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FFÉRENTS SEGMENTS DU TUBE DIGESTIF

Au cours de recherches sur la digestion des graisses . dans des conditions variées, normales et pathologiques, nous avons été amenés à maintes reprises à étudier la digestion des graisses dans l’estomac, dans l’intestin grêle-et dans le rectum d’animaux normaux, Les résultats dtexpériences semblables étant assez variables suivant les auteurs, nous

gastrique : 10,6 0/0; saponification gastrique : 8,7 '0/0.

Nous pensons, en raison de ces faits (sans nier ou affirmer l’existence d’une lipase gastrique, dont l’action est au moins faible) que non seulement les sucs duodénaux peuvent refluer dans l’eslomac pour expliquer la digestion gastrique des graisses, mais encore que les graisses qui sont déjà en voie de digestion peuvent refluer mélangées à des.acides gras déjà libérés et que, d’autre part, dans le mélange graisses et sucs duodénaux, les actions fermentatives peuvent se poursuivre après reflux dans l’estomac.

DE LA I-IPASélDINE.

La lipaséidine étudiée par M. Nicloux a comme substratum le cytoplasma de la graiue de ricin.

Il se rapproche des diaslases connues par certains caractères, il s’en différencie par d’autres, et, en raison de ces constatations, Nicloux lui a donné le nom de lipaséidine.

SïçÜne première question se posait : cette substance d’origine végétale introduite dans l’estomac d’un mammifère ne va-t-elle pas être immédiatement détruite, digérée elle-même par la pepsine ou empêchée d’agir par l’acide chlorhydrique?

La pepsine, l’acidité du suc gastrique, ne sont pas des obstacles à l’action intragastrique de la lipaséidine, contrairement à ce que l’on pouvait craindre au premier abord. Il y à plus, l’acidité du suc gastrique peut devenir un agent favorisant pour l’activité de la lipaséidine. Pour le démontrer, supprimons dans l’émulsion l’acide acétique et donnons seulement à l’animal un mélange d’huile de lipaséidine et d’eau sans acide; si l’animal est à jeun, la digestion de l’huile sera peu intense; si par contre on a eu soin de faire manger à l’animal un petit repas de viande avant d’introduire dans son estomac le dernier mélange, la digestion de la graisse devient importante.

C’est que la lipaséidine qui agit bien en milieu acide a trouvé dans l’estomac en digestion un acide qui lui convient en qualité et en quantité; c’est une coïncidence curieuse que la proportion de l’acide du suc gastrique, loin d’entraver l’action de la lipaséidine, la favorise.

préalable en état d’insuffisance fonctionnelle, relativement à la digestion des graisses. C’est ce que nous avons fait en étudiant l’action de la lipaséidine chez des chiens auxquels nous avons lié le canal cholédoque ou les canaux pancréatiques, ou déterminé des lésions de sclérose du pancréas. A des animaux ainsi opérés, nous donnions des quantités connues de matières grasses et additionnées ou non de lipaséidine; nous déterminions ensuite comparativement, pir l’analyse des matières fécales, la valeur de l’absorption.

Sous L’influence de la lipaséidine, l’absorption s’est élevée considérablement, de 15 à 62,8 0/0 ; quant au degré de saponification, il à été ■ augmenté très notablement.

Ainsi chez des animaux dont on a lésé expérimentalement le pancréas et les voies bilaires, et dont la capacité digestive vis-à-vis des graisses est, de ce fait, très réduite, la lipaséidine est capable de relever, d’une part, la digestion, d’autre part l’absorption des matières grasses.

V. - RECHERCHES SUR LES ÉLIMINATIONS RÉNALES L’HÉMOGLOBINURIE - LE SEUIL DE L’HÉMOGLOBINE

Les hémoglobiuuries (étude pathogénique). Thèse, Paris 1903. Naud, éditeur.

A. — Étude expérimentale de l’élimination de l’hémoglobine, des globules par les urines.

Causes qui pourraient la modifier. Mécanisme de cette élimination.

Le problème que j’ai tenté de résoudre par une série d’expériences se posait ainsi : étant donné une substance en liberté dans le sang circulant; quelles sont les conditions qui sont nécessaires à son passage dans l’urine? Quels sont les facteurs qui vont faire varier ce passage? Par quelle voie, glomérule ou épithélium des tubes du rein, doit se faire l’élimination ?

La substance qui a servi à cette étude est l’hémoglobine du sang.

1° Évaluation de la quantité nécessaire d’hémoglobine libre

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