‹ Notice sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 30 sur 35 · SUR LA THÉORIE PHYSICO CHIMIQUE DE L’EXCITATION ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

SUR LA THÉORIE PHYSICO CHIMIQUE DE L’EXCITATION ÉLECTRIQUE

1908(161). Sur la Pathologie générale, je

adémie des Scient

ses, 18 mai;-(166). de Physiologie el de

nerfs ramenée h une polarisation de membrane; il a étudié mathématiquement le Chanet de la diffusion; puis, faisant l’hypothèse simple que c’est le changement de concentration à la membrane même qui est ia cause de l'excitation, il applique la formule à un passage court de courant constant, et en déduit pour la loi d’excitation (voltage nécessaire V en fonction de la durée du passage 0 V = ^ (K = constante). Il vérifie celle formule par les expériences de divers auteurs, en première ligne par les miennes.

Je ne puis admettre cette formule de M. Nernst. Les écarts avec les expériences sont parfois considérables, toujours systématiques, et les arguments par lesquels M. Nernst veut expliquer ces écarts ne me paraissent pas fondés.

J’ai proposé une hypothèse nouvelle, qui, je crois, présente une certaine importance.

Ce qui compte pour l’excitation, ce n est pas la valeur du changement de concentration à la membrane, mais la différence dans la valeur de la perturbation considérée en deux points séparés suivant taxe du nerf par un intervalle déterminé A.

Cette hypothèse purement mathématique, permet de faire cadrer d’une façon extrêmement exacte les expériences physiologiques et la théorie physicochimique de la polarisation. Elle peut prendre un sens concret; en effet, elle ramène le paramètre de vitesse dont je me suis longuement occupé à une finesse de structure. Le A calculé dans les divers cas examinés varie de t à 10 millièmes de millimètre, valeur plausible et ÿun ordre accessible à thistologie. Elle donne, pour la première fois, une explication de l’inefficacilé relative des courants progressifs, du second fait fondamental de l’excitation, fait qui n’avait pu entrer jusqu’ici dans aucune théorie de l’excitation.

J’ai envoyé, il y a peu de lemps, mon mémoire à M. Nernst et je n’ai pas encore reçu sa réponse ; je ne veux donc pas insister ici sur des points en discussion.

Quoi qu’il advienne de ma théorie, je puis prendre acte que ce sont mes expériences

le cas du condensateur, répète qu’il tient compte avant tout de mes expériences qui sont « manifestement des meilleures sur le sujet». (Académie des Sciences de Berlin, U mai 1908, p. 536.)

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