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Observation de sclérose du poumon

(Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1864, p. 183.)

A propos de ce cas, je signale un bruit de souffle anormal du cœur, qui se développe à la période asystolique de certaines affections car-

(liaques, et je mets en relief l’influence des affections pulmonaires dans la genèse de l’asystolie.

h. Sur un monstre héniimèle.

(Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, 1868, p. 24.)

5. Etude sur la stéatose interstitielle diffuse de l'encéphale chez le nouveau-né.

(Archives de physiologie, t. I, 1868, avec deux planches.)

Ce travail se trouve résumé dans les lignes suivantes qui le terminent :

L’encépliale du nouveau-né, surpris dans son évolution par la naissance, pauvre en éléments nerveux proprement dits, riche en sub.'ïtance interstilielle, avide de principes nutritifs que lui rend indispensables le travail de formation auquel il est soumis, subit avec une facilité déplorable tous les troubles de la nutrition.

Or, ceux-ci sont fréquents à cet âge de la vie, qu’ils soient dus à un développement incomplet, à des souffrances intra-utérines ou à une alimentation insuffisante.

Sous leur influence, la substance qui forme une atmosphère aux noyaux de la névroglie subit cette mort lente et moléculaire si justement qualifiée de nécrobiose. Elle devient grasse, se groupe en corps granuleux, dont l’entassement en certaines régions, étant as.sez considérable pour être visible à l’œil nu, forme des masses blanchâtres, d’une matière qui tranche nettement sur celle du voisinage. — Des particules graisseuses s’accumulent aussi autour des vaisseaux, et parfois en quantité suffisante pour les envelopper.

Si l’on excepte la périphérie des circonvolutions, qui reste inaltérée, les hémisphères sont atteints dans leur masse entière, mais à des degrés différents.

C’est d’ordinaire à la périphérie des ventricules que l’on trouve les masses blanches visibles à l’œil nu.

L’arachnoïde subit des altérations analogues, et l’on voit au niveau de quelques anfractuosités des plaques opalines dues à la transformation graisseuse des cellules du réseau connectif.

La stéatose interstitielle diffuse de l’encéphale peut se développer pendant la vie intra-utérine ; et après la naissance, nous l’avons observée, bien que notablement atténuée, jusqu’à l’âge de cinq ans.

Quand la substance blanche des hémisphères est nettement constituée, ce qui a lieu vers la fin de la première année, l’altération ne se voit plus dans les centres hémisphériques, mais dans la substance grise des circonvolutions et du corps strié.

Deux fois chez l’adulte nous en avons constaté l’existence.

6. Sur la stéatose viscérale par inanition chez le nouveau-né.

(Comptes rendus de l’Académie des sciences, 10 août 1868.)

Cette note a pour but de faire connaître une lésion très-commune des viscères chez les nouveau-nés qui succombent après avoir présenté des troubles digestifs.

C’est avec le microscope qu’il faut la chercher, car à l’œil nu elle est rarement appréciable. — C’est une dégénérescence graisseuse qui atteint l’encéphale et ses méninges, la moelle, les poumons, les reins et le cœur.

Dans l’encéphale et la moelle, le siège du mal est dans la névroglie, dont les cellules, infiltrées à des degrés divers de granulations graisseuses, deviennent parfois de véritables corps granuleux. Lorsque ceux-ci s’accumulent sur certains points, la lésion, qui d’ordinaire est microscopique, devient visible à l’œil nu, sous forme de petites plaques blanches et dures, d’apparence crayeuse.

Le poumon présente dans ses alvéoles des amas de corps granuleux

ou de gouttes huileuwses, dus à la transformation graisseuse des cellules épithéliales.

Dans quelques cas exceptionnels, la lésion se révèle par l’existence, à la périphérie de l’organe, de petites taches opaques d’un blanc jaunâtre.

Dans les reins, c’est répithélium des tubes contournés de la substance corticale qui s’infiltre de graisse.

De jeunes animaux, soumis à l’inanition, présentent des altérations viscérales identiques avec celles qui viennent d’êtres décrites.

C’est chez le nouveau-né que le défaut de nutrition produit le plus sûrement et le plus rapidement la stéatose viscérale, mais l’induction nous la montre comme devant agir bien au delà de cette période si restreinte de la vie, et l’observation directe sanctionne cette vue de l’esprit.

Nous pensons que c’est en provoquant l’inanition que certains agents toxiques, tels que le phosphore et le plomb, déterminent la stéatose viscérale.

Ces résultats de l’anatomie pathologique, éclairés par la clinique et l’expérimentation, doivent fixer Tattention du médecin sur l’importance du régime alimentaire à tous les âges, mais surtout chez le nouveau-né.

7. Sur un cas dhydatide du cerveau observé d rhospice des Enfants assistés.

{Archives de physiologie, 1868, t I, p. 450 )

Cette observation démontre : 1“ Que les hydatides de l’encéphale, comme celles des autres organes, sont enveloppées d’un kyste adventice cellulo-vasculaire qui les sépare de la substance nerveuse et qui se développe aux dépens de la névroglie ; —• "2“ qu’une tumeur d’un volume et d’un poids considérables (celle-ci pesait 480 grammes) peut exister dans le cerveau sans qu’on la puisse soupçonner ; — â® que

la constitution chimique du liquide kystique se rapproche beaucoup de celle du liquide céphalo-rachidien ; û” que les corps producteurs du frémissement hydatique sont la paroi et le liquide de la poche; 5® que les vibrations doivent être d’autant plus nettes, que la poche est plus vaste, plus superflcielle, entourée de tissus plus souples, plus élastiques ; et que, contrairement à l’opinion reçue, la présence de vésicules secondaires, dans une hydatite mère, constitue une condition défavorable à leur production.

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