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La corne (ïAmman : morphologie et embryologie

Mémoire accompagné de 4 planch. (krcUms de névrologie, n"‘ d’ocl. et de noy. j88i).

Conclusions. — 1" Le bord interne du corps bordant de la formation animonique n’est pas libre : il se continue avec une fine lamelle (paroi ventriculaire chez le foetus, simple épithélium épendymaire chez l’adulte) qui, refoulée par les vaisseaux de la pie-mère (plexus choroïdes), renferme les plexus choroïdes dans une sorte de repli mésentérique et ferme les ventricules latéraux. — 2° Les plexus choroïdes ne sont donc pas libres dans la cavité ventriculaire : ils affectent avec cette cavité les mêmes rapports que les vaisseaux mésentériques, compris entre deux lames péritonéales, affectent avec la cavité du péritoine. — 3' 11 n’y a pas de fente faisant communiquer la cavité ventriculaire avec la surface cérébrale: la cavité ventriculaire cesse au niveau du bord interne ou, pour mieux dire, supérieur du corps bordant. Tout ce qui est en dehors (par rapport au plan médian du cerveau) de ce hord du corps bordant, est situé dans l’intérieur du ventricule; la saillie blanche dite corne d’Ammon est donc la seule partie, dans l’ensemble de la formation ammonique, qui soit située dans le ventricule ; tout ce qui est eu dedans (vers le plan médian) du corps bordant, appartient à la surfacede l'bémisphère, fait partie de la région corticale ; tel est le cas de la plus grande partie du corps bordant lui-même, de tout le corps godronné et du sillon qui sépare le corps godronné d’avec la circonvolution de t’bippocampe (deuxième circonvolution temporo-occipitale). — 4“ 11 n’y a plus à parler de circomtolution retournée, mais bien de deux circonvolutions placées côte à côte, l’une représentée par la circonvolution de l’hippocampe (deuxième circonvolution temporo-occipitale), l’autre représentée par le corps godronné (nous l’appelons circonvolution godronnée), et séparées par un sillon; c’est le fond de ce sillon (sillon de l’hippocampe) qui, comme cela arrive

toutes les fois que le manteau de l’hémisphère est mince (hémisphères fœtaux, région occipitale et ergot de Morand chez l’adulte), se traduit dans l’intérieur du ventricule par une saillie blanche (corne d’Ammon des auteurs).— 5° De ces deux circonvolutions, l’inférieure ou circonvolution de l’hippocampe ne diffère du type général des circonvolutions que par une proportion autre dans la répartition et les dimensions de ses éléments anatomiques (grandes cellules pyramidales en épaisse couche); la supérieure, au contraire, ou circonvolution godronnée, présente de plus une couche toute spéciale, caractéristique de cette circonvolution dans la série animale, et formée de noyaux ou petites cellules rondes étroitement serrées les unes contre les autres. — 6“ Le sillon qui sépare ces deux circonvolutions diffère des autres sillons de la région corticale par sa profondeur, par un léger enroulement en haut et en dedans, et surtout par l’abondance et la disposition des vaisseaux qu’il renferme, lesquels sont très serrés, empiètent dans la substance des couches les plus superficielles des deux circonvolutions adjacentes, et produisent entre ces deux circonvolutions une adhérence plus ou moins intime, parfois une véritable soudure (lapin et rougeurs en général), disposition qui a amené quelques auteurs (G. Kupffer entre autres) à considérer l’ensemble de ces deux circonvolutions comme un tout, dans lequel ils distinguent seulement deux feuillets superposés, l’un supérieur (notre circonvolution godronnée), l’autre inférieur (la circonvolution de l’hippocampe).

71. — Sur un nomeau cas d’hermaphrodisme {Bulletin de la Société d’anthropologie, 2juin 1881, t. IV delà 3* série, p. 494).

Étude d’un sujet mâle, en apparence femelle quant à la conformation de ses organes externes, monstruosité qui, interprétée par l’embryologie, est très propre à jeter un jour complet sur l’homol jgie des organes génitaux de l’homme et de la femme.

72. — Sur un prétendu hermaphrodite (Société de biologie, 5 juin 1881).

Observations sur le développement des organes génitaux externes, et notamment sur le sinus uro-génital. Le type mâle et le type femelle partent d’un état primitif commun ou indifférent, de la forme du sinus uro-génital embryonnaire, lequel se raccourcit et s’évase pour former le vestibule féminin, ou bien reste tubulaire pour former la portion membraneuse de l’urèthre masculin. Le sujet en question, prétendu hermaphrodite, était resté purement et simplement à l’état embryonnaire pour cette partie de son appareil génital ; la dépression infundibuliforme qu’il présentait et qu’on pouvait être tenté de prendre pour un vagin mal développé, n’était qu’un sinus uro-génital. Comme ce sujet possède des testicules dont l’un au moins est bien développé, on peut dire que ce sujet est un homme par ses organes internes, et un embryon (non une femme) par ses organes externes.

