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Notice sur les titres et travaux scientifiques

— Chef des travaux anatomiques à ta Faculté de médecine de Nancy (du 15 novembre 1872).

— Agrégé danatomie et de physiologie à la Faculté de médecine de Paris (de janvier 1873).

— Professeur d anatomie à l'École des beaux-arts (de février 1873).

— Directeur adjoint du laboratoire dhistologie pratique à la Faculté de médecine de Paris (du 22 février 1873).

— Membre de la Société d anthropologie (1873).

— Membre de la Société de biologie (de juillet 1876).

— Membre de la Société d'hygiène et de médecine publique (de la fondation, juin 1877).

— Directeur du laboratoire d’anthropologie d F École des hautes études (1880).

— Membre de [Académie de médecine, section d anatomie et de physiologie (1881).

— Vice-président de la Société de biologie (1884).

■1" Cours libre, professé à l’École de médecine de Paris dans le semestre d’hiver dSVS : Sur la morphologie et la physiologie générales de la cellule; étude générale des cellules uerveuses, des globules du sang, des épithéliums, de l’ovule et des spermatozoïdes.

Leçons publiées en partie dans le Momement médical, année 1873.

2" Cours de physiologie (comme suppléant de M. le professeur Béclard), professé à la Faculté de médecine pendant te semestre d’été de 1876 (Physiologie générale du système nerveux ; génération ; circulation).

Ce cours a été publié daus la Tribune médicale, 1876-1877.

.S" Cours d’anatomie générale (comme suppléant de M. le professeur Ch. Robin), professé à la Faculté de médecine pendant l’année scolaire 1878-79.

Le programme de cette année portant spécialement sur les éléments anatomiques, le professeur suppléant s’est attaché à en faire l’histoire anatomique, tout en insistant sur le rôle de ces éléments dans l’organisme, c’est-à-dire en présentant à ses auditeurs les données fondamentales de la physiologie générale.

4“ Cours auxiliaire de physiologie, professé à la Faculté de médecine pendant toute l’année scolaire 1879-1880.

Ces cours auxiliaires, d’institution récente, confiés à un agrégé de la section, ont lieu trois fois par semaine pendant le semestre d’hiver, et une fois par semaine pendant le semestre d’été. Les leçons d’hiver ont été consacrées, d’après le programme indiqué par M. le professeur Béclard,

à l’étude de la sensibilité en général 6\. à celle des organes des sens (vue, ouïe, toucher, gustation, olfaction), et enfin à celle de \’appareil urinaire et des voies génitales. Dans le semestre d’été, il a été possible au professeur auxiliaire de développer d’une manière plus étendue la partie du cours qui a été consacrée, après l’appareil génito-urinaire, à l’étude de la fécondation et du développement de l’œuf, à \embryologie en un mot, enseignement auquel la direction de ses travaux originaux rendait plus particulièrement apte l’agrégé chargé du cours auxiliaire. Los questions qui se rapportent à la physiologie de l’ovule et de l’embryon ont été, plus encore que les détails purement descriptifs, l’objet de développements particuliers (fécondation; développement des annexes; nutrition, respiration, circulation du fœtus et de l’embryon;. — Ce cours a été publié en partie (voy. ci-après n” 13).

5° Cours <Ianatomie appliquée aux beaux-arts. Leçons d’anatomie des formes, professées, à raison de quarante leçons chaque année, depuis

Une analyse détaillée de la manière dont a été conçu et conduit cet enseignement ne serait pas ici à sa place; il suffira d’indiquer que l’étude de l’anatomie des formes a été exposée bien plutôt par la synthèse de ces formes que par leur analyse; c’est-à-dire qu’au lieu de partir, comme le faitG.erdy, du modelé extérieur d’une région pour énumérer et expliquer les dispositions des diverses couches de muscles et des parties osseuses qui déterminent ce modelé, le professeur s’est au contraire appliqué à partir des régions profondes, c’est-à-dire du squelette d’abord et des muscles ensuite, pour arriver à constituer la forme que l’artiste constate sur le modèle. L’étude du squelette amène en même temps à étudier : la direction des axes des membres; les saillies articulaires ; les attitudes; les mouvements possibles et impossibles, et enfin les proportions, puisque c’est sur les os, présentant seuls des points de repère fixes, que les proportions du

