‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 7 · ACTION ANTISEPTIQUE DU SUC GASTRIQUE · texte numérisé non relu

ACTION ANTISEPTIQUE DU SUC GASTRIQUE

Le rôle antiseptique du suc gastrique, déjà signalé par Spallanzani (1783), C'; été l’objet de nombreuses recherches (Perroncito, Vignal, Abelous, Straus et Wurtz, Cassaet, etc.).

Avec M. Achard (1891-1892), nous avons entrepris des expériences qui, sans être aussi nombreuses que nous l’aurions voulu, nous ont permis de poser les conclusions suivantes, consignées dans la Thèse de M. Hérard de Bessé(i89Ô),

i° L’estomac contient un grand nombre de microbes (microcoques, bacilles.

2® Dans un cas de cancer de l’estomac avec stase des aliments, anachlorhydrie et fermentations secondaires, le nombre des microbes trouvés était infiniment plus grand que dans deux cas où les malades étaient atteints de dyspepsie nerveuse simple, sans modifications importantes du chimisme stomacal.

3 ° Le liquide de stase dans le cas de cancer n’a pas nécessairement une grande toxicité (12 centimètres cubes injectés dans l’oreille d’un lapin et dans le péritoine d’un cobaye n’ont déterminé aucun trouble appréciable).

4 ° Le suc gastrique s’oppose à la culture des microbes (baterium coli, bacille d’Eberth, microbes trouvés dans l’estomac de nos malades).

— ga —

mercure, ainsi que je le montrai plus tard avec M. Pagniez, n’a aucune action coagulante sur le sang ni destructive sur les globules.

La salivation est exceptionnelle. La diarrhée, lorsqu’elle survient, cède aux astringents et incite à diminuer la dose injectée. Les avantages sont doubles sur les injections intra-musculaires : l’injection intraveineuse est indolore et elle ne produit pas de nodosité. Il est nécessaire et suffisant d’injecter le liquide dans la lumière du vaisseau. La technique est simple et les complications telles que l’abcès, la thrombose et l’embolie ne peuvent survenir lorsque l’injection est bien

Les avantages d’ordre général sur les préparations mercurielles administrées par ingestion ou frictions sont : l’action plus rapide, plus sûre, plus durable.

qu’il me soit utile de la décrire ; je me contenterai de rappeler que j’ai insisté le premier sur les avantages des aiguilles d’une longueur d'un centimètre au maximum, è biseau court, à diamètre de six dixièmes de millimètre, avec lesquelles on ne risque pas de transfixer la veine ni de voir la coagulation du sang obstruer • la lumière de l’aiguille.

La seule contre-indication est l'impossibilité d’entrer l’aiguille dans des veines trop petites, trop profondément cachées sous une couche de graisse.

L’indication de ce traitement est surtout dans les syphilis graves à cause des résultats rapides et sûrs que l’on obtient.

Lors de ma communication à la Société médicale des Hôpitaux (1902) j’avais réussi quatorze observations qui montraient l’efficacité rapide et supérieure à celle de tous les autres traitements dans des manifestations variées de syphilis secondaire ou tertiaire. La méthode s’est dès lors rapidement répandue et peu d’années après était employée dans tous les services des hôpitaux de Paiis au point de remplacer presque dans tous les cas les autres traitements mercuriels.

La terreur des injections intraveineuses avait disparu et quand les préparations arsenicales furent introduites avec le succès que l’on connaît dans la thérapeutique de la syphilis, tous les médecins étaient entraînés à la pratique des injections intraveineuses, ce qui ne contribua pas pour peu à la généralisation du nouveau

Sans rejeter, tant s’en taut, le cyanure de mercure, qui reste indiqué pour le traitement de fond et le traitement continu après le traitement d’attaque par les préparations arsenicales, je pensai que celles-ci devaient rendre des services très importants dans le traitement de la syphilis héréditaire précoce.

Aussi, depuis 1913, ai-je adopté pour le traitement de la syphilis héréditaire chez les nourrissons, les enfants du premier âge et de la seconde enfance, les

kala-azar infantile. Les doses proportionnées à l’âge et au poids de loivent être répétées tous les deux jours pour que l’action stérilisante du ent vis-à-vis du parasite ait son action la plus efficace.

Ce procédé ne présente pas de grandes difficultés et peut être employé par tout le monde, notamment par les infirmières chargées de la surveillance des

Elles l’apprendront tout aussi bien qu’elles ont appris l’énucléation : il suffit de le leur montrer, en insistant sur les différences des deux procédés correspondants aux différences des tubes de Bayeux et de Froin.

Depuis que Stepp a préconisé le bromoforme dans le traitement de la coqueluche, ce médicament est couramment employé et nos observations ne font que confirmer celles de M. Marfan. Nous avons toutefois attiré l’attention sur ce point particulier que la dose à laquelle on peut arriver est beaucoup plus forte quon ne l'avait cru. Nous avons donné, sans voir d’accidents, des doses de bromoforme 6 ou 8 fois plus fortes que la dose initiale (qui est 4 gouttes par année d’âge) : il suffit d'augmenter lentement et progressivement, en cessant dès que l'enfant est pris de somnolence.