73. — Sur le vagin et les limites de f utérus; embryologie du sinus uro-génital (Société de biologie, 23 décembre 1882 ; Tribune médicale, 31 décembre 1882, n» 750, p. 637).

74. — Sur un arrêt de développement de la face. En collaboration avec M. G. Hervé (Société de biologie, 15 décembre 1883, p. t)17).

Ce monstre présente une face qui en est encore à l’état embryonnaire correspondant à l’apparition des bourgeons faciaux, c’est-à-dire qu’il n’a qu’une fosse faciale dont le fond est formé non par une voûte palatine, mais par la base même du crâne (pas de fosses nasales distinctes de la cavité buccale). C’est là une véritable pièce macroscopique d’embryologie;

les parties ont grossi, mais n’ont pas évolué, et cet arrêt de développement montre, sous un fort volume, des parties et des dispositions qui ne sont normalement constatables que sur des embryons microscopiques.

75. — Sur un momtre oiocéphalten. En collaboration avec M. G. Hervé (Sociétéde biologie, janvier 1883, t. V, p. 56).

Élude de deux sujets présentant la même monstruosité et sur l’un desquels l’état des parties a pu être examiné à l’aide d’une dissection attentive. 11 s’agit de sujets, de la famille des otooéphaliens, du genre sphénocéphale. Parmi les dispositions particulièrement intéressantes,sont particulièrement signalés : 1" la persistance de la cloison qui, chez les jeunes embryons, sépare l’extrémité supérieure du pharynx d’avec la fosse buccale,membrane placée plus en arrière que ne l’est le voile du palais chez l’adulte, et qui n’a aucun rapport morphologique avec ce voile; 2” l’étude du bourgeon à origines multiples qui donne naissance è la langue; 3" le développement complet de la voûte palatine et des maxillaires supérieurs, malgré l’absence de la mâchoire inférieure, ce qui montre bien que les bourgeons maxillaires supérieurs sont indépendants de l’arc maxillaire inférieur.

76. — Nouvelle communication sur un monstre otocéphale. En collaboration avecM. G. Hervé (Société de biologie, 7 avril 1883, p. 253).

Ce monstre présente ceci de particulier que la première feule branchiale s’est fermée, tardivement sans doute, comme le montre la situation des conduits auditifs, qui sont comme attirés en bas, vers la face antérieure du cou. Le monstre, de la famille des olocéphales, ne correspond exactement à aucune des espèces établies par J.-G. Saint-Hilaire dans celle famille. Aussi celte observation est-elle suivie de considérations.générales

propres à démontrer que parmi les monstres il n’y a bien réellement ni espèces, ni genres d’une valeur absolue; il n’y a que des individus qui, dans leur organisation, offrent tous les intermédiaires entre les types les plus extrêmes. Et en effet, si les monstres sont essentiellement des êtres arrêtés dans leur développement, on comprend que des arrêts peuvent avoir lieu à l’une quelconque des phases de ce développement, c’est-à-dire qu’il sera presque impossible de trouver deux monstres absolument identiques, quelque semblables qu’ils soient l’un à l’autre.

77. — Sur un monstre otocéphaie (Société de biologie, 2 mars 1881 et 17 octobre 1885).

Remarques sur le mode de formation des ganglions spinaux en général et du ganglion de Casser en particulier. Pour expliquer la disposition des racines bulbaires du trijumeau, chez ce monstre dont le bulbe a été examiné au microscope, sur des coupes fines, on est amené à faire l’hypothèse que les racines postérieures (fibres nerveuses) se développent, du ganahon vers la moelle et non de la moelle vers le ganglion. De nouvelles recherches à cet égard viennent de nous confirmer dans cette manière de voir (Note communiquée à la Société de biologie le 17 octobre 1885). C’est-à-dire qu’il faut distinguer deux modes successifs et différents de connexions entre les ganglions et la moelle : 1” les connexions originelles, qui sont telles que le ganglion, apparaissant sous forme d’un bourgeon cellulaire se détachant du cordon ectodermique qui relie à l’ectoderme la moelle en voie de formation, est relié par un tractus cellulaire à la moelle; 2° les connexions fonctionnelles et définitives qui sont telles que, le ganglion descendant entre la moelle et la masse prévertébrale, la connexion sus-indiquée est rompue, mais une nouvelle connexion s’établit au moyen de prolongements (fibres nerveuses en voie de formation) qui partent du ganglion pour aboutir à la moelle et la pénétrer.

78. — Sur un organe placentoïde chez le poulet (Comptes rendus de

l’Académie des sciences, 18 février 1884, n” 7, p. 447).

79. — Sur le placenta des oiseaux (Bidletin de la Société de biologie,

février 1884, p. 54, ^Progrès médical, 1884, p. 133.)

Le sac que forme l’allantoïde en enveloppant la masse albumineuse de l’œuf, présente bientôt sur sa surface intérieure des formations particulières qui nous révèlent la véritable signification de ce sac. Ce sont en effet des villosités longues et vasculaires, qui plongent dans l’albumine et semblent présider à son absorption, car dès lors cette albumine disparaît très rapidement.

