CÉPHALOPODES
1. Résultats des campagnes scientifiques de S. A. S. le Prince Albert de Monaco. Les Céphalopodes
5* série, fasc. LIV, 95 pages avec 16 planches, dont 7 en couleurs. 1920.
Ce volume, le troisième sur les Céphalopodes que je publie dans la collection de S. A. S. le Prince de Monaco, aurait dû paraître en 1914. La guerre en a retardé l’apparition jusqu’en 1920. Il contient la description spécifique et anatomique de nombreux Céphalopodes, dont plusieurs sont nouveaux et proviennent de grandes profondeurs. Un grand nombre de formes larvaires et de jeunes, notamment delà Spirule, y sont décrits. Trois embryons non éclos, considérés comme appartenant au genre Spirule, y sont décrits, mais avec certaines réserves. Ils sont en tous cas très intéressants.
2. En préparation : Céphalopodes. 4* série. (Résultats des campagnes scientifiques de S. A. S. le Prinee
de Monaco.)
Il serait déjà paru, mais la guerre en a tellement retardé l’impression que 9 planches sont, ou finies, ou en cours de gravure, sur les 25 environ que contiendra le volume. Les notes suivantes préliminaires contiennent la description de quelques-uns des types les plus curieux.
3. Études préliminaires sur les Céphalopodes reeucillis au cours des croisières de S. A. S. le Prince de
Monaco.
3' Note : Masligolcuthis magna, nov. Bulletin de l'Institut océanographique, n» 275. 1915.
Il s’agit dans cette note d’un très beau Céphalopode nouveau, capturé à 5465 mètres de profondeur, long d’environ 40 centimètres, et pourvu d’une paire de tentacules longs de 45 centimètres, couverts de plusieurs milliers de ventouses microscopiques; aucun autre Céphalopode n’en a de si petites.
4. 4' Note : Chiroteuthis Portieri, nov. Ibid., n'’317, 1916.
Céphalopode nouveau, à longs bras grêles, capturé à 5500 mètres de profondeur, remarquable par sa faible musculature; l’étude de sa structure externe permet de conclure qu’il se nourrit de microplanclon.
5. 5' Note : Moschiies verrueosa Verril. Ibid., n» 339, 1918.
Individu adulte, aux formes lourdes, d’un très rare Céphalopode capturé à 1458 mètres, au large d’Halifax.
L’étude de cet animal a permis de rectifier diverses conclusions relatives à la systématique de l’espèce et à sa distribution géographique, et de préciser divers détails de sa structure.
6. 6» Note : Vitreledonnella Mchardi, nov. Ibid., n” 340; 1918. 40 pages, 19 figures.
Ce travail contient la description d’un des plus extraordinaires animaux parmi tous ceux qui ont été découverts pendant trente ans par le Prince de Monaco. Bien que je n’en aie eu qu’un seul exemplaire, j’ai pu, sans trop le détériorer, en faire une monographie anatomique assez complète. Il a été capturé à 5300 mètres et paraît tenir le record de la profondeur chez les Céphalopodes.
Il se rattache par sa structure à la famille des Élédones; mais, tandis que ces petites pieuvres sont opaques, celle-ci est tellement bien adaptée à la vie pélagique qu’elle est devenue transparente comme du cristal. Pour que le corps ait une densité voisine de celle du milieu, il s'est infiltré d’eau au point que tous ses tissus ont l’air d’une gelée hyaline, molle et flasque. Les viscères ont tous subi une réduction extrême, et tous ceux qui dépendent de la digestion sont concentrés en une toute petite masse où ceux qui ne sont pas absolument indispensables sont atrophiés. Ces viscères sont enveloppés dans une délicate membrane dorée, en dehors de laquelle se trouvent, transparents, le cœur, les organes reproducteurs et surtout les branchies, des plus intéressantes par les réductions qu’elles ont subies. L’étude de cet animal a entraîné un remaniement complet dans la classification de la famille des Eledonidæ.