Avec M. Charpentier nous avons étudié Vabsorption, l’élimination et la toxicité du bromoforme.

L’analyse des matières fécales recueillies après l’administration d’une dose de bromoforme nous a montré que 90 pour 100 du médicament étaient absorbés.

Le bromoforme s’élimine par le poumon, ainsi que l’indique l’odeur de l’haleine ; — par les mucosités bronchiques ; — par la salive ; — par l’urine, ainsi que le montre l’analyse.

Son élimination commence deux heures après l’ingestion et se continue pendant plusieurs jours.

On conçoit ainsi : i° l’action modificatrice sur les mucosités bronchiques ; 2 0 la possibilité de l'accumulation lorsqu’on renouvelle la dose tous les jours, et plus encore lorsqu’on l’augmente.

Pour étudier la toxicité nous avons employé le bromoforme pur, l’huile bromoformée et l’eau bromoformée en injections sous-cutanées. Nous nous sommes arrêtés à cette dernière dont l’absorption est plus régulière, et dans laquelle le bromoforme est à un degré de dilution, qui permet un dosage meilleur et une gradation plus faible dans l’augmentation des doses.

Nos recherches nous ont montré :

i° Que la dose toxique pour le lapin et le cobaye est d’environ 5o centigrammes par kilogramme d’animal: les lésions sont celles qu’on a observées dans l’intoxi-: cation accidentelle des enfants ;

Grancher, nous avons repris la méthode de F. Siredey que nous continuons à employer de la façon suivante : Début par 4 ou 6 grammes de liqueur de Boudin suivant l’âge de l’enfant, augmentation de 2 grammes par jour, sans crainte d’arriver, s'il est nécessaire, à 3 o ou 4 o grammes (exceptionnel) ; — diminution do 4 grammes en cas d’intolérance, reprise de l’augmentalion après la disparition des signes d’intolérance (toujours de courte durée, 2 à 3 jours); une fois la guérison obtenue, diminuer de 4 grammes par jour jusqù’à 0, pour éviter les rechutes, autrefois assez fréquentes.

Le traitement de la chorée par l’arsenic à hautes doses a été jugé sévèrement par certains auteurs, qui, sans apporter de preuves à l’appui de leur opinion, redoutent la possibilité de phénomènes d’intoxication. Depuis les premiers résultats consignés dans la thèse de M. Gougnot, j’ai employé cette méthode dans plusieurs centaines de cas, sans jamais constater le moindre accident.

Les phénomènes légers d’intolérance (perte d’appétit, vomissements, diarrhée) ont toujours cédé par la simple diminution momentanée de la dose à laquelle était'arrivé le malade et ne se sont pas reproduits, même à la suite de l’augmentation ultérieure, progressive et régulière.

La durée moyenne de la chorée est de 12 à 17 jours, alors que sans traitement elle est de 70 jours (G. Sée, J. Simon, Cadet de Gassicourl), de 4 o jours avec les divers traitements, et variable de 16 jours (Legroux) à 27 jours (service de Grancher, 1894) avec l’antipyrine. Les rechutes, fréquentes avec l’antipyrine, ne se voient pas dans le traitement avec la liqueur de Boudin comme nous l’administrons.

M. Comby emploie aussi, depuis 1896, la liqueur de Boudin à hautes doses dans le traitement de la chorée et il obtient comme nous la guérison rapide.

Il a observé dans un cas une paralysie qu’il attribue à l’arsenic et non à la chorée, qui, on le sait, peut déterminer des phénomènes paralytiques. Nous ferons remarquer que la méthode de M. Gomby diffère sensiblement de la nôtre : il commence par une plus forte dose d’arsenic (10 grammes de liqueur de Boudin) et augmente plus rapidement les doses (5 grammes par jour).

11 est possible que dans ces conditions le sujet soit plus sensible à l’intoxication : c’est un fait connu pour beaucoup d’intoxications que les sujets en ressentent d’autant moins les effets qu’on élève plus lentement les doses journalières : ils arrivent ainsi à supporter sans inconvénients des doses beaucoup plus fortes que la dose capable de produire des accidents graves chez un individu neuf.

compression, une hémorragique du laireet àlarésorp-

, indépendam-

; des phénomènes, très variable. »

contaminés de typhus.

1917» Étude du danger que pourrait faire courir à notre pays une épidémie de typhus dans les empires centraux ; proposition des mesures prophylactiques nécessaires. ( Rapport à M. le Ministre de l'Intérieur.)

vriers. polonais. ( Rapport à M. le Ministre de l'Hygiène.)

1920. Mesures prophylactiques aux frontières contre le typhus. ( Rapport à M. le Ministre de l'Hygiène.)

1917. Prophylaxie du paludisme. {Rapport présenté à M. le Ministre de l'Intérieur.)

1918. Instructions pour la destruction des moustiques. (En collaboration avec

' le Conseil supérieur d’hygiène.) # # '

Page 1