80. — Sur le développement de l'appareil génito-urinaire (Société d’anthropologie, 19 octobre 1882, p. 591; Progrès médical, 1882, n“ 43, p. 824).

L’étude de l’appareil Wolffien chez les embryons de la série des vertébrés, montre dans les segments même les plus antérieurs du corps, l’existence, transitoire il est vrai, de tubes sécréteurs que jusqu’à présent on considérait comme n’appartenant qu’à la région lombo-dorsale. C’està-dire que la théorie de la composition du vertébré en segments analogues à ceux des invertébrés (colonie animale linéaire) trouve de précieux éléments de démonstration dans l’étude des origines embryonnaires de l'appareil Wolffien, en comprenant sous ce nom les deux formations successives dites rein précurseur et corps de Wolff.

81. — Sur les vaisseaux de tallanloide du poulet (Société de biologie,

18 octobre 1884, n» 34, p. 574).

Étude sur la manière selon laquelle, l’allantoïde se fermant comme une bourse dont on tire les cordons, les vaisseaux passent du feuillet interne de cette bourse sur son feuillet externe ; c’est parce que les vaisseaux sont contenus dans une sorte de mésentère formé par un repli de l’allantoïde, ainsi que Dutrochet l’avait très nettement entrevu dès 1837.

82. — Le développement de l'œil dans la série animale (parallèle ontogénique) avec 18 figures dans le texte (Revue sàentijique, 12 mai 1883; Bulletin de la Société ([anthropologie, t. VII, 1884, p. 837).

Étude parallèle des différents stades du développement embryologique de l’œil chez l’homme, et des formes successives de plus en plus perfectionnées qu’il présente dans la série des vertébrés, depuis la myxine, Xammocetes et la lamproie ; étude .semblable pour l’œil des invertébrés qui présentent une rétine d’origine directement ectodermique (nautilus. gastéropodes, céphalopodes, etc.).

83. — La signification morphologique de la ligne primitive. Mémoire accompagné de figures dans le texte {L’Homme, journal des sciences anthropologiques, 1884, n» 15, p. 449, et n» 16, p. 490).

Les connexions de l’endoderme, dans toute la longueur de ce que nous nommons la plaque axiale (voy. le Mémoire inscrit sous le n” 43), atec la masse entodermique primitive, existent dès l'apparition des premiers rudiments de cette plaque; ces connexions sont celles qui existent entre

ces mêmes parties dans le bourrelet blaslodermique, et, en effet, la plaque axiale, morphologiquement et histologiquement, est un reste du bourrelet blastodermique. — Lorsque se creuse plus profondément la gouttière de la plaque axiale, laquelle devient ainsi la ligne primitive proprement dite, tes connexions de l’entoderine paraissent devenir plus intimes, dans le fond de cette gouttière, avec la plaque axiale : en même temps celle-ci s’est divisée en entoderme définitif et en mésoderme proprement dit. C’est à la multiplication des éléments de celte plaque mésodermique, et à la manière dont ils se portent vers la périphérie, qu’est due l’accentuation de la gonttière de la ligne primitive. — La plaque axiale de l’oiseau doit être considérée comme l'homologue de l’anus de Rusconi, des batraciens. C est un orifice rusconien rudimentaire, c’est-à-dire dont les lèvres sont soudées en une sorte de raphé médian antéro-postérieur. C’est sur ces lèvres que se multiplient plus activement les éléments destinés à former le mésoderme.

§ 2. — Anatomie et physiologie. — Varia.

84. — Etudes sur la locomotion. — Essais de représentations graphiques et schématiques des allures du cheval.

Dans les recherches entreprises au laboratoire du professeur Marey, au Collège de France, sous la direction de ce maître, l’auleur a essayé de reproduire par le phénakisticope, la synthèse des allures du cheval, dont Marey avait analysé d’une manière si précise les divers éléments par le moyen de la méthode graphique. Le phénakisticope, qui est basé sur le fait physiologique si intéressant dit persistance des images sur la rétine, pour, U,t êliO employé avec avantage pour réaliser la synthèse de divers mouvements physiologiques. Les résultats que cet instrument > donnés pour l’étude de la marche chez l’homme et des allures si compliquées du

cheval ont été résumés par le professeur Marey lui-même d’une manière si bienveillante qu’il n’y a pas à présenter ici d’autre analyse que celle donnée par lui, dans son ouvrage la Machine animale (Paris, dSTS, p. 184-'!86) : <i M. Mathias-Duval a entrepris de faire pour la locomotion du cheval une série de tableaux qui, vus au phénakisticope, représentent l’animal en mouvement et aux diverses allures. Cet ingénieux physiologiste a eu l’idée de reproduire sous une forme animée pour ainsi dire, ce que la notation des allures donne à l’état de rythme. Voici la disposition qu’il a employée. Il a dessiné d’abord une série de figures de cheval, prises aux divers instants d’un pas de l’amble. Seize figures successives permettent de représenter la série des positions que chaque membre prend successivement dans un pas de cette allure. Placée dans l’instrument, la bande de papier qui porte cette série d'images donne à l’ceil l’apparence d’un cheval qui marche l’amble.

