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Sur un cas de lipome de la pie-mère cérébrale

{Archives de physiologie, 1869, p. 443, avec une planche.)

Cette tumeur a été trouvée à l’autopsie d’un enfant de trente-deux mois,slrumeux. Bien que d’un volume considérable, puisque, ayant une épaisseur de près d’un centimètre, elle s’étendait sur toute la face supérieure (lu corps calleux, elle n’avait donné aucun signe de sa présence durant la vie. Elle contenait 97,67 dégraissé pour 100, et nous a paru s’être développée dans l’arachnoïde. — Comme à l’état normal on ne trouve pas de graisse libre dans bencéphale non plus que dans ses membranes d’enveloppe, nous avons rangé cette tumeur parmi les liomæoplasmes hétérotopiques.

11. Bu muguet gastrique et de quelques autres localisations de ce parasite.

(Archives de physiologie, 1869, p. 504, avec une planche.)

Plusieursobservateurs, parmi lesquels nousciterous Guersent, Lélut, Billard, Yalleix, Robin, Barrier et Seux, avaient dit que le muguet pouvait se développer dans l’estomac ; d’autres niaient le fait, et de ce

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nombre étaient Trousseau, Berg, Nieraeyer. Mais personne jusqu’ici n’avait, à l’aide du microscope, administré la preuve de la végétation du parasite sur la paroi de l’estomac. Aussi avait-on abandonné la première opinion pour adopter la seconde.

A l’aide de nombreuses observations, nous avons démontré que le muguet peut végéter sur la muqueuse gastrique, y former de petites éminences ou des godets analogues à ceux du favus, traverser les couches sous-jacentes jusqu’à la tunique musculeuse, et dans quelques cas déterminer la destruction des parties envahies et devenir l’origine d’ulcérations profondes et étendues.

Examinant la question au point de vue étiologique, nous avons fait voir qu’il ne s’agissait pas là d’une gastrite, comme le croyait Billard, non plus que d’une maladie autonome, suivant l’opinion de Valleix, maisd’une lésion secondaire, toujours consécutive à des troubles gastrointestinaux anciens et à une perturbation profonde des actes nutritifs.

parasite, se développe sur un individu malade,

et pousse d’a itant plus vite et sur des points d’autant plus nombreux, que l’organisme est plus profondément atteint.

Pour la première fois, nous avons fait connaître le muguet pulmonaire, c’est-à-dire celui qui se développe dans les alvéoles. — Et, s’il peut végéter en cette place et non snr la mu queuse broncho-trachéale, où il n’a pas encore été signalé, c’est qu’il y trouve un épithélium pavimenteux, tandis que dans les voies aériennes il est soumis, delà part des cils vibratiles, à un déplacement continuel.

l'2. Note sur un cas de paralysie infantile.

En collaboration avec M. .loffroy.

{Archives de physiologie normale et pathologique, 1870, p. 309.)

G est la seconde observation de paralysie infantile qui ait été publiée avec un examen détaillé de la moelle, et dans laquelle on ait noté l’atrophie des cellules nerveuses des cornes antérieures de la substance

médullaire dans les régions qui correspondent à T in nervation des membres paralysés.

Nous avons considéré cette altération comme primordiale et comme en ayant engendré d’autres, à savoir : la disparition des cylindres d’axe, l’atrophie des cornes malades et l’atrophie scléreuse des cordons antéro latéraux et des racines antérieures; le tout, sans autre modification des muscles des membres atteints que celle que l’on peut rapporter à leur amaigrissement.

13. Sur la palhogénie de la stéatose viscérale dans ïintoxication phosphorée.

En collaboration avec M. L. Dusart.

{Comptes rendus de l'Académie des sciences, 7 mars 1870.)

Après avoir démontréexpérimentülementquele phosphore n’agit pas par la soustraction d’une certaine quantité d’oxygène aux globules sanguins, nous remarquons que, pour se rendre compte de son action toxique, il faut distinguer le cas où la mort survient rapidement, de celui où l’empoisonnement se produit d’une manière lente. — Dans le premier cas, ce sont les troubles gastriques et respiratoires qui dominent, et l’absence de toute lésion fait songer à une action puissante du poison sur les centres nerveux. — Dans le second, il se produit une stéatose, c’est-à-dire une infiltration grai.sseuse de leurs éléments, état qu’il ne faut pas confondre avec la régression graisseuse, c’est-à-dire avec la transformation des tissus en matière grasse par une véritable oxydation moléculaire.—Celle-ci amoindrit considérablement la partie frappée, puisque 100 parties de muscle, par exemple, ne donnent que 4 ou 5 parties de matière grasse ; or, par le fait de l’intoxication phosphorée, le foie par exemple, qui de tous les viscères est le plus fréquemment et le plus profondément atteint, présente un volume qui dépasse notablememt la moyenne physiologique. —Il en est de môme des reins et du cœur. — La graisse qui infiltre les viscères ne peut être

prise que dans les réserves qui normalement existent sous la peau et autour de certains organes. Elle y est appelée en raison directe de l’activité dont ils sont le siège, et si on l’y trouve accumulée, c’est que son oxydation est plus lente que celle des autres substances. — Ce qui le prouve, c’est que dans le cas où la mort arrive lentement chez des animaux intoxiqués par le phosphore, comme nous l’avons vu chez des cobayes, cette graisse viscérale finit par disparaître. —De plus, si l’on expérimente sur des individus suffisamment maigres, le poison ne détermine à aucune période la stéatose des viscères. — Ainsi, le phosphore ne transforme pas les tissus en matière grasse; il ne fait pas la graisse; il détermine seulement le déplacement de celle qu’il trouve dans l’organisme. — Il provoque la stéatose viscérale, non par une action chimique, mais en vertu d’une propriété dont la nature nous est encore inconnue.

1 [\. Sur un cas de tumeurs strumeuses de Cencéphale.

(Archives de physiologie, t. II, 1870, p. 161.)

Cette observation est intéressante au double point de vue de la clinique et de l’anatomie pathologique. — Car, durant la vie, en nous basant sur les notions les plus élémentaires de la physiologie de l’encéphale, nous avons pu diagnostiquer la nature de la tumeur et son siège; et parmi les lésions révélées par la nécropsie, nous signalerons celle dont était atteint le nerf de la troisième paire.

15. ]\ote sur deux cas de kystes par rétention, observés dans l’S iliaque et Vestomac.

En collaboration avec M. Renaut.

(Archives de physiologie, t. III, 1870, avec une planche.)

Les tumeurs de cette sorte sont très-rares chez les enfants, et jusqu’ici on ne les avait pas signalées dans l’S iliaque. — Il nous a semblé

qu’il n’y avait aucune relation entre les ulcérations gastriques et une sorte de psorcntérie gangréneuse d’une part, et d’un autre côté les kystes par rétention qui constituent un cas particulier de ce que M. Virchow a désigné sous le nom A'acné des muqueuses.

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