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TITRES SCIENTIFIQUES — TRAVAUX ORIGINAUX

A. — Anatomie microscopique. — Histologie et Technique.

L’ensemble des recherches de l’auteur sur l’anatomie et la physiologie du mésocèphale et des parties adjacentes a exigé la pratique d’un grand nombre de coupes méthodiquement conduites, de manière à débiter régulièrement, en tranches minces, la totalité d’un bulbe : il a été formé ainsi une collection qui aujourd’hui dépasse le chiffre de sept mille préparations (1). Ces préparations ont été étudiées par M. le professeur

Sappey et lui ont servi pour les nombreux et nouveaux détails qu’il a donnés, dans la dernière édition de son Xnatomk, relativement à la morphologie des parties de la base de l’encéphale. Ces préparations ont été représentées dans les figures ajoutées à ce sujet dans cette nouvelle édition. « Toutes ces coupes (de la protubérance), et celles que nous utiliserons plus loin pour l’étude de la structure du bulbe rachidien, ont été faites par M. Mathias-Duval, qui a bien voulu les mettre à ma disposition. Nous les avons observées pendant plusieurs mois consécutifs, tantôt ensemble et tantôt séparément, en nous communiquant nos impressions et en contrôlant l’un par l’autre le résultat de nos recherches. Les faits que je vais exposer nous sont donc communs. » (Sappey, 3" édit., dSVT, t. III, p. 135.) — Une partie de ces préparations a figuré à X'Exposition îmœmclfe cfe 1878, dans la vitrine des pièces anatomiques exposées par l’École de médecine (section de l’enseignement supérieur) (1). C’est d’après ces pièces qu’ont été faites les descriptions contenues dans les mémoires suivants :

(t) Voj. Catalogue de texposition du Ministère de l’Instruction publique, t. III, p. 18.

des pédoncules cérébraux de l’homme. Un bulbe hninaiu a été modelé eu plâtre grossi

1. — Sur le trajet des cordons nerveux qui relient le cerveau à la moelle. (En collaboration avec M. le professeur C. Sappey.)

Noie présentée i l’Académie des sciences, le 17 janvier 1876, et Journ. de l’Anatomie et de la Physiologie de Ch. Robin, 1876, p. 437.

Ce travail a pour objet principal l’étude du lieu d’entre-croisement des cordons de la moelle, et arrive à ce sujet aux conclusions suivantes ;

1° Le cordon antéro-inteme de la moelle s’entre-croise avec celui du côté opposé sur toute la longueur de la moelle, formant ainsi la commissure blanche antérieure de la moelle.

2" Les cordons latéraux s’entre-croisent au niveau du collet du bulbe, en constituant à eux seuls l’entre-croisement bien connu sous le nom de décussation des pyramides ; et, en effet, ces cordons montent ensuite sur les côtés du sillon médian antérieur du bulbe et constituent non pas la totalité des pyramides, mais seulement leur partie antérieure(superficielle) ou motrice.

3“ Les cordons postérieurs de la moelle s’entre-croisent immédiatement au-dessus des cordons latéraux, en contournant le canal central, puis forment un large raphé qui va finalement constituer la partie postérieure ou sensitive des pyramides et se poursuit à travers la protubérance jusque dans les couches optiques.

Recherches sur F origine réelle des nerfs crâniens; série de mémoires publiés, depuis 1876, dans le Journal de F Anatomie et de la Physiologie, de Ch. Robin, etaccompagnés de dessins qui forment actuellement une série de 18 planches. (Ci-après du n” 2 au n”!!.)

2. — 1“ Mémoire. Origine de thypoglosse; origines du facial et du moteur oculaire externe chez les animaux.

Mémoire accompagné de 2 planches (Joum. de l’Anat., septembre 1876).

Après avoir indiqué les procédés qui lui ont servi pour le durcissemeut des pièces, la pratique des coupes et leur conservation, l’auteur aborde

1* De t hypoglosse. —Outre le noyau classique de l’hypoglosse, placé sous forme d’une colonne grise, triangulaire, de chaque côté de l’extrémité postérieure du raphé du bulhe, l’auteur décrit à l’hypoglosse un noyau accessoire, noyau qui occupe une situation antéro-latérale, en dehors de la lame grise connue, depuis Stilling, sous le nom de noyau juxta-olmaire externe. Ce noyau, formé non par une masse homogène de substance grise, mais par des traînées grises réticulées, renferme de grosses cellules multipolaires, et, comme le noyau moteur des nerfs mixtes, représente la suite des cornes antérieures de la moelle, cornes dont la tête a été comme décapitée, puis réduite en fragments par les décussations qui se produisent au niveau du collet du bulbe, entre les faisceaux blancs médullaires (voy. u"!), et par le passage des fibres arciformes t{u\ sillonnent transversalement tout le bulbe.

2" Le moteur oculaire externe et le facial. — Le trajet du facial, de son émergence à son noyau propre, présente une courbe très accentuée, une sorte de fer à cheval, à convexité postéro-interne, dont la partie moyenne, saillante sous le plancher du quatrième ventricule, mérite seule le nom de fttsiculus teres, dénomination qui avait été appliquée, avec certaines confusions, à des parties très diverses de la masse nerveuse du quatrième veiitncule. Le noyau du nerf moteur ocidaire externe est placé au-devant et en dehors de ce fasdculus teres, et forme une masse grise triangulaire,

d’où se détachent à la fois les fibres radiculaires du nerf moteur oculaire externe et des fibres qui vont prendre part à la constitution des racines du

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