» Or, nous avons dit que toutes les allures marchées peuvent être considérées comme dérivant de l’amble avec une anticipation plus ou moins grande de l’action des membres postérieurs. Cette anticipation, M. Duval la réalise dans ses tableaux de la manière suivante. Chaque planche sur laquelle e.st dessinée la série des images du cheval à l’amble est formée de deux feuilles superposées. Celle du dessus est fenêtrée de façon que chacun des chevaux est dessiné à moitié sur cette feuille et à moitié sur celle qui est placée au-dessous. L’arrière-main, par exemple, étant dessinée sur la feuille du dessus, l’avant-main est dessinée sur la feuille du dessous, et est visible par la fenêtre taillée dans la feuille supérieure. Supposons qu’on fasse glisser la feuille supérieure de l’intervalle qui sépare deux figures de cheval, on aura une série d’images dans lesquelles l’avant-main sera en retard d’un temps sur l’arrière-main. On reproduira ainsi, sous forme de figures, ce qu’on obtient sous forme de notation en taisant glisser d’un degré les deux réglettes inférieures de la règle à notation. Et comme ce glissement d’un degré, pour chacun des mouvements de l’arrière-main, donne la notation de l’amble rompu, on obtiendra, dans les figures des-

sinées, la série des positions successives d’un pas de l’amble rompu. Si le glissement est d’un plus grand nombre de degrés, on aura la série des attitudes du cbeval dans la marche au pas. Un glissement plus grand encore donnera la série des attitudes dans le trot.

I) Dans tous les cas, les figures placées dans l’instrument donnent l’illusion complète et font voir le cheval qui va l’amble, le pas ou le trot suivant le cas. Enfin, si l’on gradue la vitesse de rotation de l’instrument, on rend plus ou moins rapides les mouvements que l’animal paraît exécuter ; cela permet à l’observateur de s’exercer, de s’apprendre, de suivre la série des positions des membres à chaque allure, et le rend bientôt capable de suivre, sur l’animal vivant, la série des mouvements qui paraissent au premier abord d’une confusion absolue. »

85. — L'origine embryonnaire et t innervation du muscle interne du marteau (Société de biologie, 4 novembre 1882, Comptes rendus. n» 34, p. 653),

Le muscle interne du marteau est une portion du segment musculaire embryonnaire de l’arc maxillaire ; on conçoit' donc que ce muscle doive tirer sou innervation de la raeine motrice du trijumeau, comme tous les autres muscles de cet arc, c’est-à-dire qu'il partage l’innervation des muscles maxillaires, ainsi que diverses expériences tendent à le démontrer. Par contre, le muscle de l’étrier, appartenant, comme cet osselet, au premier arc hyoïdien, c’est-à-dire à la série des muscles styliens, doit être et est en effet, comme ces muscles, innervé par le facial. Suivent une série de considérations générales sur la manière dont les études embryologiques expliquent certains faits anatomiques en apparence paradoxaux (innervation différente des deux ventres du digastrique, trajet du nerf récurrent, dispositions des pneumo-gastriques droit et gauche, etc.).

86. — A propos des fonctions de la substance corticale des hémisphères (Société de biologie, 17 octobre-1878).

A. propos des expériences de -MM. Franck et Pitres, dans lesquelles ces physiologistes ont constaté que la faradisation de la couche corticale des régions qu’on est convenu d’appeler motrices ne provoque pas indéfiniment les contractions des membres, c’est-à-dire qu’en appliquant les électrodes sur la zone motrice d’un chat, on observe d’abord une contracture musculaire énergique, mais bientôt le muscle ne réagit plus que par des secousses intermittentes, et finalement ne répond plus du tout aux excitations. 1 auteur fait remarquer qu’on n’est pas autorisé à expliquer ces phénomènes par un épuisement de l’excitabilité de la couche corticale. On peut, en effet, émettre l’hypothèse suivante : l’électricité agit indirectement sur les conducteurs ; mais ceux-ci se fatiguent, et alors les contractions cessent. Si en enlevant la substance grise et en excitant directement la substance blanche, on obtient de nouveau des contractions, c’est que l’on triomphe par un surcroît d’intensité électrique de l’épuisement de l’organe. Tout s’explique donc sans avoir besoin d’accorder une propriété excitatrice propre à la couche corticale.

87. — De tinnervation associée des muscles d'un côté du corps avec des muscles du côté opposé (Société de biologie, 22 novembre 1879).

Développement do l’hypothèse d’après laquelle, selon une disposition qui reproduirait ce qui a lieu pour l’association des muscles du globe de l’œil (voy. n”' 16 et 17), l’association des muscles qui effectuent la rotation de la tête serait produite par une innervation telle que le centre gris bulbo-médullaire, du côté gauche par exemple, enverrait des fihres pour

les muscles obliques du même côté et pour le steruo-mastoïdieu du côté opposé (voy. Biologie, Ccmplesrendus, t. XXXI, p. 328).

