Sur les lésions osseuses dues à la syphilis héréditaire
J’ai fait sur ces lésions de nombreuses communications à la Société de biologie et à la Société anatomique. Je vais en donner les indications bibliographiques, avec un aperçu des particularités nouvelles qu’elles révèlent.
A. Deux cas de syphilis héréditaire avec lésions osseuses.
(Comptes rendus de la Société de biologie, t. XXIV, 1874 p. 172.)
A l’aide de ces deux observations, je décris des lésions que je n’avais pas encore signalées, et l’étude de ces os me conduit à faire remarquer les analogies et les différences qu’ils présentent avec ceux des rachitiques. Les premières me semblent être la conséquence de l’âge des sujets. Dans les deux cas en effet, ceux-ci étant très-jeunes, et leur système osseux étant par suite le siège de modifications trèsactives, il est naturel que les affections qui l’attaquent, quelles qu’elles soient, y produisent des lésions dérivant d’un trouble dans ce travail formateur et, conséquemment, soient du même ordre. Quant aux secondes, il faut les attribuer à la nature si différente des deux maladies.
B. 06s. de rachitis dorigine syphilitique.
(Comptes rendus de la Société de biologie, t. XXIV, 1874, p. 172.)
Après avoir établi d’une manière incontestable l’origine syphilitique des lésions osseuses trouvées chez ce malade, je fais voir la ressem-
blance qu’elles présentent avec celles du rachitis arrivées à une certaine période.
G. — D. Syphilis osseuses des nouveau-nés.
(Bulletins de la Société anatomique, 1873, p. 92 et 158.)
Les pièces qui ont fait le sujet de ces communications confirment ce que j’ai avancé dans les deux précédentes.
E. Syphilis et rachitis des nouveau-nés.
(Bulletins de la Société anatomique, 1873, p. 392.)
Je présente deux séries de pièces, relatives : les unes à la syphilis des nouveau-nés, les autres au rachitis, et destinées à faire ressortir les points de contact et les différences qui existent entre ces deux espèces de lésions. En établissant suivant l’âge des sujets trois périodes dans l’évolution de la syphilis osseuse, je montre que dans les deux premières les altérations sont très-différentes de celles du rachitis, mais que dans la troisième la confusion est facile ; que pourtant, en tenant compte de certaines particularités, on peut toujours l’éviter. Je dis en terminant que l’étude de ces lésions révèle l’existence d’une sorte de transformisme morbide d’une hybridité pathologique. La syphilis a appelé pour ainsi dire le rachitis, qui peu à peu l’a absorbée à son profit.
*2â. Sur les hémato-nodules cardiaques chez les jeunes enfants.
(Archives de physiologie, 1874 p. 538.)
Dans ce mémoire, je décris des nodosités que l’on observe trèsfréquemment sur les valvules mitrale et tricispide des jeunes enfants.
J’établis par leur constitution et leur genèse qu’elles doivent être considérées comme un accident habituel du développement du cœur chez les enfants du premier âge.
Me basant sur cette notion anatomique, j’ai fait voir que MM. Bou- , chut et Labadie-Lagrave s’étaient mépris sur l’origine des particularités qu’ils avaient constatées à l’autopsie d’enfants ayant succombé à la diphthérie, et qu’ils avaient attribué à cette maladie ce qui n’était que l’effet de l’imbibition cadavérique sur les hémato-nodules.
25. Lésions de la raie chez les nouoeau-nés atteints de syphilis héréditaire.
{Comptes rendus de la Société de biologie, t. XXIV, 1874, p. 224.)
26 a. Lésions trouvées à l’autopsie d’un enfant mort athrepsié.
{Bulletins de la Société anatomique, 1873, p. 428.)
J’insiste particulièrement sur le développement des ulcérations et du ramollissement viscéral parle fait de la thrombose veineuse..
b. Troubles digestifs., muguet., mort. — Stéatose viscérale., coagulations dans les artères pulmonaires., ramollissement des poumons.
{Comptes rendus de la Société de biologie, p. 175, 1873. — Gazette médicale, 1873, p. 284.)
A propos de ce fait, qui doit être rapproché du précédent, je parle de la thrombose veineuse chez le nouveau-né, et je fais observer que, contrairement à ce que l’on observe aux autres époques de la vie, le système veineux est à cet âge le seul en cause au point de vue pathologique, non parce que ses canaux sont malades, mais par suite de l’altéralion du sang qui y est contenu.
27. Sur des altérations des os dapparence strumeuse, observées
chez un enfant tuberculeux d'un an.
(Bulletins de la Société anatomique, 1873, p. 580.)