‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 25 sur 35 · EXCITATION PAR DÉCHARGES DE CDNDENSATEURS · texte numérisé non relu

EXCITATION PAR DÉCHARGES DE CDNDENSATEURS

M. Hoorweg avau donne la formule empirique suivante: V=- + ;V. voltage de charge liminaire; C, capacité; R, résislance; a et b, co lantes). Si on exprime la quantité d’électricité en fonction de la capacité

i. — Décharge

voisin du laboratoire de Physiologie, M. Rothé employait un oscillographe de Blondel pour les recherches qui ont fait l’objet de sa thèse de doctorat. Grâce â la bienveillance de M. Bouty et â l’obligeance de M. Rothé, j’ai pu facilement avec cet appareil tout installé et tout réglé, enregistrer et contrôler de la façon la plus directe les formes des ondes de décharge du condensateur, traversant des muscles dans les conditions ordinaires de l’excitation. Sur la photographie reproduite ici (courbe de l’intensité en fonction du temps; C = tO-‘,R = 5 .iO%V = 8volts; un centimètre d’abscisse, comme il est facile de le voir, vaut environ un centième de seconde), la forme de la décharge, nullement oscillante, répond à la formule théorique ci-dessus. Vers la fin de la décharge, la courhe présente bien quelques petites ondulations, mais aucune de ces ondulations ne passe au-dessous du 0.

(un vingt-sepl millième de seconde) en plus ou en moins, si on est comme voilage, l’effet physiologique d’une décharge liminaire rt disparaît.

Exemple : C = 2.10-*; R = 70.000 (environ) : V,=0,18o.

La durée utile, c’est la plus petite durée efficace; ici, c’est 25 centimètres; on voit que c’est une notion précise (au moins pour les capacités pas trop grandes). Elle est fonction de la capacité employée. Voici l’ensemble des déterminations faites sur la môme préparation que ci-dessus; l’excitabilité est restée remarquablement constante, ce qui a permis de faire une série assez complète :

Le rapport des quantités d’électricité correspondant i la décharge totale et à la partie utile a été mesuré par les élongations d’un galvanomètre balistique.

Si l’on calcule, par la simple formule de décroissance logarithmique, les quantités utiles en fonction de la décharge totale, de la capacité, de la résistance et de la durée observées, on arrive à des valeurs différentes. On trouve — pour 10: 7,4 — pour 5 : 7,1 — pour 2 : 5,8 — pour 1:5,1.

C’est-à-dire qu’il y a un retard à l’établissement du courant (self et capacité du circuit). Je n’ai jamais pu rendre ce retard négligeable.

Pour quatre des durées utiles constatées, j’ai déterminé la force électromolrice constante produisant le même effet physiologique que la portion de décharge correspondante. J’ai trouvé :

—. apparaissent sensiblement égales aux valeurs déduites du tableau A par la formule VoC Celle égalité n’est qu’illusoire. En effet :

Dans un grand nombre d’expériences, j’ai déterminé au galvanomètre balistique les quantités dépensées respectivement par l'onde rectangulaire et par la portion liminaire de décharge durant le même temps et produisant le même effet physiologique. J’ai toujours observé, pour les excitations brèves, que l’onde du condensateur excite avec une quantité d’électricité moindre que l’onde rectangulaire de même durée; les quantités sont à peu près égales pour les excitations plus durables.

Page 1