88. — A propos d’un cas d'absence des nerfs olfactifs {Comptes rendus de la Société de biologie, 24 uovembre'1883).

A propos d’uu cas très curieux d’abseuce des uerfs olfactifs, comrnuuiqué par M. Le Bec à la Société de biologie, et grâce à l’obligeance avec laquelle M. Le Bec avait mis à notre disposition les pièces en question, nous avons pu faire de ce cas une étude anatomique et histologique. Elle nous a révélé dans la région supérieure de la pituitaire des fibres nerveuses qui, grâce à leurs caractères tout spéciaux, étaient parfaitement reconnaissables comme réseaux pituitaires des nerfs olfactifs (à droite comme à gauche) ; de plus, il y avait des filets nerveux semblables dans les petites gaines de dure-mère traversant les trous de la lame criblée de l’ethmoïde. Comme d’autre part, à la base du cerveau, il existait de véritables moignons d’implaniauon des nerfs olfactifs (au moins à gauche), ce nerf était donc représenté et par ses origines et par ses terminaisons. Ces deux parties ne peuvent avoir existé sans la présence de filets intermédiaires; leur absence serait en désaccord avec toutes nos notions de physiologie générale sur les rapports trophiques des nerfs avec leurs centres. Nous' avons donc été ainsi amenés à supposer que, dans le tissu sous-arachnoïdien qui enveloppe normalement le bulbe et le cordon olfactif, devaient ici se trouver de fins faisceaux de fibrilles nerveuses, représentant le cordon et le bulbe olfactifs arrivés à un degré extrême d’atrophie. 11 faudra donc, lorsqu un anatomiste se trouvera de nouveau en présence d’un cas semblable, examiner avec le plus grand soin (au microscope) la pie-mère et les tractus sous-arachnoïdiens de la région du sillon olfactif, examen pour lequel, dans les cas sus-indiqués, on n’avait pas conserve les éléments nécessaires. Nous pensonsque ces quelques fibres, établissant la continuité

des diverses sections des conducteurs olfactifs, peuvent suffire à une olfaction ruuimeniaire telle que nous la pratiquons dans les conditions actuelles de civilisation.

89. — Du degré de F atrophie des nerfs olfactifs compatibles avec la persistance de [olfaction chez [homme {Bulletin de la Société danthropologie^ 3'série, 1884, t. VU, p. 829; travail accompagné d’une planche).

Ij’étude de la pièce anatomique due à M. le docteur A.. Le Bec (voy. n" 88), et l’histoire critique des divers cas de ce genre rapportés par divers auteurs, permettent de considérer l’appareil olfactif comme n’ayant pas subi, comparativement à son développement chez les mammifères osmatiques, tout le degré de réduction compatible avec l’exercice régulier de la fonction chez l’homme, et que cette atrophie peut aller beaucoup plus loin encore, chez certains sujets, sans que ceux-ci aient présenté, pendant leur vie, aucun symptôme de perte des fonctions olfactives normales.

90. — Essai de représentation plamsphénque des circonvolutions cérébrales. Mémoire accompagné de 6 figures dans le texte [Bulletin de la Société (f anthropologie, 20 décembre 1883, p. 982).

Exposé d’un procédé nouveau ayant pour but de représenter, en une seule et même figure, deux faces contiguës d’un hémisphère cérébral, de manière que la concordance et la continuité des sillons et des circonvolutions soit très facile à suivre d’une face à la face immédiatement voisine. Comme essai, ce mode de représentation a été réalisé, dans les 6 figures qui accompagnent ce mémoire, pour un hémisphère droit d’un singe anthropoïde (te gibbon), dont le cerveau, relativement simple, est cependant très comparable à celui de l’homme. En examinant, par exemple, le lobe temporal, on est frappé des avantages de ce mode de représenta-

tion; en effet, ce lobe, demi-cylindrique, est tel qu’avec les figures ordinaires il est presque impossible (en l’absence de la pièce ou de son moulage) de se rendre compte de la succession des cinq uiruonvolutions temporales et de leur genre de continuité avec les pariétales et occipitales externes. Or sur la figure, dite planisphérique, relative à ces parties, tous ces détails et rapports sautent aux yeux.

91. — De la conservation des cerveaux pour l’étude des circonvolutions (Société de biologie, 10 mars 1877 et 4 janvier 1879).

Le procédé indiqué est une modification du procédé de L. Frédéric (de 6and). Après durcissement dans la solution d’acide azotique, le cerveau est plongé dans une solution de bichromate de potasse ; l’acide chromique, mis en liberté en présence de l’acide azotique, porte alors au plus haut degré le durcissement de la masse cérébrale, qui est ensuite placée dans l’alcool à 36 degrés, puis dans l’alcool à 40 degrés. Le cerveau est retiré de l’alcool au bout de deux jours, et, après une exposition de quelques minutes à l’air libre, il est plongé dans de la paraffine fondue et presque bouillante. Cette matière pénètre fa masse nerveuse, et lorsque celle-ci est retirée et refroidie, elle conserve son volume primitif, le volume qu’elle avait après durcissement dans l’acide azotique, c'est-à-dire à peu près exactement son volume normal.