corps peuvent être déterminées, en prenant autant que possible un des os comme commune mesure. D’autre part, l’étude des muscles amène à se rendre compte des formes principales et des changements caractéristiques qu’elles présentent, selon l’entrée en action de tel ou tel groupe musculaire pour l’accomplissement d’un mouvement donné. —Une partie importante de cet enseignement, et qui ne saurait ici être passée sous silence, est relative à la physiologie de la face, au rôle des muscles peauciers dans le mécanisme de l’expression des passions. Les belles recherches expérimentales de Duchenne (de Boulogne) à ce sujet sont connues de tous, et la série de photographies dans lesquelles il a reproduit l’expression donnée à la physionomie par la contraction de chaque muscle, sont et seront longtemps ce qu’on pourra posséder de plus complet à ce sujet. Ayant eu la bonne fortune d’intéresser Duchenne à son enseignement, le professeur reçut de lui les indications les plus précises sur le mécanisme de la physionomie et la communication de ses nombreuses observations inédites. Il faut bien le dire ici, quelque accueil flatteur qu’eussent reçu les recherches de Duchenne de la part de maîtres éminents (voyez notamment les articles de M. le professeur Verneuil, Gazette hebdomadaire), les résultats obtenus par lui étaient restés presque complètement lettre morte et n’avaient encore fait la base d’aucun enseignement, d’aucun cours de vulgarisation. C’est surtout lorsque ces résultats nous sont revenus d’Angleterre, analysés et repris à un autre point de vue par Darwin, qu’on a bien compris en France toute la portée et la précision de ces études. Mais déjà à ce moment les travaux de Duchenne sur le Mécanisme de la physionomie faisaient l’ohjel spécial d’une partie de notre cours à l’Ecole des beaux-arts. C’est donc avec un sentiment de légitime fierté que nous dirons ici que Duchenne, si heureux de voir vulgariser ses recherches, nous a légué toutes ses collections relatives à l’étude de la physionomie : cette collection unique de photographies d’expression grandeur naturelle, représentant toutes les expériences du maître, photographies dont chacun connaît un certain nombre de spécimens publiés sous forme réduite dans

le volume intitulé Mécanisme de la physionomie, celte collection forme aujourd’hui une des parties les plus précieuses de notre Mnsée d’anatomie de l’École des beaux-arts (galerie Hugier).

Ce cours a été l’objet, de la part du professeur, de diverses publications (voy. ci-après les articles n“ 130 et 130 bis).

6“ Leçons ianthropologie zoologique, professées à \'Association pour iétude des sciences anthropologiques (dite Ecole d’anthropologie).

C’est à la fin de l’année 1880 que nous échut le périlleux honneur de succéder àBroca dans cet enseignement. L’anthropologie zoologique ayant pour objet l’étude des rapports anatomiques entre l’homme et les animaux, nous avons plus particulièrement con.sacré nos leçons à l’étude de l'embryologie comparée, qui nous a paru particulièrement propre à fournir les points de vue les plus étendus et les plus nouveaux sur ces questions d’anatomie philosophique; mais cet enseignement laissant une grande latitude dans le choix des sujets, nous avons également traité de diverses autres questions pour lesquelles notre laboratoire (Ecole pratique des hautes études) et notre Musée nous offraient des matériaux précieux.

C’est ainsi que, la première année (1880-81), après une série de leçons d’ouverture sur les rapports généraux entre l’embryologie et l’anthropologie, nous avons spécialement étudié le développement du système nerveux central.

La seconde année (1881-82), nous avons d’abord exposé la théorie des colonies animales, et, l’appliquant aux vertébrés en général, et à l’homme en particulier, nous avons étudié comment ces animaux représentent des colonies linéaires formées de segments vertébraux. Ceci nous a amené à faire l'élude des segments vertébraux qui composent la tête et le cou (théorie des vertèbres crâniennes), l’étude des arcs branchiaux, le développement de la face et du cou. Après l’élude purement anatomique du développement de la tête et de la face, il nous a paru intéressant d’aborder la

physiologie de la face au point de vue de l’expression des passions, d’après Duchenne et Darwin.

Les deux années suivantes (1882-83 et 1883-84) ont été consacrées à l’examen de la théorie transformiste et particulièrement de la doctrine de Darwin ; à la fin de l’année scolaire 1883-84 est venue une série de leçons sur l’anatomie comparée des circonvolutions cérébrales chez les primates et chez l’homme.

En 1884-85, le cours a été entièrement consacré à l’étude des premiers phénomènes du développement : origine des produits sexuels, phénomènes intimes de la fécondation, lois de l’hérédité, segmentation de l’ovule, formation du blastoderme.

Ces séries de cours ont été en partie publiées (voy. ci-après les n” 112 à 124).

Ajoutons que, dans le laboratoire d’anthropologie (École des hautes études), dont la direotion nous a été confiée, nous nous sommes uniquement occupé de recherches sur l’embryologie en général, et sur l’anatomie microscopique du système nerveux, c’est-à-dire d’études pratiques correspondant exactement à l’enseignement théorique ci-dessus résumé.

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