-utérins.
4- — L’acétonurie consécutive à la régression des fibromes utérins.
Nos examens d’i
;, faits chez des malades ayant subi des ligatures
GYNÉCOLOGIE
d’une inflammation péritonéale légère. Surtout fréquente dans les tumeurs végétantes de l’ovaire, elle n’est pas, comme on l’a dit, exclusivement liée à celles-ci et existe, dans un certain nombre de tumeurs en l’absence de toute végétation extérieure (kystes sans végétation externe, mais a végétations internes abondantes, à paroi ayant subi partiellement la dégénérescence graisseuse ; tumeur solide, telle que fibrome ou sarcome, surtout si la tumeur est pédiculée, etc.).