92. — Rapport anatomique sur le cerveau de Louis Assehne. En collaboration avec MM. Chudzinski et G. Hervé [Bulletin de la Société danthropologie, '1883, p. 260, avec 6 figures intercalées dans le

93. — Description morpholomque du cerveau dAssezat. En collaboration avec MM. Chudzinski et G. Hervé (Bulletin de la Société d'anthropologie, 1883, p. 328; avec 1 figure dans le texte).

94. — Description morphologique du cerceau de Coudereau. En collaboration avec MM. Chudzinski et G. Hervé {Bulletin de la Société d’anthropologie, 1883, p. 377 ; avec 6 figures dans le texte).

Ces trois mémoires, accompagnés cliacun do nombreux dessins, commencent une série de recherobes entreprises au laboratoire d’antbropologie (École des hautes études) sur la morphologie des circonvolutions de l’homme. Ces recherches ne pourront de longtemps avoir la prétention d’aboutir à des conclusions; ce sont des documents, des archives qu’il faut constituer pour l’avenir. Grâce au concours bienveillant et éclairé de diverses personnes s’intéressant à ces questions, cette série de mémoires pourra être prochainement poursuivie, car nous possédons sur ce sujet de nouvelles et précieuses pièces anatomiques (cerveaux de Bertillon, de Gambetta, etc.); on conçoit quelles diverses raisons de convenances nous ont empêché de hâter quelques-unes de ces publications, dont la rédac.; lion et les dessins sont complètement achevés et prêts à voir le jour.

95. —■ Sur un cas d’aphasie lumineuse de la face (présentation faite à la

Société d’anthropologie, 1883,1 fascicule, p. 90).

Cas d’atrophie limitée et étendue à tout le domaine du trijumeau gauche ; rien chez les ascendants ni les enfants du sujet.

96. — Examen du bulbe d’un fœtus céphalatrobié (Société de biologie. Dans la note de M. le docteur P. Budin, sur la persistance des battements du coeur après la destruction du bulbe chez un foetus. 19 mai 1883, p. 356).

Persistance des battements, et cependant l’étude du bulbe montre

que cet organe est entièrement désorganisé, que même le tronçon médullaire qui lui fait suite est comme vide de substance grise. Ce fait, observé dans l’espèce humaine, vient confirmer les faits bien connus des physiologistes comme résultats des expériences sur les animaux.

97. — Sur les anomalies musculaires (Bulletin de la Société danthropologie, 20 mars 1884, p. 228). — Voy. aussi la Préface au Traité du professeur Testut.

Indications sur l’importance de l’étude des anomalies musculaires de l’homme, au point de vue de l’anatomie philosophique et de la recherche des homologies. En effet, le plus grand nombre de ces anomalies reproduisent des dispositions normales chez des êtres placés à divers degrés dans l’échelle des mammifères, et quant à la recherche des homologies, on voit par exeniple l’anomalie connue sous le nom de muscle pédieux de la main et bien d’autres, établir les similitudes les plus complètes entre le membre abdominal et le membre thoracique.

Telles sont les idées plus largement développées dans la préface que le professeur Testut nous a fait l’honneur de nous demander pour son Traité des anomalies musculaires, ouvrage couronné par l’Académie des sciences. Dans cette préface, nous insistons de plus sur l’interprétation à donner à certaines anomalies qui ne peuvent être expliquées comme des anomalies régressives, et pour la production desquelles il faut renoncer à invoquer toute relation d’atavisme.

98. — Des sympathies douloureuses ou synalgies. En collaboration avec le docteur Fromemel (Société de biologie, 11 janvier 1884, n“ 1, p. 4).

Séries d’observations et d’essais d’interprétation des phénomènes de

sensibilité que Gubler désignait sous le nom de douleurs répercutées ou en écho, et qu’il expliquait en invoquant une sorte de sensibilité réflexe. K cette hypothèse nous montrons qu’il faut substituer celle de la propagation d’excitations d’un centre cérébral à un autre centre cérébral voisin, ce dernier, en vertu de la loi de l’extérioration des sensations, rapportant aux parties périphériques, avec lesquelles il est normalement en rapport, tous les ébranlements dont il est le siège. C’est ce que nous appelons la théorie centrale des synalgies. Suit une observation singulière d’association inconsciente et fatale des mouvements des doigts, de l’une à l’autre

99. — Sur les vésicules séminales du mara. En collaboration avec M. G. Hervé (Société de biologie, 3 mars 1881, p. 131).

