Etude sur ïhémorrhagie encéphalique chez le nouveau-né
(Archives de tocologie, 1875, p. 9.)
C’esl parce que le point de vue anatomo-pathologique prime tous les autres dans ce travail, que nous le plaçons à la suite de nos autres études d’anatomie-pathologique; mais en réalité la question a été envisagée cliniquement autant qu’elle le comportait.
A l’aide d’un grand nombre d’observations personnelles, j’ai cherché à déterminer deux points qui ne l’avaient pas été jusqu’ici, <à savoir : la topographie des épanchements sanguins, et les causes sous l’influence desquelles ils se produisent.
J’ai fait voir que les hémorrhagies sont presque constamment périphériques et symétriques, et qu’elles siègent d’ordinaire dans les régions déclives;
Que «ur trente-quatre cas, l’athrepsie était manifestement leur cause éloignée dans vingt-quatre et l’œdème des nouveau-nés dans huit; et que chez ces derniers malades halfection primitive s’était finalement compliquée d’alhrepsie. D’où il résulte en dernière analyse que c’est à des troubles nutritifs, et à l’altération du sang consécutive, que dans le plus grand nombre de cas on doit rapporter l’hémorrhagie encéphalique des nouveau-nés, comme je lui ai déjà attribué le ramollissement cérébral.
En terminant, je fais voir en les comparant combien l’hémorrhagie encéphalique des nouveau-nés diffère de celle que l’on observe aux autres âges, non-seulement par le siège, mais par la pathogénie, et surtout au point de vue clinique.
En effet, les foyers de la première, unilatéraux et le plus souvent
uniques, se font en pleine substance nerveuse, surtout dans les ganglions de la base ou dans le centre hémisphérique, et ce n’est que consécutivement que la périphérie et les ventricules sont atteints. Ceux de la seconde, symétriques, multiples, occupent la surface des circonvolutions, sous l’arachnoïde ou la région sous-épendymaire des ventricules latéraux, et s’ils altèrent la substance nerveuse, ce n’est que par une action mécanique et consécutive. —Ici les vaisseaux en cause sont les artères, qui se rompent à la suite d’une altération prolopathique et ancienne de leurs tuniques. Là, dans le cours d’une maladie aiguë, les veines, surprises par une réplétion excessive et inusitée, se distendent et se rompent. Enfin, tandis que d’ordinaire l’hémorrhagie se révèle immédiatement par une paralysie caractéristique, celle que nous avons étudiée s’accomplit sans qu’aucun signe avertisse l’observateur de son existence.
Quant aux hémorrhagies arachnoïdiennes, elles ne diffèrent pas d’une manière moins sensible que les précédentes chez les deux sortes de malades que nous venons de comparer. Chez les premiers, en effet, le sang arrive dans la cavité arachnoïdienne, quelquefois d’un foyer intra-cérébral, presque toujours consécutivement à une pachyméningile, tandis que chez les autres sa source est dans une hémorrhagie pie-mérienne.
29. Les lésions osseuses de la syphilis héréditaire et le rachitis,
(Communication faite à la Société de chirurgie, 11 août 1875.)
Dans cette communication j’ai montré un grand nombre de pièces à l’appui des propositions que j’y ai développées, et dont voici les principales:
— Chez tout fœtus ou tout enfant du premier âge portant sur la peau, les muqueuses ou dans les viscères une marque de la syphilis héréditaire, les os sont altérés.
— Ils peuvent être les seules parties de l’organisme atteintes par la maladie diathésique.
— Les lésions se présentent à des degrés d’évolution très-différents. Leur comparaison montre qu’elles forment un ensemble des plus remarquables, une sorte de progression pathologique, dont chaque terme est représenté par le rapport qui existe entre l’âge du malade et celui de la maladie. On peut, pour faciliter leur description, considérer quatre degrés.
Après avoir décrit les lésions à ces quatre degrés, je suis conduit à les comparer à celles du rachitis.
En terminant, je fais remarquer que j’ai maintes fois rencontré les lésions osseuses de la syphilis héréditaire chez les fœtus et les nouveau-nés, mais qu’à cette époque de l’évolution je n’ai jamais observé celles qui caractérisent le rachitis, lesquelles ne commencent à se montrer qu’à partir du cinquième ou du sixième mois de la vie extra-utérine. — Si leur germe existe chez les nouveau-nés, il est latent et ne peut être révélé que parle microscope.
30. Cas de tuberculisation généralisée chez un cochon d'Inde auquel on
avait fait ingérer de la matière tuberculeuse.
(Bulletins de la Société médicale des hôpitaux, 2® série,. 1869, t. VI, p. 70.)
31. Inoculation de matières tuberculeuses et autres^ faites à des
cobayes.
(Comptes rendus de la Société de biologie, 1873, p. 16.)
Do ces expériences, j’ai cru pouvoir conclure :
1" Que la matière tuberculeuse tue les cobayes non autrement que le pus, le favusou toute autre substance capable de produire une tuberculisation générali.sée, mais quelle tue infiniment plus vite.
2“ Que la plaie d’inoculation, lorsqu’on a inséré de la matière tuberculeuse, est toujours largement ulcéréeau moment de la mort, les ganglions voisins étant très-altérés; — tandis que lorsqu’on a inoculé d’autres substances, elle est cicatrisée, les ganglions voi.’ins étant peu altérés.
J. J‘ARROT i