‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 25 sur 25 · BRACHIOPODES · texte numérisé non relu

BRACHIOPODES

1. Deuxième expédition antarctique française, commandée par le D' Charcot. — Brachiopodes, 1914.

Ce mémoire contient ta description de quelques espèces, l’une très abondante, caractéristique de la faune antarctique, les autres extrêmement rares, présentant toutes des réductions du calcaire spéciales aux êtres des mers polaires.

OCÉANOGRAPHIE ET PÊCHES

1. Éludes sur les gisements de mollusques comestibles des côtes de France. La Méditerranée, de Cerbère à l'embouchure de VHérault. — Bulletin de l’Inslilut océanographique, n» 272; 1913.

Celle feuille esl la onzième de l’Atlas dont j’ai entrepris la publication ; elle est la première relative à la Méditerranée et complètement originale, car aucun travail analogue n’a jamais été tenté. On y trouve la position et la description des bancs naturels de coquillages en rapport avec les conditions bathymétriques de la région.

2. Happort sur quelques expériences de frigorification de la sardine. \'I* Congrès national des pèches maritimes. Tunis, 1914.

Ce travail est le point de départ de recherches appliquées à l’industrie, ayant d’intéressantes conséquences. Interrompues par la guerre, elles sont reprises actuellement plus largement. 11 s’agissait de savoir si des sardines conservées plusieurs jours dans une chambre froide à zéro, mais non congelées, ne présenteraient pas dans leurs tissus des altérations pouvant empêcher leur mise à l’huile. Des boîtes furent préparées toutes les 12 heures avec ces sardines refroidies. Je les ai étudiées après plusieurs mois de conservation, ayant trouvé, non sans peine, une méthode de coloration histologique appropriée. Les résultats ont été favorables et vu leur intérêt industriel, les expériences sont actuellement continuées. La structure des tissus ainsi préparés est intéressante au point de vue histologique.

3. Observations sur la nourriture des Thons de l'Atlantique. En collaboration avec M. L. iîouie. Bulletin de l’Institut océanographique, n» 548, 1918.

. Ayant été chargé avec mon collègue M. Roule d’une mission sur la côte de l’Atlantique, nous en avons profité pour faire un travail accessoire sur la biologie et la pêche des thons. M. Roule a bien voulu déterminer les poissons jeunes et adultes récoltés.

J’ai chargé les capitaines des patrouilleurs qui accompagnaient, à la fin de la guerre, les thonniers au large, d’exécuter un programme d'observations, de pêcher des thons, d’ouvrir leur estomac et de rapporter le contenu. Toutes les fois qu’ils ont rencontré au large, à plusieurs centaines de milles, des essaims de crevettes rouges {Euthemisto bUpinosus) les thons abondaient et leur estomac était bourré de ces crustacés et de poissons très curieux, jeunes et adultes rqui s’en nourrissent aussi. La pêche était nulle quand les crevettes manquaient. Conclusion pratique : rechercher les bancs de crevettes quand on veut pêcher des thons, ce qui est lié à la température de l’eau. Conclusion zoologique : plancton spécial extrêmement riche et intéressant accompagnant les essaims de crevettes; l’étude en est commencée et activement poursuivie.

4. Note sur l’utilisation des hydravions pour la pêche et les recherches océanographiques. Bulletin de l’Institut océanographique, n° 349, déc. 1918.

L’observation que l’on vient de lire dans le n“ précédent et de nombreux renseignements recueillis parmi les aviateurs m’ont conduit à établir un programme d’études Océanographiques pures et appliquées, basé sur ce fait que dans des régions côtières où l’eau ne dépasse pas 30 mètres de profondeur et par temps calme la visibilité du fond est telle que, vus d’un avion, les détails et môme les poissons se distinguent facilement. Les choses se passent presque comme s’il n’y avait pas d’eau. On peut donc faire des l’elevés des fonds de vase, sable, roche, algues et même des poissons — au besoin signaler ceux-ci du large par T. S. F. Celte note a passé inaperçue en France, où aucun essai n’a été tenté à ma connaissance. Mais elle a été immédiatement utilisée dans divers pays d’Europe et d’Amérique où des résultats importants pour les relevés côtiers et pour la pêche ont été obtenus. On pourrait, sur nos côtes, faire au moins les relevés de champs d’algues, et rechercher les bancs de crevettes que poursuivent les thons.

5. Remarques biologiques sur la thermométrie des eaux atlantiques au large d’Ouessant pendant l'été I9Î0, par M. L. Joubin et Z,e Danois. Comptes rendus de. l’Académie des Sciences, nov. 1920.

Au cours des 4 croisières exécutées par le navire océanographique la Perche pour accomplir le travail dans le secteur atlantique réservé à la France, de nombreux documents et observations ont été rassemblés. Le dépouillement des relevés thermométriques et bathymétriques nous a permis de déterminer la répartition des couches d’eau jusqu’à 550 milles au large d’Ouessant. Nous avons constaté que cet été l’atterrissage du courant chaudaété empêché par un courant à 12“ s’étendant jusqu’à 30 milles au large ; cela suffit à expliquer l’absence cet été près de la côte des sardines qui ne vivent que dans l’eau à 14“-15“, et l’absence du naissain des huîtres qui exige de l’eau à 15"; d’autres observations sont en cours de rédaction.

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