L’étude des vésicules séminales du mara {üolichotis patagonica), rongeur très voisin de XÂperea du Brésil, permet de trancher la question si controversée de la signification morphologique des longs tubes que, chez le cochon d’Inde, on désigne sous le nom de vésicules séminales; c’est à tort qu’on a voulu considérer ces tubes comme des restes des tubes embryonnaires de Millier, et par conséquent comme homologues de l’utérus et de l’utricule prostatique. Or, chez le mara, il existe un utricule prostatique bien distinct, représentant un utérus masculmus. et venant s’ouvrir sur le sommet des verumontanum, entre les ouvertures des deux tubes dits vésicules séminales. Ceux-ci sont donc bien réellement des vésicules séminales, dans le sens morphologique du mot, c’est-à-dire des diverticules développés secondairement siir chaque canal de Wolff.

La dissection de ce mara a montré de plus que, conformément à sa parenté sus-indiquée avec le cobaye, il ne possède qu’une seule veine cave supérieure située à droite, tandis que la plupart des autres rongeurs, le lapin par exemple, en ont deux, une droite et une gauche.

•100. — Recherches sur quelques points de h physiologie de l'embryon, et en particulier sur le fonctionnement du cœur, au moment de sa formation. En collaboration avec le docleur Laborde (.Mémoire publié dans le Recueil des travaux du laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Paris, publié par J. V. Laborde; Paris, 1885; mémoire accompagné de planches).

Préoccupé de savoir à quel moment précis commence la pulsation cardiaque, nous avons constaté chez le poulet ce mouvement entre la 30» et la 36' heure, à un moment où les éléments nerveux et musculaires ne sont pas encore difïérenciés. C’est par l’extrémité veineuse que commence la pulsation du tube cardiaque, et elle finit à l’extrémité artérielle (bulbe cardiaque). Au 4» jour, il y a deux aurioules très visibles et un ventricule ; la pulsation, alors, comme chez les batraciens, commence par les auricules, s’étend au ventricule et au bulbe aortique. Cette observation est à rapprocher de celle qui est relative aux animaux adultes ; on y constate la même succession en ralentissant les battements cardiaques au moyen du bromure de potassium. La seconde partie de ce travail est consacrée à l’examen de la façon selon laquelle se présente et se ment le liquide, comment fonctionnent les orifices de communication, les replis valvu-

■101. — Les lignes du visage et les origines du sentiment de Hart (Bulletin de la Société danthropologie, 20 décembre 1883 ; série III des Bulletins, t. VI, p. 921, avec 3 figures dans le texte).

A propos de l’étude des lignes du visage et de la signification pour ainsi dire instinctive que nous leur attribuons, signification dont les recherches expérimentales de Duchenne (de Boulogne) ont démontré fexactitude, il

est donné quelques indications sur les variétés ethniques, et notamment sur la direction de la ligne des yeux dans certaines races jaunes, chez les Chinois. De là naît un rapprochement d’une part entre les significations différentes attribuées, chez diverses races humaines, aux lignes qui, dans l’architecture ou dans la nature, font naître certains sentiments esthétiques, et, d’autre part, les dispositions différentes, selon ces races, des lignes du visage. C’est une tentative pour chercher, au moins en partie, dans certaines conditions anatomiques et physiologiques de notre organisation, la source de sentiments esthétiques dits innés et considérés généralement comme inexplicables.

102. — Duchenne (de Boulogne) et Humbert de Superville; mécanisme de la physionomie (Société de biologie, 13 octobre 1883; p. 256).

Présentations de certains schémas, inspirés par ceux qu’a donnés Humbert de Superville, dans son Traité des signes insconcients de Fart, schémas qui résument et synthélisent les principes de l’expression du visage, selon les recherches expérimentales de Duchenne (de Boulogne).

103.— Sur uncasdemégaloglosste (Bulletin de la Société d'anthropologie, 17 novembre 1881, t. IV de la 3' série, p. 736).

Considérations pour expliquer certaines formes de mégaloglossie par une hypertrophie des vaisseaux lymphatiques de la langue, cette hypertrophie lymphatique reconnaissant elle-même pour cause une lésion cardiaque (bien constatée) ; une lésion qui amène une stase veineuse peut amener aussi un arrêt de la circulation dans les vaisseaux lymphatiques et produire ainsi leur développement exagéré.

-104. — Rapport au sujet du mémoire de M. le docteur Testât sur la portion brachiale du nerf musculo-cutané {Bulletin de rAcadémie de mWecme,30oclobre 1883, p. 1237).

104î'*s. — Note à propos de la cécité cérébrale des mots {forme d’aphasie) (Société do biologie, 24 janvier 1880. — Voy. Gaz. des Hôpit., 1880, n" 18, p. 141).

105. — Note sur [existence probable d"une colonne grise vaso-motrice (centre vaso-moteur) dans la moelle cervicale (Société de biologie, . 12 mars 1881. —Voy. Progrès médical., 1881, u“ 12, p. 218).

106. — Sur les cils vibratiles de la surface de l'ovaire (Société de biologie, 17 décembre 1881).

107. — Mécanisme du transport intra-abdominal des ovules (Congrès de Reims, août 1880).

