Un tremblement de la langue véritablement ataxique
3” Une arthropathie de la hanche gauche avec un gros épanchement hémorragique extra et intraarticulaire.
rotique et disparaissant progressivement. Bulletin de la Société*d^BM^ü,
J’ai rapporté une observation rare où un signe de Romberg entièrement masqué était survenu subitement chez un tabétique dont l’affection avait commencé douze ans auparavant par une amaurose progressive, complète au bout de trois ans, à laquelle s’étaient surajoutées des crises de douleurs fulgurantes, de l’abolition des réflexes rotuliens, mais sans incoordination, sans dérobement des jambes, sans troubles de la
C’est, en voulant se lever un matin que le malade s’aperçut qu’il ne pouvait plus- 'tenir debout, qu’il titubait comme un homme, ivre, mais, toujours sans incoordination. Les jambes écartées fortement, il parvenait à se maintenir immobile, mais né pouvait plus garder l’équilibre dès qu’il les rapprochait. Il s’agissait donc d’un signe de Romberg survenu brusquement et rendu permanent par la cécité.
.myétique- de la sensibilité, anesthésie: thermique et- -dduloureuse avee - conservation de la sensibilité tactile dans le territoire cubital de la- main. -, :
Une intervention permit de dégager la branche antérieure du nerf englobé dans la cicatrice et de voir revenir la sensibilité à l’état normal au bout de trois-jours.'
J’ai interprété ces faits, en excluant la possibilité de névrite, en supposant que la sensibilité thermique est une modification élevée de la sensibilité, un perfectionne- .ment surajouté à la sensibilité tactile indifférenciée, ce qui explique que dans les .cas de compression nerveuse, elle disparaisse la. première.
Enfin après l’intervention, j’ai pu-noter que le retour des-sensibilités se fait dans le même ordre, retour de la sensibilité à la douleur, puis au froid, puis en dernier lieu
Note sur un cas d'atrophie musculaire progressive spinale (type Duchenne-Aran) suivi d’autopsie. Avec M. A. Dutil, In Bulletins de la Société de Biologie, 21 jufl-
J’ai rapporté d’abord dans cette note l’autopsie d’un cas d’atrophie musculaire progressive (type Duchenne-Aran) où existaient des altérations des racines antérieures, de l’atrophie et une diminution considérable des cellules des cornes antérieures, surtout dans la région cervicale. .
Ce sont surtout les lésions de la substance blanche que j’âi voulu sduligner. il'eXîstait, dans ce cas, une particularité anatomique; c’était la sclérose qui dans toute l’étendue de la moelle occupait le pourtour de la corne antérieure et une partie du faisceau fon-
membres inférieurs. On constate une diminution de l’excitabilité électrique d’un grand nombre de muscles et de la réaction de dégénérescence dans quelques-uns. Les contractions fibrillaires sont incessantes. Les réflexes tendineux sont affaiblis. La mort •survient par paralysie du diaphragme après deux ans de maladie.
L’examen des pièces anatomiques a montré, comme l’illustrent cinq figures; 1° une poliomyélite antérieure chronique prédominant dans le segment cervical de la moelle; 2° des altérations minimes dans les racines antérieures, plus accentuées dans les nerfs mixtes; 3°l’état d’atrophie simple des muscles, d’atrophie dégénérative pour quelques-uns.
Les particularités de ce cas sont les suivantes :
Il y eut parésie et non paralysie, ce qui avec les troubles électriques, diffère du tableau classique de l’affection décrite par Düchenne et rapproche le cas de la forme intermédiaire de Erb.
Au point de vue anatomique, deux choses frappantes :
L’altération considérable des artères intramédullaires, surtout dans le territoire antérieur, consistant en endo-périartérite, et qui peut avoir été secondaire à l’altération
La sclérose diffuse légère, diversement répartie dans les cordons antéro-latéraux, principalement dans leur partie antérieure, semblable à celle de la sclérose latérale amyotrophique et peut être sous la dépendance de lésions des cellules des cordons.
Enfin le contraste entre l’altération profonde des cornes antérieures et le peu de lésions des racines correspondantes.
Contribution à l’étude de l’atrophie musculaire progressive (type Duchenne-
Aran). Archives de Médecine expérimentale et d’anatomie pathologique, 1 er juillet 1895,
L’atrophie musculaire type Duchenne-Aran passait, il y a quelques années seulement, pour la plus solidement établie de toutes les formes d’atrophie musculaire. Les progrès de la neuropathologie ont permis peu à peu de distraire au détriment de ce type, un certain, nombre d’affections. Quelques auteurs ont même mis en doute son existence.
Le but de ce travail, tout en contribuant à l’éclaircissement de quelques points obscurs, fut de prouver que l’atrophie musculaire type Duchenne-Aran constitue une entité morbide tout à fait distincte des autres formes d’atrophie musculaire, quoique infiniment plus rare qu’on ne l’avait cru tout d’abord.
J’en ai observé cinq cas à la Salpêtrière. Un des cas a été suivi d’autopsie (v. î).
En regard de cette observation se trouve un cas de poliomyélite subaiguë à évolution rapide (deux ans) (v. 2); 1° ayant le même aspect clinique que le type Duchenne- Aran, sinon que la parésie a précédé l’atrophie; 2° présentant des lésions identiques*à
En rapprochant ces deux observations, j’ai cherché à prouver l’identité des deux affections, « tout comme la phtisie galopante est identique à la tuberculose pulmonaire chronique ».
J’ai noté également deux observations de Déjerine, remarquables par la pureté du type Duchenne-Aran, et où l’on trouve dans une d’elles, l’existence de lésions de la substance blanche analogue à celles que j’ai signalées^
Cette bande de sclérose n’est pas une lésion irritative. Elle est sous la dépendance des lésions des cellules de la corne antérieure.
un certain nombre de divergences et permét les conclusions suivantes :
1° L’hérédité neuro-arthritique dans la migraine ophtalmoplégique joue un rôle plus important que celui qui lui est généralement attribué.
2° L’ophtàlmoplégie peut faire son apparition à tout âge; les accès de migraine qui la précèdent datent au contraire presque toujours de l’enfance.
3° L’ophtalmoplégie n’est pas toujours unilatérale; on ne peut même plus dire qu’elle est exceptionnellement bilatérale. Lorsqu’elle est bilatérale, elle ne l’est généralement pas d’emblée, chaque paralysie étant, dans là plupart des cas, précédée d’une hémicrânie correspondante.
4° La paralysie peut frapper le nerf moteur oculaire externe tout comme le nerf moteur oculaire commun; mais il n’a pas encore été observé de migraine ophtalmoplé-
doigts ayant tous les caractères de la paralysie saturnine, de l’anémie, et des antécé-
Elle exerçait la profession de fleuriste, enroulant les tiges des fleurs fausses avec une espèce de papier de soie coloré en vert, qu’elle mouillait fréquemment avec sa langue.
Je fis analyser ce papier par le Dr Yvon qui reconnut qu’il contenait une grande quantité de sels de plomb.
encore signalée, et l’influence considérable de la prédisposition individuelle, les autres ouvrières n’ayant pas présenté d’accidents.