Chez les batraciens, on ne peut, pour expliquer le transport des ovules dans la trompe, invoquer le phénomène dit d’adaptation tubaire, puisque ici lo pavillon de la trompe est fixe, rattaché tout en haut au niveau du péricarde. Le transport e.st dû à l’action des cils vibratiles qui se développent sur les cellules péritonéales à l’époque du rut. Il n’est pas impossible que chez quelques mammifères, aux époques du rut, et même chez la femme, à chaque époque menstruelle, l’épithélium péritonéal, dans la région tubo-ovarique, présente un développement semblable de cils vibratiles.

108. — Élude sur la valeur relative des procédés de section du maxillaire supérieur applicables à textraction des polypes nasaux et nasopharyngiens. Thèse de doctorat. Strasbourg, 1869. (Thèse couronnée.)

109. — De la structure des centres nerveux (d’après les travaux de Luys). Revue analytique par le docteur Mathias-Duval (Archives générales de médecine, juillet 1872).

i\0. — Embryologie de tappareil rénal (Société de biologie, 19 février 1881 ; Gaz.médicale, 12 mars 1881).

L’attention des pathologistes a été fixée sur des rapports bien nets de parenté entre les affections du rein et celles du péritoine ; or l’embryologie montre que les tube.s urinifères représentent primitivement nn diverticule de la cavité pleuro-péritonéale. Ert effet, si le rein du mammifère adulte est précédé par une sorte de rein transitoire dit corps de Wolff, ou rein primordial, il est facile de constater chez les batraciens (et l’observation peut être ensuite étendue aux oiseaux et mammifères) que ce rein primordial lui-même est précédé par un autre appareil rénal rudimentaire, formé purement et simplement par un large diverticule de la cavité péritonéale, avec un gros et unique glomérule fai.sant saillie dans la cavité même du péritoine. C’est le canal excréteur de ce rein, canal d’origine péritonéale, qui forme lé canal de Wolf, sur lequel se développent ultérieurement les canalicules de Wolf(\e tout constituant le corps de Wolff). Or les canalicules de Wolff ne proviennent pas, comme l’avait cru Waldayer, de bourgeons parlant du canal de Wolff, mais bien d’invaginations péritonéales qui viennent rejoindre ce canal et s’aboucher dans sa cavité ; de sorte qu’on peut dire que le corps de Wolff est d’ori-

gine doublement péritonéale, et par son canal principal et par ses canalicules secondaires. Or, le rein définitif, le rein des vertébrés adultes, n’est autre chose qu’un bourgeon de la partie inférieure du corps de Wolff ; il en partage donc les origines péritonéales, mais d’une manière indirecte. Toujours est-il que ces rapports embryologiques sont à rapprocher des faits cliniques signalés par quelques auteurs, et (]ui montrent que le rein peut se prendre dans une affection péritonéale, et réciproquement, non par contiguïté de tissus, mais par maladie de système, absolument comme, dans le rhumatisme, la séreuse arachnoïde peut se prendre en même temps que la séreuse péricardique ou que les séreuses articulaires.

111. — Sur les œufs pourris comme aliments en Chine (Bulletin delà Société danthropologie, 16 avril 1885, p. 299).

Exposé de renseignemenls sollicités auprès des voyageurs, et qui en eflet ont leur intérêt pour l’embryologiste. Les Chinois mangent des œufs pourris et des œufs couvés. Ce que nous appelons œufs pourris sont des œufs ayant subi une fermentation spéciale (la note en question donne les détails du procédé de fabrication) et qui acquièrent ainsi un aspect et une odeur qui peuvent rappeler ceux de nos fromages ; des œufs ainsi préparés et à point ont été présentés à la Société. Quant aux œufs couvés, ainsi que l’indique ce nom, ce sont des œufs qu’on porte dans des établissements spéciaux d’incubation, en demandant qu’ils soient couvés pendant tant de jours, selon les goûts de l’amateur. Suit une série de considérations exposant que ce mode d’alimentation, en dehors de la question de goût, est très rationnelle, car, par exemple, dans l’œuf, au huiueme jour de l’inc.ubation, la masse de l’albumine et du jaune a subi un commencement de digestion, c’est-à-dire qu’en ingérant un œuf semblable on ingère des peptones (l’albumine n’est plus coagulable par la chaleur) ; aussi insistons-nous, dans cette note, sur ce qu’il pourrait y

avoir d’intéressant, au point de vue pratique, à rechercher si l’alimentation pardesœufs couvés ne pourrait pas rendre service aux convalescents, aux dyspeptiques.

§ 3. — Biologie générale. — Anthropologie et Anatomie philosophique.

112. — De l’embryologie dam ses rapports avec (anthropologie, [Reme ianthropologie, n" de janvier 1881).

Étude sur la théorie de la préexistence et de l’inclosion des germes ; les travaux de G. F. Wolff ; la question de l’os intermédiaire du carpe.

113. — Exposé général de la théorie transformiste {Revue ((anthropologie, 19 avril 1883, p. 211).

Étude historique et critique sur les notions de race et d’espèce, les classifications, la place de l’homme en zoologie anatomique; sur la classe des archencéphales d’Owen, le règne humain et l’ordre des pri-

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